[Manga] Trait pour trait

Trait pour trait : Dessine et tais toi !
de Akiko HIGASHIMURA

éditions Akata
date de parution : 2012 au Japon et 2020 en France
208 pages
genres : autobiographie, tranche de vie, comédie

Résumé de l’éditeur : Akiko Hayashi est lycéenne et elle habite dans la préfecture de Miyazaki. Très jeune, elle savait qu’elle voulait devenir dessinatrice de shôjo mangas et avait déjà fantasmé tout son plan de carrière : l’âge auquel elle enverrait ses premiers travaux aux éditeurs, l’âge auquel elle serait publiée, l’âge auquel son manga serait adapté en anime… Persuadée que son génie auto-proclamé suffirait à lui ouvrir toutes les portes, elle va pourtant être rattrapée par la réalité. Car en dernière année de lycée, sa rencontre avec un prof d’une petite classe d’arts à l’écart de tout, va violemment la ramener à la réalité. Ce professeur étrange, plutôt sévère et armé de son sabre en bambou, va profondément changer sa vie.

Mon Avis :
J’ai lu ce manga dans le cadre du Pumpkin Autumn challenge (icitwitter)

J’aime beaucoup la mangaka Akiko Higashimura qui, par son grand humour, ses thèmes traités et le style de ses dessins très expressifs, avait su me séduire dans Princess Jellyfish. On lui doit également une série très moderne et féministe Le Tigre des neiges (que je n’ai pas encore eu l’occasion de lire). C’est avec plaisir que j’ai décidé de commencer sa nouvelle série autobiographique (en 5 tomes) : Trait pour trait.

Avec beaucoup d’autodérision et de sincérité, Akiko Higashimura parle de son adolescence, de sa passion pour le dessin, de son envie de devenir mangaka de Shojo et de sa formation artistique. Ce qui ressort beaucoup du manga, c’est son humour. La mangaka ne s’épargne pas et dresse d’elle-même un portrait ridicule mais touchant. Elle se présente comme une adolescente à l’égo surdimensionné, persuadée d’être une génie du dessin et elle en rigole avec nous. Finalement, ce fut sa rencontre avec un petit professeur d’Art de village sévère et exigeant qui va la faire redescendre sur terre. Pour passer les concours d’entrée aux Écoles d’Art, elle va devoir bosser… et sérieusement.
Ce manga, en tout cas, dans ce premier tome, est un hommage à ce professeur terrifiant qui a eu un impact énorme dans sa vie et sans qui, peut-être, elle ne serait pas celle qu’elle est aujourd’hui. Dans une narration à la première personne, la mangaka s’adresse aux lecteurs mais aussi à ce professeur et cela avec beaucoup de nostalgie et, semble-t-il, de regrets. Ce professeur qui est devenu comme un mentor n’a pas été tendre avec ses élèves : il était violent physiquement et verbalement. Les élèves finissaient souvent en larmes durant ses cours. Mais la mangaka a décidé d’en rire et nous avec, même si subsiste un léger malaise. Voilà une éducation “à l’ancienne” comme on ne les tolère plus (et à juste titre) maintenant ! J’étais choquée. Et en même temps, ce professeur est une personne complexe. Il fait preuve de d’attention et de douceurs à certains moments. Comme s’il était dur dès qu’il s’agissait d’Art mais redevenait lui-même, plus doux, dès que la formation artistique n’entrait plus en jeu… Un personnage complexe et intrigant qu’on hésite à aimer ou détester (tout comme la mangaka adolescente).


Ce manga est aussi très intéressant culturellement, on apprend beaucoup de choses sur le passage des examens au Japon et notamment pour rentrer dans les écoles d’Art.

Je veux vraiment insister sur le fait que ce manga est très drôle. Il y a des passages mémorables qui m’ont mis les larmes aux yeux, notamment les techniques de la mangaka pour réviser ses examens. Mémorables ! 😂

Comme vous le voyez, j’ai été séduite par ce manga drôle mais qui évoque également des sujets plus durs tels que le doute et les échecs. Je vous le conseille ! Et moi, il ne me reste plus qu’à commencer Le Tigre des Neiges et sa nouvelle série parue en France Tokyo Tarareba Girls


Avez-vous déjà lu ce manga ? L’avez-vous aimé ? Connaissez-vous cette mangaka ?

[Lecture] Le Passeur

Le Passeur de Lois LOWRY

édition Medium École des loisirs
1992 « The Giver »
220 pages
Genres : dystopie, littérature de jeunesse

Résumé : Jonas, 11 ans, habite avec ses parents dans une Communauté où toutes les choses de la vie sont réglementées et codifiées mais dans laquelle tout le monde vie en harmonie.
Dans quelques jours, Jonas aura 12 ans. Au cours d’une grande cérémonie, il se verra attribuer, comme tous les enfants de son âge, sa future fonction dans la communauté…

Mon avis :
J’ai lu ce livre dans le cadre du Pumpkin Autumn challenge (icitwitter) et ce fut un de mes plus gros coups de cœur.

Il s’agit d’un roman de littérature de jeunesse qui se lit vraiment très vite mais quelle claque en seulement 220 pages ! Une vraie pépite même pour les plus grands. L’autrice arrive à installer en peu de temps un univers d’une grande richesse et une des meilleures dystopies que j’ai pues lire. Ne vous fiez surtout pas à la couverture qui n’est pas réussie, ce livre mérite vraiment votre attention.

Jonas, 11 ans, habite avec sa famille dans une Communauté dans laquelle tout le monde vit en harmonie et a son utilité. Mais à quel prix ? Comme Jonas, le lecteur va peu à peu le découvrir. Le passeur nous présente un univers très codifié et uniforme où chaque événement de la vie d’une personne, chaque prise de décisions, est réglementé. Petit à petit, en parallèle de l’éveil de conscience de Jonas, nous découvrons un monde qui fait froid dans le dos. Je ne vous en dis pas trop pour que vous découvriez au fur et à mesure cet univers (et je vous conseille d’ailleurs de ne pas trop lire de choses avant).

Ce roman est très addictif et prenant. L’intérêt est croissant au fur et à mesure qu’on se plonge dans ce monde, pour arriver à une fin intense et bouleversante, une chute qui nous laisse vidés… et en même temps tellement remplis d’images et d’émotions…

Un livre sur la liberté, le libre-arbitre et sur l’individualité qui fait réfléchir sur de possibles dérives de notre société. Un livre que je conseille très fortement.

Une lecture dont je ne suis pas sortie indemne et qui m’habitera longtemps…

Avez-vous déjà lu ce livre ? En avez-vous déjà entendu parler ?

[Lecture] The Pumpkin Autumn Challenge 2020

The Pumpkin Autumn Challenge 2020

Hello mes petits Citrouilles ! Je sors du domaine des Dramas pour vous parler aujourd’hui de Lecture, une de mes autres passions.

J’avais découvert l’année dernière le Pumpkin Autumn challenge du Terrier de Guimause (son sitesa vidéo youtube) mais trop tard pour y participer. Je suis très contente de pouvoir le faire cette année. 🙂
Le principe est simple : il faut lire des livres sur le thème de l’Automne du 1er septembre au 30 novembre. Voici une petite fiche explicative. Pour plus de précisions, n’hésitez pas à cliquer sur le lien du Terrier de Guimause.

Ce qui m’a plu, c’est qu’il n’y a pas de grosses contraintes, on reste très libre dans le choix de ses livres grâce aux différentes sous-catégories. Et en même temps, ça m’a obligé à piocher dans les livres qui prenaient la poussière dans ma bibliothèque (et ils étaient nombreux). J’étais une très (mais vraiment) très grande lectrice avant la naissance de mes enfants et les débuts de mon travail de professeur des écoles mais ces 10 dernières années, j’ai très peu lu (par manque de temps dans un premier temps puis car je ne prenais pas ce temps-là, ayant perdu l’habitude…). Depuis le confinement (il faut bien qu’il ait eu quelques avantages), je me suis remise à lire. Mes enfants sont plus grands, j’ai arrêté mon travail de professeur pour travailler à la maison… le temps que je ne perdais plus dans les transports (2h30), je pouvais bien en consacrer une partie à la Lecture ^^. Je lis tous les jours 30 à 45 min au petit-déjeuner et le soir avant de me coucher (là, c’est variable selon ma fatigue). Bref, assez raconté ma vie ! Tout ça pour dire que je suis ravie de participer à ce challenge qui « m’oblige » à prendre du temps pour lire. 😉

Voici les différents thèmes :

Bien sûr, ceux qui me connaissent bien se douteront que je me suis enflammée et que j’ai vu les choses en très grand. Ma PAL (pile à lire) contenait 24 livres pour 12 thématiques en début de challenge pour arriver à 40 aujourd’hui (c’est à dire, en un peu moins de 10 jours) 😅. Mais j’ai alterné gros romans et livres plus courts (nouvelles, mangas, albums et romans jeunesse…). Je sais bien que je ne pourrai pas tout lire mais au pire, ça me laisse la possibilité de piocher selon mon envie du moment.

Si vous voulez voir ma PAL, cliquez ici.
Il y a quelques relectures (La petite Fadette, Harry Potter, Femmes qui courent avec les loups, La trahison des dieux – des lectures qui ont eu une grande importance à un moment de ma vie) mais la plupart sont des découvertes. J’ai pioché essentiellement dans ma bibliothèque mais j’ai fait 5 achats : 4 livres que j’ai trouvé sur un site de livres d’occasion et la suite d’un manga que je lis en ce moment (BL métamorphose). Ça reste raisonnable. 🙂

Je ferai régulièrement des articles « Bilan de lecture » (sûrement à la fin de chaque mois) pour vous partager mon avancée et de temps en temps, pour mes gros coups de cœur ou inversement, pour mes grandes déceptions (en gros, les livres qui m’inspirent), j’écrirai un article avec mon avis.

Et vous, participez-vous au challenge ? Avez-vous été plus raisonnables que moi en rédigeant votre PAL ?


Si vous avez des idées de livres rentrant dans cette thématique de l’Automne, d’Halloween, des Enchanteresses, n’hésitez pas à venir les partager en commentaire. Je bloque ma PAL pour cette année mais ça me servira pour l’année prochaine. Les thématiques pour lesquelles j’avais le moins de titres et qui pourtant m’intéressent beaucoup sont « Le rêve d’Aurore » et « Les écailles de Mélusine » (LGBTQIA+ et Féminisme). N’hésitez pas à me donner vos coups de cœur livresques dans ces genres-là. Je suis très preneuse !

[Drama] The King : Eternal Monarch

The King : Eternal Monarch


– en collaboration avec Bouhoub

The King – Eternal Monarch (2020)

Titre : The King : Eternal monarch
Pays : Corée
Genre : Romance, Fantastique, Drame, Mystère
Année : 2020
Épisodes : 16 (1h10)
Casting principal:
Lee Min Ho : Yi Gon
Kim Go Eun : Jeong Tae Eul / Luna
Woo Do Hwan : Jo Young / Jo Eun Sub
Kim Kyung Nam : Kang Shin Jae
Lee Jung Jin : Yi Rim / Lee Seong Jae
Jung Eun Chae : Goo Seo Ryung / Goo Eun Ah
Kim Young Ok : Noh Ok Nam
Kang Hong Suk : Jang Michael / Jang Mi Reuk

Résumé :
Yi Gon est le Roi du Royaume de Corée. Il est très apprécié par ses sujets qui voient en lui un souverain bon et compétent. Mais derrière son apparence impeccable, il porte une terrible blessure : lorsqu’il avait 8 ans, son père a été assassiné sous ses yeux par son oncle lors d’un coup d’état. Ce dernier a depuis disparu. La paix est revenue dans le Royaume.
Un jour, lors d’une escapade en forêt, Yi Gon se retrouve propulser dans un monde parallèle…

C’est avec plaisir que je partage mon blog avec Bouhoub (son twitter) pour vous présenter notre avis sur le très médiatisé et très controversé The King : Eternal Monarch. C’est la première fois que nous écrivons ensemble mais nous sommes des partenaires régulières de visionnages. Je ne pensais pas écrire sur ce drama mais plusieurs personnes nous demandaient notre avis final donc nous nous sommes lancées. J’ai vraiment adoré cette collaboration car nous nous sommes beaucoup amusées pendant ce visionnage qui a entraîné de nombreux débats interprétatifs, de nombreuses théories plus ou moins délirantes, des cerveaux en ébullition… mais, malheureusement aussi, de nombreux envois de gifs pour faire passer le temps… 
En espérant que vous prendrez autant plaisir à lire notre avis que nous en avons pris à l’écrire. ^^

(je sais que The King a entrainé beaucoup de débats “animés” (pour rester polie) sur Twitter, donc je préfère prévenir qu’il s’agit là de notre opinion et qu’elle n’est en rien une vérité, chacun ayant son propre ressenti. Peut-être que ce qui ne nous a pas touché, ou nous a gêné, vous a plu et c’est tant mieux pour vous. Donc n’hésitez pas à venir défendre – aimablement – votre opinion si elle diffère de la nôtre. Nous serons ravie d’avoir l’avis d’autres personnes) 🙂

On tient à remercier Nono (son twitter) de nous avoir autorisé à utiliser les supers Gifs qu’elle avait créés. 😘

Notre avis :

Bouhoub: Il faut que je sois honnête avec vous, mon histoire d’amour avec The King: Eternal Monarch a très mal commencé. Au bout de l’épisode 4, je sentais que ça n’allait pas marcher avec lui, donc j’ai préféré rompre. Puis, il est arrivé sur Netflix FR et j’ai commencé à voir de plus en plus de – mauvaises – critiques, et tu m’as proposé de le relancer avec toi, Aigo. 

Aigo : En effet, j’ai senti une hésitation de ton côté (une faille ?) et j’ai bondi sur l’occasion car je ne me sentais pas de voir ce drama seule. XD C’est aussi parce qu’on a partagé plusieurs visionnages communs et que je me régale à chaque fois. Au départ, je ne voulais pas voir The King. Je le sentais très mal : le thème bancal s’il n’est pas bien exploité, le côté “grand spectacle” et “beaucoup de moyens financiers”… Les trailers et les affiches ne m’enthousiasmaient pas. Ce n’est plus trop le genre de dramas qui m’attirent en ce moment. J’ai envie de choses plus simples, avec des personnages plus proches de nous. Les seuls points qui me faisaient énormément hésiter étaient la présence de Woo Do Hwan qui est, avouons-le, très plaisant à regarder, en plus d’être un bon acteur (cf. Save me) et Kim Kyung Nam que j’avais adoré dans Come and Hug me et que je me régale à retrouver dans un tout autre rôle dans Prison Playbook en ce moment (on va l’appeler Nam, le petit nom qu’on lui donne, pour plus de facilité). Mais j’attendais les premiers avis pour me décider à le mettre dans ma liste « à voir » ou celle « à zapper ». Finalement, comme je suis une très très grande curieuse, The King a  fini par attirer mon attention… Parce que les critiques étaient très mauvaises autour de moi – mauvais acting, scénario incompréhensible, romance précipitée et sans alchimie… – j’ai commencé à me demander s’il était si mauvais que ça. Qu’est ce qui dérangeait tant les gens ? Ma curiosité a été la plus forte et j’ai suggéré à Bouhoub, qui était curieuse tout autant que moi, qu’on le regarde ensemble.

Bouhoub: Faisant partie de la très sélect #TeamMaso (Aigo : dont je suis aussi un membre très actif  ^^), j’ai accepté. Et je ne le regrette pas. Avant de commencer, je pense qu’il faut qu’on soit honnête dès le début : le drama est mauvais. Mais, et je pense que tu vas être d’accord avec moi Aigo, nous ne serons pas aussi dures que certaines critiques lues, comme par exemple sur le personnage principal féminin.

Aigo : En effet, tout ce que je craignais était dans le drama (et même pire). Je n’ai pas aimé The King. Mais en même temps certains éléments que beaucoup de personnes critiquaient ne nous ont pas dérangées aussi fortement, voire pas du tout. Peut-être que, comme on avait été prévenues, on n’a pas été déçues. 

Bouhoub: Absolument, comme on dit une femme avertie en vaut deux, donc deux femmes averties en vaut quatre ? Sur le papier, l’histoire partait bien, nous avions de la fantasy, de la romance, Nam, une scénariste appréciée (Goblin, Mr Sunshine, etc), deux réalisateurs reconnus (Love in the Moonlight pour l’un et Search:WWW pour l’autre), Nam, de bons acteurs (Kim Go Eun, Woo Do Hwan, etc.), du budget et Nam bien sûr. Bref, de quoi faire. 

Aigo : Oui, sur le papier, on avait de belles promesses mais c’est justement ce qui me faisait  peur. Trop d’ambitions ! Allaient-ils réussir à tenir toutes ses promesses ?

Kim Go Eun a l’air sceptique…


Bouhoub: C’est ça, à vouloir trop faire, est-ce qu’ils n’allaient pas plutôt se brûler les ailes ? (Spoiler alert : ils les ont cramées, re-brûlées et fait un bbq avec les restes). Le gros point positif de ce drama, c’est qu’il m’a fait découvrir le magnifique, que dis-je, le splendide Kim Kyung Nam.

Aigo : Je suis vraiment heureuse que tu aies pu découvrir mon petit Nam ! Dans mon souvenir, je crois n’avoir rien dit, pour ne pas t’influencer (Bouhoub: non, je confirme, tu n’avais rien dit). Je t’avais juste dit que j’aimais beaucoup Kim Kyung Nam et Woo Do Hwan comme acteurs. Mais ensuite, je t’ai laissée te faire ta propre opinion. Et quel plaisir de voir que mon amour pour Nam était partagé ! Il faut dire, mais nous le verrons plus tard, que c’était l’un des personnages les plus intéressants de The King. Dès les premiers épisodes, tu étais à fond et nous avons pu nous extasier à chacune de ses apparitions.

Une réalisation se voulant Spectaculaire mais…

Aigo : The King a bénéficié d’un très gros budget. Par certains côtés, ça se ressent (quelques scènes spectaculaires, le casting,…) mais pour la majeure partie du drama, ça ne voit pas du tout (certains effets spéciaux mal réalisés comme les bruitages, l’esthétique de l’Entre-deux-mondes etc. et les placements de produits). Comme si, finalement, le budget n’avait pas été bien réparti. Et cela nous a particulièrement gênées.

Bouhoub: Là, où je pense que nous allons peut-être différer du reste des critiques, c’est que nos reproches vont beaucoup aller aux réalisateurs. Même si le scénario n’est pas sans faille – loin de là, mais nous en parlerons plus dans la partie scénario. 
Par où pouvons nous commencer… Les bruitages, je pourrais vous parler pendant des heures de ces foutus bruitages. Soyons honnêtes, ils sont mal faits. Soyons encore plus honnêtes – plus j’écris ce mot, plus je gagne en karma -, ils sont horribles. 

Aigo : Oh mais oui, ces bruitages !!! dans les scènes de combats, quand les personnages marchent dans les rues désertes… Un mec seul dans la rue, ça résonne comme si une armée débarquait (j’exagère un peu mais… pas tant que ça ^^). [Ex. la 1ère scène du drama ou celle de l’épisode 11 à 29’15 (attention spoiler pour celle-ci)]

Il y a un réel problème de rythme aussi, en grande partie dû aux scènes romantiques beaucoup trop longues. Elles sont étirées, avec force de ralentis, de prises de vues sous différents angles, avec une musique langoureuse. Quel ennui ! Elles sont beaucoup trop longues ET beaucoup trop nombreuses. Il y a des scènes intéressantes d’enquêtes, des scènes mystérieuses de mise en place de l’intrigue, des scènes un peu plus prenantes d’actions mais elles sont entrecoupées à chaque fois par de scènes entre le Roi (Lee Min Ho) et Tae Eul (Kim Go Eun) qui viennent alourdir l’ensemble. Et ne parlons pas des placements de produits ! Il est habituel dans ce genre de grosses productions d’avoir de nombreux placements, mais ce drama détient vraiment la palme ! Des scènes entières sont prévues exprès et dans les derniers épisodes, alors que le suspens est à son comble (euh, je m’emballe un peu trop, à quel moment le suspens était si intense ?), le roi arrive encore à vanter le bon goût du poulet frit ou les bienfaits du masque lumineux !?! 

Le masque plus présent que certains personnages…

Bouhoub: Comme tu dis, Aigo, ils ont vraiment abusé avec les placements de produits. Il nous ont un peu pris pour des bonbons. Ils ont essayé de faire passer ça pour de l’humour, mais franchement, c’était beaucoup trop et ça ne passait vraiment pas. Je ne vais rien ajouter à tes remarques sur la romance, mais c’était long, mais long et mauvais, mais tellement mauvais.
Je ne suis pas épileptique, mais certaines scènes devraient peut-être avoir un warning entre les couleurs, la caméra qui bouge dans tous les sens <spoiler> comme les scènes de bataille <spoiler>. Je ne sais pas ce que tu en penses Aigo ?

Aigo : Ça ne m’a pas particulièrement dérangé pour le coup. Je me souviens que certaines scènes étaient confuses et d’autres trop “étudiées” au niveau du cadrage. Ça donnait une impression de “trop lisse” comme certains plans de Lee Min Ho où son teint était retravaillé, lissé. J’aime pourtant les “beaux plans” dans certains dramas et je trouve que les dramas coréens sont particulièrement riches à ce niveau. Mais là, je n’ai pas été éblouie par ces plans qui se voulaient “magnifiques”. Ils me faisaient encore plus sortir de l’histoire (et j’avais déjà assez de mal à y rentrer). Au final, je n’ai pas trouvé ce drama particulièrement beau visuellement, dans son ensemble, même s’il y avait quand même parfois quelques beaux cadrages (notamment dans la forêt de bambous). Tu as ressenti la même chose Bouhoub ?

Bouhoub: Complètement, c’était trop lisse et les couleurs trop fausses comme s’ils voulaient représenter un monde  “parfait”. Et surtout c’était mal fait. Pour être honnête, le drama va très mal vieillir, vu qu’il a déjà mal vieilli à sa sortie.  Et puis, ces fins d’épisode. Je compte plus le nombre de fois où nous avons été exaspérées, au lieu d’être attendries ou sur le qui-vive… Et l’entre-deux-mondes. Est-ce qu’il faut qu’on parle de l’entre-deux-mondes ? J’ai pas la force, je te laisse faire, Aigo.   

Aigo : Merci, je vais pouvoir me défouler !! Vous voyez les puzzles des années 80 avec un cheval qui court sur la plage, crinière au vent, sur fond de coucher de soleil aux couleurs sous acides ? et bien, c’est l’Entre-deux-mondes ! C’est kitsch, ringard, avec des effets spéciaux visibles et monstrueux. Je vous mets quelques captures d’écran pour vous laisser admirer le travail… 

Bouhoub: <spoiler> Et la bataille naval ? Est-ce qu’on parle de la bataille navale ? (Aigo : la scène inutile !) </spoiler> Peut-être qu’il vaut mieux laisser les futurs maso – hum – spectateurs découvrir certaines horreurs par eux-mêmes… Oui, gardons leur un peu de “bonnes” surprises à découvrir !

Par contre, tout n’est pas à jeter… J’ai bien aimé <spoiler>
comment ils ont filmé la première partie de la grosse bataille où on voit Jung Tae Eul désorientée, ne pas trop savoir où elle va. Par contre, dès que LMH est apparu (Aigo : avec la cavalerie), c’est partie en cacahuète. </spoiler> et comme tu as dit plus haut, les plans sur la forêt de bambou étaient vraiment beaux. 

Aigo : J’ai aimé plusieurs scènes. Bon là comme ça, rien ne me vient, mais pendant le visionnage, je me disais “tiens, cette scène est intéressante/sympa/prenante…”, ce qui en soit n’est pas vraiment bon signe car dans un très bon drama, on remarque plutôt les rares scènes qui ne fonctionnent pas, pas celles qui sont biens 😅
Après réflexions, j’ai aimé les flash-back autour de la rencontre entre Tae Eul (Kim Go Eun) et Shin Jae (Nam) , plusieurs scènes avec Luna, les scènes d’enquêtes… qui sont assez intimistes et tout sauf spectaculaires. C’étaient essentiellement les scènes avec Nam et Luna . Même si, hélas, elles étaient minoritaires et de plus en plus inexistantes au fur et à mesure qu’on avançait dans le drama. Dommage, parce que ces personnages avaient un beau potentiel dramatique (comme on en parlera plus loin). 

Un petit côté Goblin ?

Un Scénario ambitieux mais…

Aigo : La scénariste Kim Eun Sook est une habituée des gros succès publics aux taux d’audience souvent records (Goblin, Mr sunshine, Descendants of the sun, the Heirs…). Tout le monde n’adhère pas forcément à son style et aux histoires qu’elle écrit mais on peut dire qu’elle arrive à créer des dramas dans des univers différents et plutôt complexes. Qu’on aime ou pas, ses histoires sont d’une certaine qualité. Malheureusement, et c’est ce que lui reprochent souvent ses détracteurs, elle sait parfaitement utiliser des formules qui fonctionnent auprès du grand public. Et cela d’autant plus que ses dramas bénéficient d’un très gros budget et d’un casting en or. Ce fut le cas pour The King. A part qu’ici l’emploi de formules toutes prêtes est poussé à son maximum au dépend de la “fraîcheur”  de l’histoire et de l’effet de surprise. J’ai parfois eu l’impression de retrouver des scènes “copiées/collées” de Goblin, son plus gros succès.

Kim Eun Sook, pour the King, avait de très grandes ambitions et n’a pas choisi un thème facile. Choisir de parler du voyage dans l’espace ou dans le temps est quelque chose de risquée et beaucoup s’y sont cassés les dents. Et pour moi, elle a complètement foiré cette dimension. Mais peut-être, comme nous allons le voir, ses ambitions étaient trop grandes pour elle ? 

Bouhoub: Je lis beaucoup de fantastique, mais pas forcément de ce genre là. Je ne connais donc pas les règles qu’il faut suivre. Pour être honnête, ça ne me dérange pas si un auteur ou une autrice ne suit pas les règles du genre. Je pars du principe qu’il/elle peut faire ce qu’il/elle veut de son œuvre, si ça reste cohérent. Ça reste son bébé après tout. Cependant, dans ce drama, la scénariste a pris beaucoup de trop de facilités scénaristiques pour que ce soit excusable et au final cohérent. En deux mots : le méchant. En plus de deux mots :   son histoire dans les 3 derniers épisodes n’est pas cohérente. Quand tu commences à expliquer ce que tu as compris avec “Si on part du principe que..”, tu sais que ta théorie (et là, celle de la scénariste) est complètement bancale. <BIG BIG Spoiler>
Donc nous avons LMH et le méchant qui repartent dans le passé ensemble car la flûte doit être entière pour pouvoir se déplacer dans le temps. Le méchant se fait tuer par lui-même dans le passé, et LMH se retrouve bloqué dans le passé après s’être sauvé… SAUF QUE nous retrouvons le méchant – dans le présent – après qu’ils soient partis dans le passé. How ? Why ? 
Alors la scénariste (via le méchant) va nous expliquer que le méchant ayant partagé son sang avec la flûte est devenu éternel (passage dans les bois avant que Dodo et LMH dans l’épisode 15)… 
Soit, mais il revient comment dans le présent ? Vu qu’il est mort dans le passé et qu’on voit bien que la flûte a disparu. Sachant qu’il n’y a pas plusieurs axes temporels vu qu’on voit les personnages secondaires “accueillir” de nouveaux souvenirs…
– Sachant qu’on part du principe que le méchant et LMH ont fusionné avec leurs doubles dans le passé (vu qu’on n’a pas plusieurs axes). 
Donc, si on part du principe que le méchant est immortel et a donc vaincu la mort et est revenu parmi eux – comment ? on sait pas trop – ça peut “s’expliquer” – sinon, on est grave dans une boucle infinie.
– Et pour LMH, il est bloqué dans le passé, il reste dans l’entre-deux- mondes pour faire passer le temps plus rapidement. Mais avec quelle flûte vu que la sienne a disparu ? On peut penser qu’il va voler celle du roi (donc lui enfant). Mais lui enfant en a besoin pour aller dans l’autre monde. 
Après, il retourne dans le passé avec Dodo, et là j’avoue que j’ai abandonné et je n’ai plus essayé de chercher à comprendre.
<Fin du BIG BIG spoiler> Bon, c’est ce qu’on a compris, après, je n’ai pas re-regardé les épisodes et donc j’ai peut-être zappé des choses ou mon cerveau a fait des raccourcis car il n’en pouvait plus. Et honnêtement, j’ai donné beaucoup trop de temps et de cerveau à ce drama pour vraiment avoir envie d’essayer de plus le comprendre. Désolée, The King, but enough is enough! 

Aigo : Ce n’est pas moi qui vais te le reprocher. 😅
Pour le coup, j’ai lu et vu plusieurs histoires qui parlent de ce thème mais je ne suis pas une experte et je peux me laisser berner par des histoires, du moment qu’elles paraissent cohérentes et bien pensées. Ce ne fut pas le cas pour The King qui est très visiblement mal conçu de ce point de vue. 

Bouhoub: Pour la petite anecdote, Aigo et moi – comme beaucoup de Dramavores – avons élaboré je ne sais combien de scénarios possibles, et ça nous a bien fait rire… Disons que certains sont bien perchés ! Et c’est un des points positifs de ce drama, le cerveau tourne à 300 km/h pendant une grosse partie du visionnage pour au final être – ultra – déçu, mais le chemin est sympa (même si j’ai abandonné toute réflexion au dernier épisode). Honnêtement, la scénariste aurait pu créer un chef d’œuvre si elle avait terminé le drama avec LMH se réveillant après un bad trip et allant raconter son trip à ses potes – Dodo, Nam et Kim Go Eun – qui dorment dans le salon (“redécoré” à la Very bad trip. Je trouve que les scénaristes manquent parfois d’imagination. On devrait proposer nos services 😉). J’aurais pas dit mieux.

Je pense que tu vas être d’accord avec moi, Aigo, pour diviser le drama en trois parties. La première partie sera de l’épisode 1 au 7 où clairement ce fut extrêmement dur de s’accrocher (d’où mon premier faux départ). Du 8 au 14, le drama avait – presque – toute notre attention (enfin surtout Nam et si on retire les parties romance). Et enfin, après  l’épisode 15 où, au final, on s’aperçoit que le drama est beaucoup – beaucoup – plus simple qu’espéré. Comme tu as très bien dit lors du VC: “tu as l’impression de t’être fait avoir”. Et tu as totalement raison.

Aigo : Alors je pense que ces 3 parties sont totalement subjectives (totalement d’accord) et ne s’appliquent qu’à nous car la plupart des gens qui en parlaient lors de la diffusion ont préféré les premiers épisodes et ont décroché entre le 7ème et le 12ème épisode. Mais il faut dire que, pour le coup, toutes les 2, on s’est trouvé sur la même longueur d’ondes. Suite aux rumeurs de “drama incompréhensible” qu’était The King nous nous sommes mises en mode “enquêtrices/scientifiques”, ayant sorti le carnet de notes pour l’une et le tableau blanc pour l’autre, faisant bouillonner nos cerveaux de théories, d’extrapolations, d’inventions créatives. L’une rebondissant sur ce que disait l’autre, nous sommes vraiment allées loin dans nos hypothèses – qui partaient souvent dans des élucubrations folles, dans les moments de craquages ou d’ennui (qui étaient nombreux). Franchement, nous nous sommes vraiment marrées et pour le coup, les épisodes de 7 à 14 ont été les plus intéressants pour nous. (Mais Nam et Luna ont été une des autres raisons de cet intérêt)
A partir du 15, notre enthousiasme est retombé. Et on a mis toutes nos théories et nos explications à la poubelle. Non, pas parce qu’elles étaient mauvaises, mais parce que le scénario était d’une simplicité déconcertante. Et je rassure toutes les personnes qui ont eu l’impression de ne pas comprendre : il n’y avait RIEN à comprendre. C’était du chiqué. Envolées la théories du trou de ver, au rebut les travaux d’Einstein sur l’Espace-temps, à la poubelle la perspective de mondes qui vivent temporellement en parallèle… pour obtenir quelque chose de linéaire et peu cohérent. Et oui, je me suis sentie flouée, j’ai eu l’impression d’avoir été trompée. Grosse déception ! On nous a fait des promesses (la théorie du trou du ver est évoqué dans le drama) mais elles n’ont pas été tenues. En plus, il y a de grandes facilités scénaristiques et des incohérences (voir le Big spoiler de Bouhoub plus haut)

Bouhoub: Petit bémol pour le dernier épisode. Si on retire le dernier tiers, je trouve que la scénariste a bien clôturé le drama (hormis pour Nam). Dis moi si je me trompe, Aigo, mais nous nous sommes presque replongées dans l’histoire dans la grosse première moitié de l’épisode final ?

Aigo : Oui, une fois qu’on a débranché notre cerveau (qui ne servait à rien), que nous avons calmé notre colère (ça tombe bien, on a vu le dernier épisode 10 jours après le 15), nous avons pu profiter de ce dernier épisode qui, dans la première moitié, clôturait bien l’histoire et nous a offert quelques passages touchants <spoiler> Nam enfant et sa mère sauvés sur le pont, Luna recueillie par la mère de la 1ère Ministre <spoiler>  

Bouhoub: Voilà exactement, notre déception avalée même si attendue… Mais je suis une éternelle optimiste ou plutôt j’ai un énorme esprit de contradiction donc je voulais aimer le drama que personne n’aime.


Bouhoub:
Un des plus gros défauts du scénario – voir du drama entier – c’est la romance (oh oui !). Elle n’a rien à faire ici. La plupart du temps, un drama a un genre principal, et des sous-genres. Il est très difficile de réussir un scénario avec deux – voir plus – genres  principaux. Et quand c’est réussi, on est souvent face à un chef d’œuvre. Bon, ce n’est pas la cas ici. Pourtant, c’est ce qu’a essayé de faire la scénariste mais, pour moi, ce n’est clairement pas une réussite…

Aigo : Cette romance… 😩. Il faut savoir que je suis une grande romantique et que même dans les dramas où il n’y a pas de romance, j’essaie de voir des indices d’un début de quelque chose entre les personnages que j’aime bien. Mais là !!… Comme Bouhoub, je trouve qu’elle n’était pas forcément nécessaire. Ou alors, elle aurait dû occuper juste un quart de l’histoire (Un quart ?! C’est déjà trop 😂 – j’ai été traumatisée par LMH), pas la moitié !! et laisser la place à la partie fantastique, à l’enquête, aux relations entre les personnages, et à la fin, aux personnages secondaires. Ces derniers, comme on le verra, méritaient plus de visibilité et plus de développement (et non, je ne parle pas que de Nam ! 😉 ) La Romance au final était TROP ! trop longue, trop présente, trop mièvre, avec trop de ralentis, trop de larmes… la seule chose qui n’était pas en trop c’était l’alchimie… Et ne parlons pas du 1er baiser qui pourrait figurer dans le palmarès des baisers pourris de Dramaland… Pas de quoi faire rêver la romantique que je suis ! 

Bouhoub: Ce baiser, mais ce baiser 😂… Après, est-ce qu’on peut mettre l’échec de la romance que sur le scénario ? Je ne suis pas sûre. Il est difficile de créer une alchimie quand ton partenaire n’arrive pas à rentrer dans son personnage… (quand il est aussi expressif qu’un robot dans les moments intenses)

L’autre gros défaut, c’est que le scénario part dans toutes les directions. Et clairement, il n’est pas possible d’approfondir autant de fils scénaristiques. Certains ont été lancés sans avoir été expliqués comme  <spoiler>
par exemple, pourquoi Jung Tae Eul voit Luna dans sa voiture ou pourquoi Jo Young ressent des choses que vit Jo Eun Sub et inversement </spoiler>. (ou poursuivis comme les références à Alice aux pays des merveilles qui t’intéressaient beaucoup au début du drama)

Bouhoub : Puis la fin de Nam. Non, mais là, c’est genre pas possible. Aigo et moi sommes prêtes à aller en Corée voir la scénariste pour l’engueuler, et aller consoler le petit Nam (enfin surtout la seconde partie).

Aigo : C’est un scandale !!!… On en rigole mais le traitement du personnage de Nam dans la fin du drama montre le “mépris” de la production pour les personnages secondaires. Il n’est pas le seul à bénéficier d’un temps ultra réduit mais c’est le plus mis de côté. Les personnages secondaires, qui font souvent la force des dramas de la scénariste Kim Eun Sook dans ses autres créations, s’effacent ici petit à petit pour devenir de simples figurants dans les derniers épisodes. Pour nous bassiner pendant 30 minutes sur l’amour des héros ! ma frustration remonte rien qu’en y repensant… Et je pense que je ne suis pas la seule, hein Bouhoub ?

Bouhoub : Mais c’est totalement ça… J’aime pas trop les dramas où les personnages secondaires n’existent au final que pour le ou les personnages principaux. Et là, c’est clairement ça, nous avons 30 minutes de romance à la fin qui ne servent à rien, et toute une partie des personnages secondaires qui auraient pu avoir une histoire plus approfondie. J’ai l’impression d’avoir fait le même reproche à un autre drama il n’y a pas si longtemps – mais je me disperse :). 

Des Personnages soit disant complexes mais…

Bouhoub: Aigo, on doit vraiment commencer par le héros ? On peut pas le zapper et passer directement à Luna et Nam ? 
Aigo : Mais quelle bonne idée ! nos chouchous !!  mais en même temps, j’en ai des choses à dire sur le héros… 

Bouhoub : Donc il faut que je décrive son rôle 😂. Comment dire, il est le roi du Royaume de Corée. Pour info, en anglais, c’est Kingdom of Corea – avec un C au lieu du K de Korea ce qui rend la distinction entre les deux mondes beaucoup plus simple. C’est donc le roi, passionné de mathématique et traumatisé par ce qui est arrivé à son père quand il était jeune. Il a été sauvé par quelqu’un qui lui a laissé un indice, et il a passé une partie de sa vie à chercher cette personne <spoiler> c’est lui, le mec s’est auto sauvé, si ça c’est pas du bullshit niveau 100000 </spoiler>. Il est froid et mystérieux mais sensible et, bien sur, il attend l’amour de sa vie. Bref comme 90% des héros des kdramas. Bon, je n’aime pas ce personnage alors il mérite pas une bonne introduction, na.  

Aigo : Le roi de base n’est pas pour moi un personnage intéressant. Il est trop parfait : beau, très intelligent (il est présenté comme un génie), sportif (champion d’aviron, doué en équitation), riche, gentil même si c’est caché par le côté froid de son statut de Roi mais capable de prendre des décisions dures comme l’impose ce statut… fade ? tout à fait ! même si je peux comprendre que certains l’aient apprécié. Il n’a aucune complexité et c’est ce que je préfère dans les personnages. J’aime les personnages qui se laissent découvrir par petites couches (j’en vois certaines venir, je ne parle pas de déshabillage !), qui doutent, qui tombent, qui évoluent… là, rien de tout ça. Le personnage de Lee Min Ho est créé pour n’avoir aucune marge d’évolution. Bref, un personnage très ennuyeux pour moi.

Bouhoub : Je te trouve très gentille, j’aurais employé un autre terme qu’ennuyeux perso 😂. Je suis désolée, je vais probablement en fâcher quelques un•e•s mais je trouve que Lee Min Ho est – très – mauvais dans ce drama. Je l’avais beaucoup aimé dans Personal Taste, mais là ça ne passe pas. Je pense me regarder City Hunter dans pas longtemps pour avoir une meilleure image de lui.

Aigo : Je ne peux qu’approuver. Lee Min Ho ne m’avait jamais marqué en tant qu’acteur mais il ne m’avait jamais dérangé, non plus, dans les dramas que j’ai vus avec lui (Boys over flower et The Heirs). Dans mon souvenir, dans ces dramas, il pleurait, il rigolait..  Il était parfois décoiffé !! Je rigole mais pas tant que ça en vrai, ça a son importance ici. Dans The King, à aucun moment, son visage n’exprime une émotion. Je comprends qu’il doit être un roi avec une certaine prestance et une certaine retenue, mais là, on comprend vite que ce n’est pas dû au fait qu’il joue ce genre de personnage, mais plutôt au fait qu’IL NE JOUE PAS ! Son visage est figé, son jeu robotique et sa voix monocorde. Tu veux en parler de sa voix, Bouhoub ? 

Bouhoub : Non, sans déconner, j’avais des frissons sur les derniers épisodes à cause de sa voix. C’était affreux. Mon corps a eu une réaction physique contre LMH ! 

De rien…

Aigo : Moi aussi ! En plus, à la fin, même dans les scènes dans lesquelles il n’était pas, il y avait sa voix en off. Elle me crispait à chaque fois.
J’ai eu l’impression que tout le travail de réalisation, quand il était dans une scène, était de le magnifier. Par le travail de la lumière, par un travail post-production (son visage est très souvent lissé – cf. les captures d’écran) et à aucun moment, même après un combat, une scène d’action, il n’est “abimé”, “décoiffé”. Toujours, lisse, propre sur lui. Mais du coup, quel fadeur ! Bref, un personnage lisse, interprété d’une manière lisse et rendu lisse par la production ! Sans moi… 

Bouhoub :  C’est exactement ça. J’avais lu quelque part que le drama avait été écrit pour lui. Et quand je vois la réalisation et l’attention apportée à le magnifier comme tu dis si bien donne raison à cette critique. Après, le pauvre, il était face à Nam. De base, il partait perdant. (Oui, pour moi Nam est l’opposé, son visage est d’une expressivité incroyable et tant de d’émotions passent sur son visage)
Vers la fin, on avait  de la peine pour Kim Go Eun. On sentait qu’elle donnait son maximum pour créer un tant soit peu d’alchimie et d’étincelles dans cette romance, mais que c’était une cause perdue.
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Jung Tae Eul / Kim Go Eun 

Jung Tae Eul / Kim Go Eun 

Aigo : Jung Tael Eul est une jeune femme décidée et forte. Elle vit  avec son père, professeur de Taekwondo qui lui a appris très tôt à se défendre (elle est ceinture noire). Quand nous la rencontrons, elle travaille dans la police au sein d’une équipe soudée et ne se laisse pas impressionnée par les malfrats. 

Bouhoub: Je vais commencer par dire que j’adore cette actrice. Si vous n’avez pas vu Coin Locker Girl, je vous le conseille. Mais je me disperse, revenons au drama. Soyons honnête – encore +100 de karma – ce n’est pas son meilleur rôle, même si je trouve qu’elle est assez réaliste. 

Aigo : J’aime aussi beaucoup cette actrice que j’avais vraiment appréciée dans le film Monster. En effet, ici, elle n’a pas son meilleur rôle. En même temps, comme tu l’as dit, c’est dur de créer de l’alchimie quand ton partenaire ne montre aucune émotion. J’ai d’ailleurs trouvé son personnage plus intéressant quand elle faisait son travail d’enquêtrice, dans ses rapports avec ses collègues ou avec son père. Ou quand elle jouait seule.
Je sais que beaucoup de personnes lui ont reproché de trop en faire dans ce drama. D’être toujours en train de pleurer alors qu’elle nous est présentée comme un femme forte. Mais je ne l’ai pas vue comme ça. Elle est amoureuse et elle passe son temps dans l’attente de son retour, avec une épée de Damoclès au dessus de sa tête : à tout moment l’homme qu’elle aime peut ne plus jamais revenir. Sans préavis, sans possibilité de retour ou de nouvelles. Je peux comprendre qu’à chaque retrouvaille, ses nerfs craquent… Et elle vit quand même des événements très éprouvants <spoiler>
quand elle est enlevée et qu’elle s’évade </spoiler>  Forte ou pas forte, elle reste un être humain. Et pour moi, pleurer n’est pas un signe de faiblesse.

Bouhoub: Comme tu dis, à sa place, j’aurais craqué plus d’une fois. Même si elle pleure et elle attend, elle est réactive quand il le faut comme par exemple <spoiler> quand elle apprend que Yi Gon a été empoisonné </spoiler>. Je pense que nous avons trop l’habitude des supers héroïnes qui sont fortes et badass et qui ne montrent pas ou peu leurs faiblesses. Elle apporte un peu d’humanité dans son rôle <spoiler> comme on peut le voir dans la bataille décrite plus haut </spoiler>, que j’aurais probablement pas vu sans toi, Aigo. (Je pense que si, parce que tu as tout de suite compris ce que je t’expliquais et tu as rebondi en me donnant des exemples)

Luna / Kim Go Eun

Aigo : On ne va pas trop vous parler de Luna pour ne pas spoiler. Je peux juste dire que j’ai préféré Kim Go Eun dans ce rôle-là. Luna est très touchante. 

Bouhoub: Je suis comme toi Aigo, j’ai préféré Kim Go Eun dans ce rôle-là. Mais je suis vraiment déçue qu’on n’est pas plus approfondi son rôle. La scénariste nous a lancé sur quelques choses qui aurait pu vraiment être intéressant, pour au final, rester à la surface. C’est une de mes plus grosses déceptions.

Aigo : Je suis tellement d’accord avec toi, ce personnage avait un beau potentiel scénaristique. Dommage de l’avoir gâché ainsi. 

Bouhoub: Par contre, j’aime beaucoup comment ils ont clôturé son rôle avec Nam et Goo Seo Ryung, et j’aurais vraiment voulu en voir plus. <spoiler > Est-ce qu’on peut imaginer une histoire entre elle et Nam ? Probablement dans la fanfiction que nous aurions pu écrire, Aigo. (Aigo : voilà une de nos théories “folles” qu’on aurait tellement aimée vraie : un peu d’amour pour ses 2 personnages qui ont tellement souffert de la solitude) </spoiler>

Là, où nous nous sommes bien plantées, Aigo, c’est qu’on a fait tous nos scénarios avec Luna et Nam en personnages principaux… C’est clairement pas le cas, donc forcément, c’était prévisible que nous soyons déçues. Mais, en toute objectivité, nos scénarios étaient 1000 fois mieux… Bon, ce n’était pas très compliqué non plus
😅. 

Aigo : Dans ma tête et dans mon cœur, ils seront toujours les personnages principaux de The King ! Après tout, ce sont essentiellement eux qui ont sauvé le drama d’une fadeur énorme. ❤️

Kang Shin Jae / Kim Kyung Nam

Aigo : Kang Shin Jae est le collègue policier de Tae Eul. Ils forment un duo efficace et ils partagent une belle amitié depuis plusieurs années. C’est vraiment un personnage très touchant. Et il a été pour moi la touche chaleureuse de ce drama. Il est magnifiquement interprété par Kim Kyung Nam (non, je ne manque pas d’objectivité !)

Bouhoub: Il est beau et doué. Je l’ai découvert avec ce rôle, et je l’ai beaucoup aimé. Ne sachant pas trop si vous l’aviez remarqué depuis le début de la critique, je préfère le redire. Je crois, Aigo, que tu étais déjà conquise avant de commencer le drama ? 

Aigo : oui, je l’avais découvert dans le drama Come and Hug me et j’ai été fascinée par son interprétation au point de ne voir quasiment que lui dans le drama. Il a une capacité à faire passer des émotions fortes rien que par son regard. Il a aussi éclipsé tout le monde dans The King. Je suis fan depuis de cet acteur et… je le veux en first lead !! (s’il vous plaît, Dieu des dramas, donnez lui ce rôle qu’il mérite tant !)

Bouhoub: Dieu des dramas, je plussoie la demande d’Aigo. Un petit first lead et pourquoi pas avec Kim Go Eun 😇 ? C’est le seul personnage où je n’ai vraiment pas beaucoup de choses à reprocher. Comme vous avez pu voir depuis le début de la critique, je suis totalement objective quand on parle de lui.

J’aime beaucoup sa façon de jouer. Et il était présent dans les rares passages où je pouvais avoir la larme à l’œil ou ressentir des émotions <spoiler>
comme par exemple la scène dans la chambre avec le roi et Dodo et qu’il s’aperçoit qu’il vient de l’autre monde (Aigo : moi c’était dans les passages avec sa mère) </spoiler>. Puis, comme nous avons dû dire une ou mille fois pendant le VC, il est beau.

Aigo : Oui, il est beau ! (son regard !!) Pas de la beauté d’un Dodo, mais celle de ses acteurs avec un grand charisme. Il habite vraiment son rôle et transmet tellement d’émotions. 

Bouhoub: Pour la petite anecdote, nous avons lancé Come and Hug me pour le retrouver et je n’ai pas été déçue (et je ne parle – vraiment – pas du tout de la scène où il sort de sa douche 😇 …) Je ne vois pas du tout de quelle scène, tu parles… 😉

Jo Young / Jo Eun Sub / Woo Do Hwan

Aigo : Woo Do Hwan joue deux personnages (un dans chaque monde).

Jo Young impassible


Jo Young est le chef des gardes du corps du Roi. Il est droit, loyal et très consciencieux dans son poste. Il exprime très peu ses émotions et paraît toujours imperturbable (à l’image de son roi ?) Il a un fort attachement à Yi Gong et derrière leurs rapports employeur/employé, ils ont noué une amitié forte depuis des années, ce qui va donner lieu à une Bromance plutôt sympathique. Il est en quelque sorte la personne la plus proche du Roi.

Jo Eun Sub et son sourire


Eun Sub est un ami de Tae Eul. Il est très solaire (un sourire magnifique) et assez excentrique. Il a un fort accent qui contribue à en faire un personnage “haut en couleurs”. 

Bouhoub: Je crois que je vais me (re)faire des ennemies avec cette partie-là, mais je n’ai pas accroché avec ses rôles. C’était beaucoup trop pour moi. Soyons honnête, il est beau. Il est vraiment beau, mais je n’ai pas trop aimé son personnage que ce soit dans le Royaume de Corée ou dans la République… Mais qu’on soit bien d’accord, c’est un très bon acteur et il jouait très bien, juste je n’ai personnellement pas accroché avec ses rôles. 

Aigo : j’ai moins été dérangée que toi mais ces personnages m’ont laissée indifférente, alors que le personnage de Eun Sub, sur le papier, avait tout pour me plaire. J’aime beaucoup Woo Do Hwan depuis Mad Dog et Save me (je vous conseille fortement les 2). C’est un excellent acteur et il est très charismatique en plus d’être beau. Mais là, je trouve que le problème n’était pas forcément son interprétation mais le manque de naturel de ses personnages (très stéréotypés dans l’écriture) et leur manque de complexité. Ils souffrent d’un défaut d’écriture pour moi. Comme on l’a déjà souligné, les personnages secondaires ne sont pas mis en avant dans ce drama et ne sont souvent qu’accessoire. Pour moi, Jo Young est le faire-valoir du Roi et Eun Sub est la touche comique (même si un autre acteur va lui voler la vedette). Ils n’existent pas pour eux-même. La fin bâclée de leurs histoires le montre bien. Dommage, un acteur de la trempe de Woo Do Hwan méritait mieux. 😔

Bouhoub : Je ne dirais pas qu’il m’a dérangé – comme LMH a pu vraiment me déranger pour le coup – car c’est vraiment un bon acteur, c’est juste que je n’ai pas accroché avec le surjeu. Je suis pas anti-surjeu surtout quand c’est fait par des bons acteurs comme ici, mais là ça n’a pas fonctionné sur moi 😔. Un peu comme Park Seo Joon dans “What’s wrong with Secretary Kim?”, ce sont deux très bons acteurs mais je ne les ai pas aimés dans ces dramas. Mais, je ne remettrais jamais en cause leurs talents. Et tu as complètement raison en disant que, pour le coup, c’est un problème d’écriture. Bref, comme vous pouvez le voir, je suis vraiment déçue de ne pas avoir aimé son rôle 😔 (moi aussi 😔). Et c’est dommage car il aurait mérité un meilleur drama avant de partir à l’armée (Ne remue pas le couteau dans la plaie 😭) Cependant, je trouve qu’il a quand même une bonne alchimie avec LMH. Je pense qu’ils sont amis dans la vraie vie, et ça se ressent dans le drama.  

Yi Rim / Lee Jung Jin

Bouhoub : Yi Rim est le demi frère illégitime du père du roi actuel du Royaume de Corée. Il a l’impression d’avoir été injustement privé de ce qui lui revient de droit : le trône de son frère et indirectement une flûte (ce qui est au final le truc qu’il cherche vraiment). Sauf que celle-ci a été coupée en deux. Donc il veut tuer notre nouveau roi et récupérer la partie qui lui manque. Il va corrompre pas mal de monde pour y arriver (ou pas…). 

J’ai décidé de compliquer cette présentation car son rôle est beaucoup trop simple. Genre, tu prends le méchant de base de n’importe quel drama avec tous les stéréotypes du genre, et paf tu as notre méchant. Je déconne vraiment pas. Est-ce qu’il veut le pouvoir ? Oui. Est-ce qu’il veut tuer son neveu ? Oui. Est-ce qu’il arrive à manipuler tout le monde pour arriver à ses fins ? Oui. Est-ce qu’il est mystérieux et fait des choses bizarres parce qu’il est méchant et il doit faire peur ? Oui (pourquoi la peinture rouge ?)  Est-ce qu’il gagne à la fin ? Je ne vous le dis pas, il faut quand même laisser un peu de suspense. Bref, personnage sans aucun intérêt. Next. 

Aigo : Oui, il est typiquement le méchant sans réelle complexité mais à qui on fait faire plein de choses “mystérieuses” pour le rendre “intéressant”. “Mais pourquoi est-il aussi méchant ?…. Paaaaaaaarce que !” (ok, j’utilise une référence de vieille mais j’espère que certain(e)s lecteurs/lectrices seront assez âgé(e)s pour comprendre ^^). Dans le 1er épisode, on se dit qu’il va être classe et intrigant. Il a une voix très grave, de la présence… et au final, ça retombe comme un soufflet. On en revient à un problème d’écriture de personnages. Comme la plupart des autres, je l’ai trouvé assez creux, sans réel background. Il n’est ni touchant, ni terrifiant, ni vraiment charismatique. Un personnage qui sera vite oublié au final et qu’on ne retrouvera pas dans le top 100  des “grands méchants de Dramaland” ! 

Jung Eun Chae / Goo Seo Ryung

Aigo : Goo Seo Ryung  est la Première ministre du Royaume de Corée. Dis comme ça, on s’attend à une femme de caractère… et (oh, surprise !)  ce n’est pas le cas. C’est vaguement si nous la voyons avec son gouvernement, siégeant pour régler un problème d’état ou prenant des décisions cruciales pour le Royaume. Non, son personnage se contente de poursuivre le Roi qu’elle veut épouser, de faire du shopping et surtout, son activité principale et si primordiale qu’on y a droit 3-4 fois dans le drama, elle utilise le fameux masque lumineux (vous savez celui du placement de produit) ! Waou ! quel personnage intéressant et complexe ! (décidément, ce drama nous offre un beau panel de personnalités REMARQUABLES !)

Bouhoub : C’est exactement ça, elle n’est là que pour faire la promo du casque. Son rôle n’a aucun intérêt. Elle aurait pu avoir tellement plus de prestance, être beaucoup plus garce et manipulatrice. C’était vraiment ridicule, je ne comprend honnêtement pas comment on peut accepter un rôle aussi peu intéressant. Hormis, s’ils ont changé des choses au cours du tournage parce que le public n’était pas content. C’est vraiment dommage. 

Aigo : Je ne connaissais pas l’actrice et elle ne m’a pas du tout convaincue dans ce rôle, hormis le fait qu’elle est très élégante. Même, son jeu m’a parfois dérangée. J’essaierai de la voir dans un autre drama (The guest est dans ma liste) pour lui laisser le bénéfice du doute. Après tout, le rôle qu’on lui offrait ici n’avait rien de très enthousiasmant. 

Bouhoub : Je vais finir cette partie sur une note un peu plus gentille, ses dernières scènes n’étaient pas si pires. La dernière, en particulier, me fait dire qu’elle a du potentielle, juste le rôle n’était pas fait pour elle. Enfin, était-il fait pour quelqu’un ? 

Jang Michael / Kang Hong Suk

Aigo : Jang Michael ou, de son petit surnom, Jang Mi, est un personnage très secondaire, mais essentiel pour moi : il est la vraie touche humour et feel good de ce drama. Un vrai rayon de soleil. Il est un collègue de Tae Eul (Kim Go Eun) et a un physique très imposant. Mais en réalité, c’est un gros nounours craquant. Chaque apparition, hélas peu nombreuses, était un plaisir. Comme beaucoup d’autres, il aurait mérité plus de présence et une plus grande construction. Il faut dire que j’aime beaucoup cet acteur que j’ai vu dans plusieurs petits rôles et que je vous le conseille dans Pegasus Market (que je suis en train de regarder sur les conseils de Bouhoub et de Jodie (ici) et qui va sûrement être un coup de cœur, avec son humour complètement décalé). 

Bouhoub: Comme tu dis si bien Aigo, Jang Mi est le rayon de soleil de ce drama. Malgré ses – trop – rares apparitions, j’ai adoré le voir. Bon après, j’ai adoré Kang Hong Suk dans Pegasus Market. Je rajoute une autre couche,  car on ne fait jamais assez trop de promo pour ce drama, mais ce drama est juste génial. C’est un de mes préférés. Juste, il faut aimer ce genre d’humour complètement absurde et loufoque. Si vous devez retenir deux choses de cette critique, ce sont celles-ci : Nam est génial et Pegasus Market est un drama à voir.

Une OST mélodramatique mais…

Bouhoub: J’ai bien aimé l’OST de façon générale. Certaines parties m’ont fait penser au Seigneur des Anneaux. Après, le lien entre les OST et le drama n’était pas bien fait donc je comprends qu’on puisse être passé à côté de l’OST. 

Aigo : J’étais plus du côté de Goblin personnellement. Pour le coup, l’Ost m’a laissée complètement indifférente. Elle ne m’a pas dérangée mais aucun morceau n’est sorti du lot. 

Bouhoub: Je vais avouer quelques choses, je ne me souviens vraiment pas de Goblin alors que je l’ai vu, hormis la pub avec l’avion Air Canada… Oups. Je retourne dans ma grotte. 

Une conclusion prévisible mais…

Bouhoub: J’ai quand même vraiment apprécié de regarder ce drama avec toi, Aigo. J’adore me remuer les méninges –  toi aussi si je me trompe pas –  et ce fut un vrai plaisir de le faire en ta compagnie, même si nous avons été très déçues par la scénariste et les réalisateurs. Pour conclure, et pour moi, le gros problème de ce drama, c’est qu’il ne tourne qu’autour du héros. Il fait exactement ce que je déteste dans un drama : au lieu d’avoir des personnages indépendants, avec leurs propres vécus et leurs propres lignes directrices mais qui interagissent ensemble, nous avons des personnages secondaires qui ne sont là que pour embellir le héros. Donc, comme on a dit plusieurs fois, les axes secondaires ne sont pas bien – voir pas du tout –  clôturés car l’axe principal est terminé. C’est pour moi un des premiers éléments qui fait que je caractérise un drama comme mauvais.

Est-ce que je conseillerais ce drama ? Probablement pas, hormis si vous avez envie de vous prendre la tête pour être au final complétement déçu•e•s… Est-ce que j’ai aimé le drama ? J’ai aimé regarder le drama avec toi,  Aigo, j’ai aimé nos discussions,  j’ai aimé me prendre la tête à essayer de le comprendre, j’ai aimé Nam, j’ai beaucoup aimé certains personnages mais je n’ai vraiment pas aimé le drama. Même s’il y a de bonnes choses – big up à la team police de la République de Corée – ça reste mauvais. Est-ce que j’ai été déçue ? Non, car je ne m’attendais à rien et parce qu’il m’a fait découvrir mon beau Kim Kyung Nam. Est-ce que je vous ai dit que j’étais complètement sous le charme ? 

Aigo : En effet, j’adore me triturer les méninges et j’ai vraiment aimé le faire avec toi. Du coup, j’ai aimé ce visionnage avec toi et nos fous rires. Faudra qu’on se retrouve un film ou un drama “prise de tête” pour continuer ce plaisir. 😉
Bon revenons à nos moutons (petit clin d’œil aux copines de Twitter)… Comme vous avez pu le voir, je n’ai pas aimé ce drama dans son ensemble : l’histoire de voyage d’un monde à l’autre est mal ficelée, la romance est trop présente, la réalisation n’est pas très bonne, le rythme est mal géré et la construction des personnages est complètement bâclée, donnant des personnages soit sans consistance (le Roi, le méchant, la 1ère Ministre) soit dont la présence se délite peu à peu pour devenir presque de la figuration (Nam, Luna, les 2 rôles de Woo Do Hwan).
Je ne vous le conseillerais pas mais si vraiment vous voulez tenter l’aventure (pour voir le beau Kyung Nam par exemple), je vous dirais de déconnecter votre cerveau, de ne pas chercher à comprendre et juste de vous laisser porter sans avoir d’attentes. Certains vont sûrement s’ennuyer mais qui sait, vous découvrirez peut-être des choses que vous apprécierez car ce drama a quand même plu à plusieurs personnes. Nos attentes étaient peut-être trop grandes… (Voyez comme j’essaie d’être diplomate, alors qu’en vrai, je ne suis pas très convaincue, parce que, comme le dit Bouhoub, nous n’avions pas d’attentes 😅)
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Bouhoub : 5/10
Aigo : 5/10

Alors ferez-vous aussi partie de la #TeamMaso ? ou avez-vous déjà vu ce drama ? Si oui, qu’en avez-vous penser ? N’hésitez pas à venir en discuter avec nous dans les commentaires.
Et Merci d’avoir lu cet article si long ! 💙


[Bilan] Journal de visionnage – Avril 2020

Journal de visionnage – Avril 2020

J’espère que vous avez passé un bon mois d’avril malgré les circonstances. De mon côté, ce mois est passé assez vite. Niveau visionnage, j’ai eu tendance à m’éparpiller mais, à la fin du mois, j’ai réussi à me focaliser sur les dramas commencés et à ne pas en lancer certains qui me faisaient de l’œil (c’était très dur !!). Au final, j’ai augmenté mon visionnage de dramas : j’ai vu 4 dramas en entier et 1 anime et j’en ai terminés 4 autres. J’ai également commencés 2 nouveaux dramas en cours de diffusion.
Par contre, je n’ai vu qu’un seul film.

Voici le Bilan de mon visionnage :

Dramas terminés

When the weather (9/10)
J’ai eu un coup de cœur pour ce drama. Il n’est pas parfait mais il a réveillé en moi beaucoup d’émotions et j’ai aimé son côté doux et lent. Il est très contemplatif : des images de paysages d’hiver, un café qui coule, un personnage qui regarde au loin… Il y a un grand travail autour du silence. Il met en avant les petits plaisirs simples de la vie à travers cette librairie de village et son book’s club. C’est doux et chaud. Mais ce drama parle aussi des blessures auxquelles la vie peut nous confronter (drames, décès, violence…). C’est un drama sur la réparation. Les personnages sont très humains dans le sens où ils ne sont pas parfaits, ils font des erreurs, ont du mal à communiquer. Ils sont tous très attachants. Mes deux petits rayons de soleil étaient In Hwi, la petite sœur du héros, et Jang Woo, son meilleur ami. L’humour passait d’ailleurs souvent par eux. Un beau drama sur les relations familiales et sur le bonheur.

How to buy a friend (8,5/10)
J’ai eu un petit coup de cœur pour ce drama. Déjà, j’ai trouvé le travail de l’image et du cadrage vraiment superbe, avec des plans très originaux. Je ne sais pas si c’était déjà comme ça dans le webtoon ou s’ils ont rajouté cette touche au drama. Les jeunes acteurs étaient très biens. J’ai aimé l’histoire qui avait quelques facilités scénaristiques mais qui a parfaitement réussi à me tenir en haleine tout le long. Il se passe beaucoup de choses et c’est avec étonnement que je me suis rendu compte que je n’avais vu que 4 heures. How to buy a friend est très riche et c’est un de ses points forts : il évoque une multitude de thèmes et regroupe plusieurs genre mais sans que ce soit fouillis. Une belle surprise !

Sungkyunkwan scandal (8/10)
J’ai revu ce drama pour « la recommandation des internautes – un drama historique » organisée par Mdramagirl. Pour voir mon avis, c’est ici

A girl and three sweethearts (8/10)
J’ai revu aussi ce drama pour « La recommandation des internautes – un drama en bord de mer » de Mdramagirl et mon avis est ici

Itaewon class (7,5/10)
Dans mon bilan précédent (ici), je vous évoquais mon enthousiasme pour le début de ce drama. J’étais conquise par les personnages principaux et secondaires, et les relations qui se créaient peu à peu entre eux, mais également par le rythme et l’atmosphère. Malheureusement, à partir de l’épisode 10, ce fut une grande déception. Tout ce qui faisait le charme est mis de côté pour se concentrer sur la résolution de la vengeance, ce que je comprends en soi (il fallait bien conclure) mais cette résolution est très mauvaise : facilités scénaristiques voire incohérences, scènes clichées (la scène sur le pont par exemple)… Tout n’était pas à jeter mais c’était décevant. Et j’avoue, j’aurai aimé un plus grand développement des personnages secondaires. La romance n’est pas terrible non plus.
La belle découverte a été les acteurs (je vais suivre sérieusement la carrière de plusieurs d’entre eux) et le fait d’évoquer des sujets rares à Dramaland comme le racisme et les personnes transgenres (même si ça reste beaucoup beaucoup trop léger). Et j’ai aimé la toute dernière scène de conclusion sur la terrasse. Ce n’est pas un mauvais drama, juste un drama moyen qui m’a beaucoup déçue car il était très prometteur au début.

Love lasts forever – Koi wa Tsuzuku yo Doko Made mo (7/10)
Ce drama est typique de certaines romances japonaises tirées de mangas. Rien d’original. J’ai passé un moment sympa mais je ne retiendrai pas grand chose hormis Karina en sœur exubérante et Sato Takeru que je ne connaissais pas et que je vais essayer de découvrir dans un rôle plus complexe.

Why ru (7/10)
Je n’ai pas du tout accroché avec ce drama et je dois être une des seules. J’ai eu du mal au départ : les personnages étaient très stéréotypés et se faisaient des guéguerres pour des raisons peu crédibles. Je ne déteste pas les histoires qui commencent par la haine pour se transformer en amour, mais j’aime quand c’est plus complexe. De plus, l’humour m’a paru très lourd et il n’a pas du tout pris avec moi. Il y avait beaucoup de clichés qu’on retrouve dans les BL et qui, je pense, commencent à me lasser. J’ai bien compris que c’était (soit disant) pour en jouer (« Zon » pense être un personnage de BL) mais je trouve que, pour le coup, des dramas comme Extraordinary you ou Dramaworld le font beaucoup mieux. D’ailleurs, cette idée-là, assez intéressante, de l’histoire dans l’histoire, est complètement mise de côté et on n’en reparle plus à la fin. J’ai eu l’impression que c’était juste pour justifier le très grand nombre de clichés (le « je tombe dans tes bras » s’est répété un nombre énorme de fois). Je trouvais que les acteurs qui interprétaient Zon et Saifah surjouaient trop au début, au point de donner l’impression de mal jouer. Heureusement, ils se sont petit à petit calmés sur l’humour et le surjeu. J’ai plus accroché à la 2ème partie, mais sans être vraiment emballée J’ai juste eu un sursaut d’intérêt dans les épisodes 9 à 11 mais c’est retombé après : le père qui s’en mêle, le « je te mens pour ton bien », et les malentendus ont eu raison de mon début d’enthousiasme. Par contre, le point très positif de ce drama, ce sont les scènes d’intimité entre Tutor et Fighter. Déjà ce couple casse le côté « petit naïf vs le mec sûr de lui » : celui qui parait au 1er abord plus timide est très entreprenant et celui plein d’assurance est souvent intimidé. J’ai beaucoup aimé l’acteur qui joue Fighter, c’était son 1er rôle et il s’est très bien débrouillé, surtout que certaines scènes étaient improvisées d’après ce que j’ai compris. Et le grand plus de ce drama : nous avons le droit à de vrais scènes de baisers et plus si affinités. 😉 Il donne très chaud ce drama !! Et je ne remercierai jamais assez Aurélie (le monde de Sayu) de m’avoir conseillé d’écouter l’épisode 9 au casque. XD

Sawako – Kimi Ni Todoke (saison 1 : 8/10 – saison 2 : 6/10)
Comme il allait disparaitre du catalogue de Netflix, je me suis dit que c’était l’occasion de voir cet anime qui traine dans ma liste depuis très longtemps. Je ne connaissais pas du tout le manga, donc c’est avec un regard neuf que j’ai découvert cette histoire. La saison 1, sans être extraordinaire, était sympathique et mignonne. Les personnages étaient attachants, ce n’était pas trop cliché et manichéen et l’humour était très très sympa. L’anime évoque surtout les relations amicales qui se construisent peu à peu au sein d’un groupe d’adolescents et insiste beaucoup sur l’importance de la communication. Il y a des scènes très choupis. J’ai adoré les 2 meilleures amies de l’héroïne. Par contre, la saison 2 est très décevante. La romance fait trois pas en arrière !?! Comme si on repartait encore plus en arrière qu’au début de la saison 1. Et surtout, elle devient clichée avec un triangle amoureux et des malentendus qui s’enchainent. Au final, l’ensemble reste néanmoins sympathique et feel good.

Tree of heaven (6/10)
Ce visionnage a été très laborieux et j’ai sauté beaucoup de passages. L’idée de départ était intéressante et j’ai aimé le personnage principal masculin. Il m’a beaucoup touché et je salue l’acteur qui a réussi à donner un côté « animal » mélangé à un côté « enfant » à ce personnage. En tout cas, il était très charismatique. Mais la réalisation était terrible ! Beaucoup (beaucoup) trop larmoyante. Les héros passent les deux tiers du drama à pleurer. Et quand je dis « deux tiers », ce n’est vraiment pas exagéré ! Je ne supportais plus de voir Park Shin Hye pleurer en criant « Oppa ! oppaaaaa » en courant après la voiture. C’était lourd, très lourd ! Trop de larmes tue les larmes… Moi qui pleure facilement, j’étais complètement insensible aux malheurs de cette pauvre fille et je pestais devant tant de bétises. Son personnages est une petite chose fragile qui passe son temps à subir tout ce qui lui arrive, sans réagir (sauf pleurer bien sûr). Je mets ça sur le compte de l’époque : il est sorti en 2006 (même s’il y a des personnages féminins plus forts dans d’autres dramas de cette époque) et je pense que la même histoire, à notre époque, avec un personnage féminin plus fort et moins de larmes, pourrait être intéressant. Le côté mafia aurait pu être plus exploité aussi. J’ai dû sauter toutes les scènes larmoyantes sur fond musical pleurnicheur et les flashbacks soit la moitié du drama. 😕 Bref ! je ne vous le conseille pas !

Dramas en cours

A piece of your mind (8/12)
Tout en parlant d’un thème dur, ce drama est très doux. Il a une belle atmosphère et prend le temps. Il est très touchant et j’aime beaucoup les personnages. Je suis conquise. Je croise les doigts pour qu’il se termine aussi bien qu’il a commencé car il a été raccourci de 4 épisodes, faute d’audience en Corée.

Meow (4/16)
Je suis une amoureuse des chats donc je ne pouvais pas passer à côté de ce drama. Pour l’instant, j’accroche bien. C’est mignon, les personnages sont intéressants et j’ai vraiment envie de voir la suite. Je suis juste curieuse de voir comment ils vont gérer la romance et le fait que le Héros est un chat. En tout cas, je sens se profiler chez moi un Second lead Syndrome.

The Scholar who walks the night (11/20)
Pour valider une case du jeu « Snakes and ladders » auquel je participe (ici), je devais regarder un drama dans lequel il y a une créature magique. J’ai choisi les Vampires de The Scholar. Ce n’était pas une bonne idée. J’ai vraiment du mal avec ce drama. Le début ne commençait pas trop mal mais passés les 3 premiers épisodes, le drama est devenu cliché, ennuyeux et rempli de facilités scénaristiques. Je dois me forcer pour le regarder.

Reply 1988 (2/16)
Je recommence Reply 1988 pour la 4ème fois mais c’est avec plaisir que je partage cette fois-ci mon visionnage avec Jodie du Coin de Jodie qui le découvre pour la première fois. On regarde un épisode par jour, on l’aura donc terminé durant le mois de mai. Et je me régale toujours autant. ❤️

With you (11/24) – Prison playbook (9/16) – Todome no kiss (1/10)
Ces 3 dramas ont pâtis de mon éparpillement. Je ne les ai pas avancés. Je les reprends sans faute ce mois-ci. Je compte en terminer au moins 2 sur les 3.

Films vus

Les herbes flottantes – Ozu – 1959

Les herbes flottantes (Floating weeds) (9/10)
J’ai beaucoup aimé cette première rencontre avec le réalisateur Ozu. Le film s’ouvre sur des scènes d’une grande sérénité dans ue village ancien insulaire (très beau), mais peu à peu les personnages commencent à se confronter. Ce film parle de secrets de famille et de regrets. Il alterne gravité et légèreté. C’est touchant.

Pour le mois de mai, je vais terminer A piece of your mind, Meow et Reply 1988. Je vais essayer de terminer ou avancer les autres. J’ai aussi un visionnage commun qui va commencer : Love by chance, un BL thaïlandais que j’avais beaucoup aimé mais comme la saison 2 sort cet été, je suis contente de me le remettre en tête avant d’enchainer avec celle-ci. Et il faut que je prépare ma « recommandation des internautes » du mois de mai, le thème est « Noona romance ». J’ai déjà une petite idée de celui que je vais proposer mais comme je l’ai vu il y a bien 3 ans, je vais le revoir pour me le remémorer.
Et je compte visionner plus de films. De faire mon alphabet des films asiatiques m’a bien motivé pour en voir ou revoir plus.

Et vous qu’avez-vous vu au mois d’Avril ? que regardez vous en ce moment ? N’hésitez pas à venir en parler en commentaire.

[Tag] Alphabet des films asiatiques

Alphabet des films asiatiques

Dans la lancée de l’alphabet des dramas, Jodie (du « Coin de Jodie ») et moi avons décidé de faire un « Alphabet des films asiatiques » (le sien est ici).
Le principe est simple : 1 lettre = 1 film. Et pour éviter d’avoir trop de trous, et pour tricher un peu car j’avais plusieurs films « coups de cœur » pour une même lettre 😀 j’utilise des jokers grâce auxquels je peux mettre un film qui ne commence pas par la lettre attendue.
C’est avec un grand plaisir que j’ai renoué avec les films qui avaient façonné mon amour pour le cinéma asiatique. La plupart de ceux que je vais citer, je les ai vus à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Si vous ne connaissez pas le cinéma de ces années-là, vous trouverez peut-être de quoi remplir vos listes de films à voir. En tout cas, j’espère vous donner envie d’en voir certains car ce sont vraiment de très bons films, dans des styles différents, et beaucoup sont devenus depuis des « classiques ».

1, 2, 3…

7 samouraïs – Kurosawa Akira –
1954 – Japon

7 samouraïs (les)
Dans la société médiévale japonaise, des villageois sans cesse attaqués par des bandits demandent à des Samouraïs de les défendre. Sur cette simplicité d’intrigue va se développer une histoire très riche et intense, mêlant aventure trépidante, drame social et questions philosophiques sur le sens de la vie et le sacrifice. Ce film riche est porté par un souffle épique. Je me souviens de personnages très charismatiques, de touches d’humour et de plans d’une grande beauté. Avec ce film, j’ai découvert un grand maitre du cinéma asiatique : Akira Kurosawa, mais aussi un acteur incroyable Mifune Toshirō. J’ai vu depuis plusieurs œuvres de ce cinéaste et je suis conquise à chaque fois. Les 7 Samouraïs reste toutefois mon préféré. Par contre, je vous préviens : ce film dure 3h20 (ce qui m’a surprise car je ne me souviens pas du tout de lui comme d’un film « long »).

A.

Akira – Ōtomo Katsushiro –
1988 – Japon

Akira
Ce film cyberpunk, vu quand j’avais environ 16 ans, fut une véritable claque. Il m’a fait découvrir l’univers du manga car je me suis précipitée sur les supports papier, mais aussi il a eu une grande influence dans mon goût pour les livres/films/mangas d’anticipation et d’univers post-apocalyptiques (avec Ghost in the shell et le manga Gunnm que j’ai vu/lu dans la même période). L’histoire est très riche et complexe et elle a une grande portée philosophique (d’ailleurs, je ne pense pas avoir tout compris à mon 1er visionnage, du haut de mes 16 ans, mais j’avais adoré m’être triturée le cerveau). On est plongé dans un monde cruel, violent, dérangeant et intense. Un monde très pessimiste. On est comme « fasciné » . Un film qui laisse une trace.

B.

Burning – Lee Chang Dong –
2018 – Corée

Burning
Ce film a été aussi une claque quand je l’ai vu au cinéma. J’aime les œuvres déroutantes qui se dérobent à notre compréhension, les œuvres qui me sortent de mon confort, et ce fut le cas avec ce film. Il est adapté d’une nouvelle de Murakami Haruki (Les granges brûlées) qui est l’un de mes auteurs préférés et on y retrouve sa touche : l’étrangeté qui vient pénétrer petit à petit la banalité. L’histoire simple au premier abord m’a happée et fascinée par sa complexité (à travers les thèmes de l’abandon des campagne, de l’errance et de l’ennui d’une génération qui se cherche…), par son atmosphère dérangeante et déroutante, et par le travail de photographie sublime. Je me souviens de plans superbes, notamment une scène de danse envoutante au coucher de soleil sur la musique de Miles Davis. L’ensemble de la musique instrumentale participe à cette tension oppressante mais aussi elle nous envoute. Et les acteurs sont tous incroyables. Yoo Ah In a confirmé mon amour pour lui. Il est dur de parler en quelques lignes de ce film, tellement il est riche, dur à définir et il faudrait un article pour lui seul (c’est une idée !). Pour résumer, si vous aimez être surpris, ne pas avoir une histoire lisse et ne pas avoir forcément de réponses claires dans un film, je vous conseille Burning.

C.

Chungking express – Wong Kar Wai –
1994 – Hong Kong

Chungking express
« Do you like Pineapple ? » ça va être dur de vous parler de ce film qui est mon film préféré de mon réalisateur préféré, avec mon acteur préféré (Tony Leung), mais aussi le premier film asiatique que j’ai vu au cinéma quand j’avais 17-18 ans (lors d’une rétrospective, hein, je ne suis pas si vieille ! 😉 ) C’est dire mon amour et mon attachement pour ce film ! Il était très moderne au niveau de la réalisation et du travail de la photographie (par Christopher Doyle), avec ses flous et ses accélérations, avec sa caméra à l’épaule. De nos jours, on le voit beaucoup, mais à l’époque quel choc ! Le film se partage en deux avec deux histoires et deux manières de filmer : une première partie nerveuse et une deuxième plus lente. Ici, les gens se croisent et se recroisent, le plus souvent sans se rencontrer puis ils se captent quelques instants avant de repartir. Ce ne sont pas des histoires avec un début, une fin et une intrigue. C’est plutôt comme si on captait quelques instants dans la vie de certaines personnes prises au hasard de nos errances dans un quartier de Hong Kong. La réalisation et ce côté « imparfait » des histoires donnent à l’ensemble un côté poétique, une atmosphère envoutante et sensuelle. Un film hypnotique…

D.

Dear ex – Hsieh Ying-Xuan –
2019 – Taïwan

Dear Ex
Un de mes derniers petits coups de cœur. Liu San Lian, femme blessée et excessive, dont le mari vient de mourir, va chez l’amant de ce dernier pour lui demander des compte. On suit l’histoire à travers le regard de son fils, Song Cheng Xi, qui cherche des souvenirs de son père auprès de cet homme (Jay joué par Roy Chiu). Tous les deux vont s’aider dans cette période de deuil. Et par des flashback nous apprenons peu à peu l’histoire de ce père mort, de son mariage avec Liu et de son amour pour Jay. Ce film se construit petit à petit sous nos yeux et chaque personnage acquière une belle profondeur. Il interroge des thèmes comme l’amour, l’homosexualité, la famille et le deuil. C’est une histoire très touchante et riche en émotions. Mais il y a aussi des touches d’humour. Dear ex a une belle atmosphère et cela vient en partie d’une très belle OST (notamment le morceau nostalgique « Balli« ).

E.

Epouses et concubines –
Raise the red lantern
– Zhang Yimou – 1991 – Chine

Epouses et concubines (Raise the red lantern)
C’est le premier film asiatique (hors animation) que j’ai vu, quand j’avais 16-17 ans et j’ai tout de suite été fascinée par la culture chinoise et par cette histoire dure. Dans les années 1920, une jeune fille de 19 ans est obligée d’épouser un riche seigneur de 50 ans qui a déjà 3 femmes. La concurrence est rude entre ces dernières et elles ne voient pas d’un bon œil l’arrivée de cette nouvelle femme. Chaque soir, le seigneur décide dans quelle maison il va passer la nuit et une lanterne rouge est allumée pour signifier sa présence. Les femmes usent de stratagèmes et de coups bas pour être la femme choisie. Nous plongeons dans un huit-clos intense, un monde oppressant de rivalités et de méfiance. Ce film est également magnifique dans les décors et les costumes. Gong Li est juste superbe dans le rôle de la 4ème épouse. Zhang Yimou était un réalisateur phare de ces années-là et je vous conseille vraiment ce film (ainsi que Vivre ! et The Road Home).

F.

Fallen Angels – Wong Kar Wai –
1995 – Hong Kong

Fallen Angels
On retrouve dans Fallen Angels beaucoup d’éléments cinématographiques que j’avais aimés dans Chungking Express du même réalisateur : ralentis/accélérations, personnages qui se croisent, tranche de vie, atmosphère électrique et poétique… On y retrouve la même énergie et ce mouvement bouillonnant du monde urbain. Pas étonnant en fait quand on sait que l’une des histoires qu’on suit ici était prévue pour être dans Chungking Express. Ce film évoque des « Anges déchus » du Hong Kong des années 90 : un tueur à gage, une femme qui lui sert d’agent, une jeune femmes qui veut se venger d’un amour déçu et un garçon muet qui déambule dans les rues. C’est poignant, drôle et sensuel.

G.

Ghost in the shell – Oshii Mamoru –
1995 – Japon

Ghost in the shell
Je l’ai vu peu de temps après Akira et ce fut tout autant une claque. Dans un Japon futuriste sombre, une cyborg policière est à la recherche d’un hacker mystérieux. Ce dernier lui permettra-t-il d’obtenir des réponses à ses questions existentielles ? Entre film d’action et questionnements métaphysiques, Ghost in the shell est une œuvre riche, complexe et intense. On pense au romancier Philip K. Dick et à l’adaptation d’un de ses romans (Blade Runner – tiens un autre de mes films cultes), car comme lui, Oshii interroge, à travers les réflexions d’un robot, notre propre humanité. L’OST est une pure merveille avec ses chœurs et ses percutions. La qualité du dessin est incroyable; l’animation est fluide; ce film n’a pas vieilli. Il reste l’un des chefs d’œuvre de l’animation japonaise et un incontournable.

H.

Happy together – Wong Kar Wai –
1997 – Hong Kong

Happy together
Oui, encore un Wong Kar Wai, mais promis, c’est le dernier (même si c’est à contrecœur) XD
Ce film se passe en Argentine, sur des airs de Tango, et évoque la relation intense de Lai (Tony Leung) et Ho (Leslie Cheung). Quel culot a eu Wong Kar Wai pour réaliser en 1997 cette histoire homosexuelle avec deux des plus grandes stars du cinéma hong-kongais de ces années-là ! Bravo aux acteurs aussi qui ont accepté de jouer dans ce film. Et ils le font merveilleusement bien, avec une alchimie incroyable (et un charisme ! je vous ai déjà dit que je suis amoureuse de Tony Leung depuis que j’ai 18 ans ? Et Leslie Cheung est juste magnifique aussi, hein Jodie ?). Happy together est un film fiévreux, sensuel et envoutant, d’une grande beauté photographique. [petite anecdote : Neo dans le drama thaïlandais 3 will be free a une affiche de ce film sur le mur de sa chambre]

I.

Infernals affairs – Adrew Lau –
2002 – Hong Kong

Infernal affairs
J’aurai pu mettre In the mood for love de Wong Kar Wai qui est une pure merveille mais je me suis dit que je vous avais assez vendu ce réalisateur (je pense que vous avez compris maintenant qu’il faut voir au moins un de ses films). C’est toutefois un autre film avec Tony Leung que je vous présente maintenant. Infernal Affairs est un policier intense, au scénario complexe et intelligent et aux acteurs parfaits (je vous ai déjà parlé de Tony ? et le grand Andy Lau). Deux taupes infiltrées : un flic infiltré dans la mafia et un mafieux infiltré dans la police. Qui découvrira l’autre en premier ? Cette histoire vous dit peut-être déjà quelque-chose. Normal, Martin Scorcese a repris cette histoire pour faire le très bon film Les infiltrés (que je vous conseille mais après Infernal affairs bien sûr). Le résultat est un film prenant, noir et à très grand suspens.

J. Joker

Hana-bi – Kitano Takeshi –
1997 – Japon

Hana-bi
Autre réalisateur majeur des années 1990 (et début 2000) que j’aime beaucoup : Takeshi Kitano. Hana-bi (« feux d’artifice » en japonais) est le premier film que je voyais de ce réalisateur et ce fut un gros coup de cœur. Ce que j’aime chez ce réalisateur, c’est ce mélange de violence froide et de poésie, de dureté et de tendresse, de grotesque et de sublime… Le rythme est lent, il y a peu de dialogues et beaucoup de monologues. C’est un film essentiellement contemplatif et mélancolique. Il est sublime et très touchant.

K.

Kikujiro – Kitano Takeshi –
1999 – Japon

Kikujiro
Autre petite perle de Kitano Takeshi, L’été de Kikujiro est un film très touchant. C’est l’histoire d’un petit garçon qui part à la recherche de sa mère qu’il ne connait pas, accompagné d’un vieux yakusa misanthrope. C’est simple et beau. Mais c’est aussi très drôle, proche du burlesque des films muets (Charlie Chaplin, Buster Keaton). Le tout magnifié par la musique de Joe Hisaishi (vous savez, le compositeur des films de Miyazaki, qui a aussi fait celle de Hana-bi). La relation entre les deux personnages s’apprivoisant l’un l’autre est un des points forts de ce film et nous offre des moments très touchants. Un joli road-movie poétique…

L.

Little forest – Yim Soo Rye –
2018 – Corée

Little forest
Ce film a été une pause dans ma vie active de citadine, tout comme l’héroïne qui revient dans son village après s’être « perdue » dans la grande ville. Elle retrouve les plaisirs simples de la vie à la campagne au rythme des saisons. L’histoire est simple et il ne se passe pas beaucoup de choses mais ça a suffi à m’enchanter. J’ai aimé que mes différents sens soient sollicités, j’ai aimé voir l’héroïne cuisiner les produits qu’elle avait cultivés ou trouvés dans la nature, j’ai aimé le côté contemplatif et lent et les longs plans fixes sur la nature changeante selon les saisons, j’ai aimé la voir renouer avec ses amis d’enfance. Un film plein de douceur de vivre, qui évoque aussi la transmission familiale. Un petit film doudou…

M.

Memories of murder – Bong Joo Ho –
2003 – Corée

Memories of murder
J’ai découvert le réalisateur Bong Joo Ho avec ce film, vu au cinéma. Basé sur les meurtres en série de la fin des années 80 que l’on retrouve également dans plusieurs dramas (Tunnel, Signal, Gap Dong...), Memories of murder est un polar intense, sombre et poignant. Mais comme à son habitude, Bong Joo Ho joue avec le genre et y rajoute sa patte : ce réalisme social et cet humour burlesque et déjanté qui parsèment ses œuvres. L’enquête est captivante et nous prend aux tripes, jusqu’à un final d’une intensité incroyable. J’ai adoré cette fin. La prestation des acteurs était parfaite (comme toujours chez Song Kang Ho, la muse de Bong Joo Ho). Un gros coup de cœur…

N.

Notre petite sœur – Kore-Eda Hirokazu
– 2015 – Japon

Notre petite sœur (our little sister)
C’est le premier film que j’ai vu du réalisateur Kore-Eda qui me faisait pourtant de l’œil depuis Nobody Knows que je voulais voir au cinéma en 2004. Il m’aura fallu 15 ans pour enfin découvrir ce réalisateur majeur du cinéma japonais. Notre petite sœur n’est pas son film le plus connu mais j’ai été séduite par cette histoire de sœurs. En allant aux funérailles de leur père qu’elles n’ont pas vu depuis des années, trois femmes rencontrent leur demi-sœur de 14 ans. Elles l’invitent à venir vivre chez elles. C’était une belle histoire touchante et douce, sur les liens familiaux et la sororité. C’est un film tendre et bienveillant, lumineux et frais, porté par des actrices superbes. Kore-Eda filme ici tout en délicatesse les petites choses du quotidien, faisant appel à nos sens. Un film contemplatif. J’ai eu un coup de cœur pour la maison et son jardin.

O.

L’odeur de la papaye verte –
Tran Anh Hung – 1993 – Vietnam

Odeur papaye verte (l’)
Ce film franco-vietnamien est sûrement celui de l’alphabet qui a le plus une valeur particulière pour moi. C’est le 2ème film asiatique que j’ai vu, quelques jours après Epouses et Concubines, et c’est lui qui m’a fait découvrir un réalisateur qui a eu une grande importance dans ma vie. Durant mes études en Cinéma, j’ai commencé un mémoire en Master 1 sur « les sens et les sensations » dans son œuvre. Je n’ai pas pu le terminer car il a fallu que je travaille mais ce projet reste au fond de mon cœur. Bref, tout ça pour dire que j’aime ce film d’un grand amour : il me déclenche, à chaque fois que je le vois, des frissons et il m’émeut (tout comme Cyclo et A la verticale de l’été qui constituent son triptyque sur le Vietnam). A cause de son histoire d’abord : on suit Mui, petite servante au service d’une famille riche, dans sa vie quotidienne, puis on la voit devenir femme. Mais surtout pour cette façon qu’à le réalisateur de rendre ses films sensibles et sensuels, c’est à dire de solliciter tous nos sens (même le toucher), à travers des plans sublimes et le travail sonore. Je pourrais vous parler pendant des heures de ce film (et des 2 autres), mais je suis en train de me dire qu’il faudrait plutôt que je fasse un article à part, sorte de résumé de mon année de recherche sur Tran Anh Hung. Pour faire court en attendant, je vous dirais que c’est un film délicat, subtil, reposant et contemplatif.

P.

Parasite – Bong Joo Ho –
2019 – Corée

Parasite
Mon grand coup de cœur 2019. Bong Joo Ho est vraiment un grand réalisateur. Il arrive dans chacun de ses films à se renouveler tout en gardant son style, que ce soit dans un film d’horreur (The host), un policier (Memories of murder), un drame (Mother) et ici dans ce thriller proche d’un Hitchcock ou d’un Claude chabrol. C’est un film humain, moderne, intense, dérangeant, intelligent, prenant, déroutant, déjanté, absurde… Bong Joo Ho est un spécialiste pour mélanger les genres : de la comédie burlesque au drame familial en passant par la satire sociale et le thriller. Les acteurs sont tous impeccables. Le rythme est parfait, alternant scènes intenses et scènes calmes. Dans ce « huit-clos » oppressant, la tension grimpe jusqu’au bouquet final, nous laissant lessivés…

Q. Joker

Princesse Mononoke – Miyazaki Hayao – 2000 – Japon

Mononoke
C’est mon premier Miyazaki et je l’ai vu au cinéma. Cette ode à la nature et au merveilleux fut une véritable claque ! Cette fable écologique interroge notre place dans la nature et sur ce que nous en faisons, mais sans tomber dans la morale lourde. On est loin d’un message manichéen (« les méchants humains qui détruisent la forêt et les gentils dieux de la forêt »). Nous sommes juste devant des humains qui essaient de survivre et une nature sauvage qui se protège, et entre les deux il y a Ashitaka et Mononoke. C’est beau, fort et intense. C’est l’œuvre la plus sombre et adulte de ce réalisateur, il me semble. J’étais complètement fascinée par cet univers foisonnant de divinités, par la beauté de cette forêt, par l’imaginaire poétique de Miyazaki. J’ai vu la plupart de ses autres œuvres au cinéma et je ne me lasse jamais de son univers.

R.

Ring – Nakata Hideo –
1998 – Japon

Ring
Pour moi, l’un des films d’horreur les plus efficaces. Les Japonais sont très forts pour créer une atmosphère oppressante et effrayante avec peu de moyens (je pense aussi à Kaïro de Kurosawa Kiyoshi). La scène de Sadako sortant du puits appartient maintenant à l’imaginaire collectif et beaucoup de gens la connaissent sans avoir vu le film. C’est le propre d’un film devenu culte et qui a fortement influencé le cinéma horrifique international. Avec son travail du son, des reflets et ombres mais également de tout ce qui se passe hors cadre, le réalisateur réussit à créer une tension insoutenable.

S.

Sunny – Kang Hyung Cheol –
2011 – Corée

Sunny
Une histoire d’amitié sur un air de nostalgie (les 80’s), vous vous doutez que je me suis précipitée sur ce film. Et j’ai bien fait car il était très intelligemment réalisé. On fait des allers-retours entre le présent et le passé avec ces portraits de femmes à deux époques de leur vie. Ce film parle de la place des femmes dans la société coréenne. Les couleurs très lumineuses, les scènes drôles et décalées mais aussi celles touchantes, l’atmosphère, tout cela fait que le film porte bien son nom. C’est un film riche en émotions et on en sort avec une touche de nostalgie…

T.

Tigre et dragon – Crouching tiger, Hidden dragon – Ang Lee – 2000 – Chine, Hong Kong, Taïwan et USA

Tigre et dragon (Crouching Tiger, Hidden Dragon)
Ce film avait eu un impact important à l’époque de sa sortie. Il avait rendu accessible les films traditionnels Wuxia que quelques cinéphiles amateurs de cinéma chinois connaissaient mais qui étaient inconnus du grand public, dont je faisais partie (j’avais juste vu le premier film de Tsui Hark The Butterflies murders 1979). Ce fut un gros succès public. Et ce film le méritait. Déjà par son casting : Chow Yun Fat charismatique, Michelle Yeoh sublime, Chang Chen fascinant et la jeune et prometteuse Zhang Zi Yi. Mais aussi par sa réalisation efficace avec des scènes éblouissantes de combats aériens, avec des plans, des décors et des costumes sublimes et avec une histoire romanesque intense. Cette fable poétique est un pur divertissement mais sublimé par cette réalisation magnifique. Jubilatoire !

U.

Une affaire de famille – Kore-Eda Hirokazu – 2018 – Japon

Une affaire de famille (Shoplifters)
Ce film est un petit bijou d’humanité et de sensibilité. Nous suivons une famille marginale vivant dans la précarité. Kore-Eda ne juge pas ses personnages, qu’on découvre peu à peu très attachants et touchants, tellement humains. C’est drôle et bouleversant. J’ai beaucoup pleuré. Un gros coup de cœur qui confirme mon amour pour ce réalisateur.

V.

Chihiro – Miyazaki Hayao –
2002 – Japon

Voyage de Chihiro
Deuxième film de Miyazaki que je voyais au cinéma et ce fut tout autant un coup de cœur. Tout comme pour Mononoké, j’ai été fascinée par l’univers riche, complexe et onirique de ce réalisateur. Ce conte philosophique fourmille de détails poétiques et merveilleux. C’est un véritable enchantement autant pour les enfants que pour les adultes.

W.

A Werewolf boy – Jo Sung Hee –
2015 – Corée

(A) Werewolf boy
C’est sûrement le « moins bon » film de ma liste mais il y a toute sa place ici. Il m’a énormément touchée et rien que d’y repenser, j’ai envie de pleurer. C’est une histoire douce et tendre mais aussi extrêmement poignante. Une magnifique relation se crée entre deux personnes solitaires. Si vous doutez des prestations d’acteur de Song Joong Ki, je vous conseille ce film, je pense que votre jugement changera. Il est incroyable ici, il dégage une animalité bluffante et, sans aucun mot, arrive à transmettre, par son visage mais surtout avec son regard, toute une palette d’émotions. Ce film est émouvant et touchant. Le méchant est un peu trop caricatural, la fin est un peu trop larmoyante mais c’est efficace, ce film vous serre le cœur pour ne plus vous lâcher, même longtemps après.

X. Joker

Our times – Frankie Chen –
2015 – Taïwan

Our times
Il manquait une comédie romantique légère et feel-good dans cet alphabet. Voici Our Times ! Une rom-com choupie sur fond de nostalgie, dans le milieu scolaire, avec de l’amitié, des personnages maladroits et touchants, un peu d’humour et un acteur à tomber. Ce film a tout pour me plaire au départ mais on sait très bien que ça ne fonctionne pas toujours. Mais là, la réalisation est efficace ! Le film ne tombe jamais dans la mièvrerie. Il est mignon à souhait, drôle et touchant. Les personnages sont décalés. Je suis complètement tombée amoureuse du personnage de Tsu Tai Yu (Darren Wang) ! J’ai fangirlisé avec le cameo de Andy Lau (l’acteur de Infernals affairs cité plus haut, pour ceux qui auraient du mal à resituer) Et quand le film se termine, on se sent vide. On a envie que ça se prolonge encore…

Y.

Yi yi – Edward Yang –
2000 – Taïwan

Yiyi
Il va être dur pour moi de vous parler de ce film que j’ai vu il y a 20 ans au cinéma et que je n’ai pas revu depuis. je me souviens que j’avais beaucoup aimé cette chronique familiale. Dans mon souvenir, on suit les membres de la famille à travers les yeux d’un petit garçon et de son appareil photo. Je me souviens d’un film simple, sensible et touchant, de longs plans fixes et contemplatifs. Il est bien sûr dans ma liste de films à revoir.

Z. Joker

Crazy Kung-fu – Kung-fu hustle
– Stephen Chow – 2004 – Hong Kong

Kung-Fu Hustle
J’aurai aussi pu choisir le tout aussi déjanté Shaolin soccer du même réalisateur/acteur. C’est un film mêlant action et comédie complètement barrée, à l’humour burlesque et absurde. Le réalisateur multiplie les références (film de Kung Fu, western spaghetti, Les 7 samouraïs, cartoons, comédies musicales…) comme une sorte de déclaration d’amour au Cinéma. Il n’est pas sans défauts mais si vous voulez quelque chose de très drôle, sans prise de tête et intelligemment fait, essayez Kung-Fu Hustle ou Shaolin soccer.

Bilan

J’ai vraiment aimé réaliser cet alphabet car il m’a plongé dans beaucoup de souvenirs et d’émotions (ressenties lors de mes différents visionnages). Les deux-tiers des films de ma liste sont de la fin des années 90 ou du début des années 2000. C’était une période où j’allais énormément au cinéma et où je regardais beaucoup de films. J’ai par contre un grand vide entre 2004 et 2015. Il va falloir que je comble ce manque et que je découvre les perles de cette période-là.
Le Japon est très représenté avec 10 films. Viennent ensuite la Corée (6) et Hong Kong (5), puis enfin Taïwan (3) et la Chine (2). Le petit ovni est le film Vietnamien (L’odeur de la papaye verte).
J’aurai aimé pouvoir mettre plus d’œuvres de Wong Kar Wai, de Bong Joo Ho, de Kitano ou de Miyazaki. J’aurai pu mettre également Farewell my Concubine de Chen Kaige, Shara de Naomi Kawase, The Killer de John Woo, Old Boy de Park Chan Wook ou Perfect Blue de Kon Satoshi… Mais il a fallu faire des choix. Au final, j’aime beaucoup cette liste qui représente bien mes goûts : les films contemplatifs qui font appel à nos sens, les films sur la famille et/ou sur l’amitié, les thrillers sombres et prenants, les films aux univers futuristes avec des réflexions métaphysiques, les films ovnis ou déroutants.
Je vais essayer de revoir la plupart de ces films (en tout cas les plus anciens) et j’en ferai peut-être des articles. Si vous voulez en savoir plus sur certains d’entre-eux, n’hésitez pas à en faire la demande. Ça sera une bonne opportunité et motivation pour me replonger dans leurs univers. 😉

Avez-vous vus quelques-uns de ces films ? Y a-t-il certains de vos coups de cœur parmi eux ?
Quel est l’alphabet de vos films ? N’hésitez pas à faire votre propre liste sur votre blog ou en commentaire. J’aime découvrir de nouvelles choses. ^^

[Tag] L’alphabet des dramas

L’alphabet des dramas

Enthousiasmée par l’article de Sandrine Silve (ici) d’après une idée de la youtubeuse Daejee (ici), j’ai décidé de me lancer dans mon alphabet des dramas. Le principe est simple : 1 lettre = 1 drama. Commençant par la lettre évidemment. Étant depuis peu à Dramaworld, ma liste de dramas n’était pas assez étoffée pour remplir toutes les lettres. Il me manquait 6 lettres mais plutôt que de les gâcher, j’ai repris l’idée des filles de Dramaic (ici) : utiliser des jokers et placer des dramas qui ne commencent pas par la lettre. J’avoue que ça m’a « sauvée » car je n’arrivais pas à me décider entre 2 voire 3 dramas pour une même lettre, et j’ai pu caser presque tous mes grands coups de cœurs ou dramas importants pour moi. Voici donc le résultat :

A.

Age of youth saison 1 et 2 – 2016 et 2017 : Ce drama en 2 saisons a été un gros coup de cœur. J’ai un gros faible pour les dramas chorales et les histoires d’amitié. On suit les aventures d’une bande de colocataires, toutes uniques en leur genre. Le drama aborde des petites histoires simples et légères mais évoque également des sujets plus durs. C’est très drôle mais aussi très touchant.

B.

Bad guys – 2014 : C’est un très bon thriller avec des acteurs charismatiques et une histoire bien ficelée. Le rythme est très prenant et intense, mariant parfaitement scènes d’action et scènes plus intimistes et psychologiques. On s’attache petit à petit aux personnages, ce qui n’est pas gagné au départ car ce sont des « bad guys » qu’on a sortis de prison pour résoudre des enquêtes. Le choix des acteurs y est pour beaucoup, ils sont tous impeccables dans leur rôle (Ma Dong Seok, Kim Sang Joong, Jo Dong Hyuk, Park Hae Jin et Kang Ye Won). C’est très intéressant de voir comment ils « apprennent » progressivement à travailler ensemble malgré leurs personnalités très fortes et comment ils s’apprivoisent petit à petit.

C.

Cruel city – 2013 : J’ai adoré ce drama, même s’il a quelques défauts dans la 2ème moitié. J’étais complètement conquises par les aventures du « Fils du docteur » (Jung Kyung Ho, je suis tombée amoureuse) au sein de la mafia et par les personnages secondaires : Madame Lee (Kim Yoo Mi), son ami Soo (Yoon Hyun Min) et surtout Safari (plus je découvre Choi Moo Sung et plus j’adore cet acteur). De l’autre côté, on a un flic (Lee Jae Yoon) qui veut venger la mort de sa fiancée et n’hésite pas à sacrifier la petite « sœur » de cette dernière. Ce drama est intense émotionnellement, avec des passages très touchants, des révélations et beaucoup de suspens. Et une romance (juste ce qu’il faut, pas envahissante, mais assez présente pour qu’on s’attache encore plus au héros).

D. Joker

A love so beautiful – 2017 : J’ai découvert les dramas scolaires chinois avec ce drama et ce fut un véritable coup de cœur. J’ai aimé l’atmosphère douce qui s’en dégageait. C’était mignon, tendre et touchant. Un drama feel good. J’ai aimé cette histoire d’amitié mais également cette belle romance. Même si depuis j’ai compris que ce genre reprend presque toujours les mêmes codes (clichés ?), et que c’est le cas aussi pour A love so beautiful, ce drama garde une valeur particulière pour moi en tant que 1er. Et je pense que malgré ça, il reste un des meilleurs du genre (je dois le revoir cette année pour confirmer mon ressenti, maintenant que j’ai vu beaucoup de scolaires chinois)

E. Joker

Go back couple – 2017 : Ce drama m’a laissé un grand souvenir. Il est à la fois très drôle et en même temps, très touchant. Un couple qui divorce se retrouve projeter plusieurs années en arrière, à l’époque de leur rencontre. Pleins de colères et de ressentiment, ils vont tout faire pour s’éviter et ne pas reproduire les mêmes bétises. Les acteurs principaux et secondaires sont superbes. (Dernièrement, j’en ai beaucoup parlé, j’ai revu quelques scènes et j’ai vraiment envie de le revoir !)

F.

Fight for my way – 2017 : J’ai un attachement particulier pour ce drama que j’ai vu au début de mon aventure de dramavore. Je n’avais vu jusque-là que des romances très clichées plus ou moins sympathiques (Boy over flower, Love in tokyo, Good Morning Call, the Heirs, She was Pretty…). Fight for my way s’est complètement démarqué. Il a un côté plus tranche de vie et réaliste. Pas de fils Chaebol, très beaux et intelligents, pas de gars parfaits et de prince charmants. Et pas de Cendrillon à sauver. Les 4 personnages qu’on suit ne sont pas parfaits, ils galèrent,… et du coup, ils sont tellement humains. Depuis, j’ai vu beaucoup de dramas tranches de vie dont les personnages sont des gens « normaux » mais à l’époque, il a été le premier et ce fut un gros coup de cœur. J’ai adoré le couple Dong Man et Ae Ra, leur amitié qui se transforme petit à petit en amour, leur complicité et leur attachement.

G.

Goblin – 2016 : Je sais que ce drama divise et qu’il n’est pas parfait mais personnellement, j’ai adoré. Peut-être parce qu’à ce moment, j’étais loin de tous réseaux sociaux et que je l’ai vu sans aucunes attentes. Je l’ai déjà trouvé très beau visuellement et il avait une belle atmosphère poétique. J’ai aimé les personnages et leurs relations, avec un gros coup de cœur pour la Bromance entre le Goblin et la Faucheuse. On aurait dit parfois deux sales gosses et ça contrastait avec leur statut. Derrière leurs disputes comme chien et chat, ils avaient un lien fort et affectueux. Ils m’ont beaucoup fait rire tous les deux et m’ont également touchée. Les deux romances ont fonctionné également avec moi. Ce drama m’a créé de belles émotions. Le problème de rythme est une des critiques qui revient souvent. Mais je ne me souviens pas de m’être ennuyée une seconde. Souvent, des petits détails suffisent à faire avancer une histoire et j’aime les petits détails. ^^

H.

Hello monster – 2015 : Hello Monster est un très bon thriller à l’intrigue bien ficelée. Je m’attendais à quelque chose de plus léger et j’ai été étonnée par sa complexité. Il ne laisse pas indifférent. Il nous bouscule car nous entrons dans la tête de psychopathes (est-ce qu’on nait psychopathe ou est-ce qu’on le devient ?) Ce drama m’a pris aux tripes. Les acteurs sont impeccables. Découvrir Seo In Guk après Shopping King Louie et Park Bo Gum après Reply 1988 dans lesquels ils jouent des personnages innocents et naïfs… le contraste était surprenant.

I.

It’s okay that’s love – 2014 : ce drama est un peu un ovni à Dramaland. Je le trouve vraiment à part. Je ne savais pas du tout qu’il parlait des troubles mentaux et de la psychanalyse et j’ai été très agréablement surprise. Mais je peux comprendre qu’il puisse dérouter. J’ai aimé voir la relation se construire entre Jae Yul (Jo In Sung) et Hae Soo (Gong Hyo Jin). Elle est très intense. Ils se réparent tous les deux. C’est très émouvant. J’ai aimé les personnages secondaires et l’amitié entre eux tous. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai choisi cette affiche pour représenter le drama, plutôt que l’affiche originale. Si vous voulez une romance légère, passez votre chemin. Mais si vous voulez une histoire complexe et intense, souvent drôle mais surtout émouvante, je vous conseille ce drama.

J.

Just between lovers – 2017 : C’est encore une histoire de personnes qui se réparent. Kang Doo (Junho) et Moon Soo (Won Jin Ah) sont tous les deux des survivants de l’effondrement d’un centre commercial dans lequel ils ont perdus des proches. Une dizaine d’années plus tard, ils sont encore hantés par ce drame. Les deux acteurs que j’ai découverts dans le drama sont très bons dans ces rôles et réussissent à transmettre une grande palette d’émotions. Ils sont très mignons ensembles et très touchants. J’ai un peu décroché dans les derniers épisodes, au moment où le pathos était à son paroxysme, mais ça reste un très bon drama que je conseille.

K.

Kimi wa petto – 2017 : Je n’ai pas vu la version de 2003 mais j’avais lu le manga, il y a 15 ans environ. J’avais beaucoup aimé cette histoire et je trouve que cette version retranscrit bien les souvenirs que j’ai du manga. Surtout ne vous fiez pas au résumé et au côté à première vu « malsain » de cette histoire : Sumire héberge Takeshi chez elle comme animal de compagnie car il lui fait penser à son ancien chien. Ok, dis comme ça, c’est dérangeant, mais laissez une chance à cette histoire. C’est avant tout la rencontre de deux solitaires, qui ne se sentent pas bien dans ce que la société attend d’eux et qui réagissent différemment à cette pression : l’un en se rebellant et en vivant en marginal et l’autre en essayant de coller à cette image mais en étouffant. C’est une histoire de cohabitation mais surtout de la construction d’un foyer, où chacun peut être lui-même. C’est mignon et touchant.

L.

Light in your eyes – 2019 : Mon dernier grand coup de cœur. J’ai aimé la justesse et l’intelligence du scénario qui ne nous amène pas là où on pensait aller. Ce drama est déroutant, on est perdu, mais quand l’image finale se forme, on est heureux d’être sortis des sentiers battus. Il est très intense émotionnellement et on alterne fous rires et sanglots. Les acteurs sont tous magnifiques et ce fut une très belle découverte pour nombres d’entre eux. Ce drama est un petit bijoux et une magnifique leçon de vie.

M.

Mad dog – 2017 : Quelle affiche horrible ! Ne vous y fiez pas, ce drama est un très bon thriller, au scénario bien ficelé et au très bon casting. On suit une équipe d’enquêteurs de fraudes à l’assurance. En fil rouge, ils essaient de résoudre l’affaire du crash aérien dans lequel est mort la famille de leur chef (Yoo Ji Tae). Le scénario est efficace et nous tient en haleine : il y a beaucoup de suspens et de rebondissements. Les personnages sont très attachants et j’ai adoré suivre les différentes relations au sein de l’équipe. Nous avons le droit à une belle bromance mais également une romance, peu présente certes mais dans laquelle il y a une forte alchimie. Un drama efficace que je vous conseille.

N.

Nobuta wo produce – 2005 : J’ai vu récemment ce classique des dramas japonais. Je préfère prévenir que mon amour pour lui ne vient pas d’une passion pour Yamapi (que je ne connaissais absolument pas, comme tous les autres acteurs XD ) Ce drama a des défauts mais je l’ai adoré. Il a eu une résonance énorme en moi. J’ai adoré voir se construire cette amitié improbable entre les 3 héros. J’ai aimé les voir grandir et évoluer ensemble. Ce drama m’a beaucoup émue et m’a offert un de mes personnages dramatesques préférés : Kiritani Shuji (Kamenashi Kazuya). Ce n’est pas un héros lisse et « charmant » et c’est ce qui m’a plu. J’ai aimé sa complexité, son intelligence et sa manière de manipuler les autres pour être populaire, sans se rendre compte que c’est lui même qui s’est enfermé dans une image, au point qu’il ne sait plus qui il est vraiment. J’ai aimé son évolution et je l’ai trouvé très touchant. Dur de le résumer ici en quelques lignes (il me faudrait tout un article – à méditer…).

O.

One million stars falling from the sky – 2002 et The Smile has left your eyes – 2018 : J’ai du mal à dissocier ces deux dramas qui sont issus de la même histoire (l’un étant l’adaptation de l’autre). J’ai adoré les 2 mais chacun d’une façon différente. Ils ne m’ont pas apporté les mêmes choses, n’ont pas réveillé les mêmes sensations, c’est comme si c’étaient deux dramas différents. Il faut dire que les deux ont une manière très particulière de traiter l’histoire, ils n’ont pas la même atmosphère et les acteurs n’ont pas interprété de la même façon leur personnage. Kimura Takuya (Ryo) a un côté plus animal et Seo In Guk a un côté plus sombre. Tous les 2 sont inquiétants. Leur prestation est exceptionnelle et j’ai beaucoup aimé leur personnage. L’héroïne et son frère sont également interprétés différemment . Bref, deux dramas singuliers à partir d’une même histoire (avec deux fins différentes). Tous les deux sont très bons. Je pense que la version coréenne est plus accessible, déjà car plus récente mais aussi car la réalisation est plus « propre ». J’ai préféré la fin de cette version car la japonaise était « too much » à mon goût (non pas dans le fait de choisir cette fin mais dans le fait de la traiter de manière très mélodramatique). Néanmoins, je crois que j’ai quand même une légère préférence pour la version japonaise et le côté animal de Ryo. Le mieux est que vous regardiez les deux pour vous faire votre propre opinion. 😉

P.

Project S : Skate our souls – 2017 : J’ai eu un gros coup de cœur pour ce drama thaïlandais et il est pour le moment mon préféré pour ce pays. Il parle d’un sujet difficile, la dépression, et il le fait très bien. Que ce soit visuellement quand il essaie de rendre les émotions de Boo et les distorsions spatiales et temporelles dues à la maladie; ou que ce soit dans l’histoire de ce gamin qui essaie de retrouver le goût de vivre à travers le Skate. Au final, c’est surtout un beau drama sur la vie et l’amitié. Il m’a beaucoup touché. Les acteurs sont incroyables, surtout James Teeradon (Boo) qui arrivait par son corps recroquevillé et son regard à transmettre toute une série de micro-émotions. Et j’ai adoré le milieu des Skaters. Bon, je dois dire aussi que je ne suis pas très objective, car j’ai un goût très prononcé pour les films sur le Skate depuis mon adolescence. Je crois que si j’avais été plus audacieuse plus jeune, j’aurais été skateuse et que je vis par procuration cette passion à travers les films et ici ce drama. 🤗

Q. Joker

Moment at eighteen – 2019 : J’ai beaucoup aimé ce drama scolaire. Autant les scolaires chinois sont souvent emprunts de douceur et de nostalgie, autant les scolaires coréens sont souvent durs et évoquent des sujets tels que le harcèlement, la pression scolaire et celle des parents, les pots-de-vin… On retrouve tout ça dans ce drama mais aussi de la douceur à travers la rencontre des deux personnages principaux, Jun Woo et Soo Bin, et de leurs premiers émois amoureux. Il y a aussi de belles amitiés… Ce drama est à la fois doux et dur. Il est surtout très touchant. J’ai beaucoup aimé le personnage de Jun Woo qui est discret et timide, c’est un observateur, mais il se révèle au final très fort et solide. Le casting est impeccable autant chez les lycéens que chez leurs parents et professeurs. Une belle réussite !

R.

Reply 1988 – 2015 : Ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés de le retrouver là. C’est mon drama préféré, vu déjà 3 fois (une fois par an). C’est un drama magnifique sur la vie d’un quartier à travers 5 familles et sur l’amitié, que ce soit celle des parents et celle des enfants. Il m’émeut comme peu d’autres dramas ont réussi à le faire. Mais il me fait aussi beaucoup rire. Que ce soient les parents et les enfants, tous les personnages sont atypiques et haut en couleur. Ils se retrouvent dans des situations souvent cocasses. Ils sont tous très attachants. J’aurai aimé vivre dans ce quartier, avec ces amis, et il est toujours très difficile pour moi de les quitter. La dernière scène est juste magnifique et me serre le cœur à chaque fois, car je dois les laisser partir et il reste en moi une sensation de vide. (Reply 1997 est aussi un merveilleux drama dans lequel on retrouve de sacrés personnalités et une belle amitié)

S.

School 2013 – 2012 : j’aime la série des School et je conseillerais les 3 saisons car les histoires sont totalement différentes. J’ai une légère préférence pour la version 2013 qui suit les professeurs un peu plus que les élèves. Je l’ai vu il y a longtemps déjà (et il faudrait que je le revois) mais je me souviens d’un drama très touchant qui évoque des sujets scolaires difficiles. L’histoire se passent dans l’un des pires lycées de Séoul au niveau des résultats. Débarquent alors deux nouveaux professeurs, une plus idéaliste (Jang Na Ra) et l’autre plus blasé (Choi Daniel), aux méthodes complètement différentes. Ils vont essayer de faire progresser les élèves et de sauver ceux qui « décrochent ». C’est l’un des premiers rôles principaux des tout jeunes Kim Woo Bin et Lee Song Juk, qui vont nous offrir une très belle Bromance.

T.

Tunnel – 2017 : Ce drama est mon policier préféré. Tout fonctionne à la perfection : la réalisation est belle, le scénario est intelligent et bien ficelé, le rythme est intense et sans aucun temps morts, les acteurs autant principaux que secondaires sont incroyables… Je n’ai jamais été autant prise dans un drama. J’étais à fond. J’ai couru avec les personnages, j’ai pleuré et ris avec eux, j’ai eu peur pour eux… Tunnel est un drama très intense que ce soit au niveau du rythme et des émotions. Un gros coup de cœur !

U.

U prince : crazy artist – 2017 : Ce drama court thaïlandais n’est pas sans défauts, mais j’ai adoré suivre les aventures de Mel l’intello et de Hippy le rocker. Dis comme ça, cela fait très cliché, mais tous les 2 n’ont pas les stéréotypes de leurs « clichés ». Hippy est loin du Bad-boys arrogant et Mel a un petit grain de fantaisie. Ce drama est une romance choupinette, très mignonne et sans prise de tête. J’ai aimé la complicité entre les deux. Je pense aussi que j’aime beaucoup ce drama car je me suis reconnue dans le personnage de Mel par beaucoup de côtés et que, à son âge, j’aurai adoré avoir une romance avec un membre d’un groupe de rock. 😉 (Par contre, dans la série des U Prince, je vous déconseille très fortement Handsome cowboy et je ne vous conseille pas les autres)

V. Joker

Hormones saison 1 et 2 – 2013 : Ce drama m’a rappelé les séries scolaires que je regardais adolescentes (Les années collèges, Hartley, ou plus récemment et plus déjantée la série britannique Skins) : il évoque des thèmes comme le sexe, la drogue, l’homosexualité, l’alcool, les premiers émois amoureux, les premières fois… Chaque épisode se concentre sur un ou deux personnages et racontent leur histoire. C’est assez réaliste pour qu’on se dise qu’on a déjà vécu certaines de ses situations. Ce sont des histoires crédibles d’adolescents. Il y a des histoires touchantes, d’autres moins, des personnages auxquels on s’attache, d’autres non. Ce drama est tranche de vie dans le sens où on ne suit qu’une partie de leur histoire, en sachant, comme dans la vraie vie, que l’histoire continue sans nous. (Il y a une saison 3 que je n’ai pas vue encore, avec de nouveaux personnages)

W.

When we were young – 2018 : Ce drama est une perle. J’ai beaucoup d’amour pour lui et il m’habite depuis 6 mois, comme a pu le faire Reply 1988. C’est encore un drama scolaire chinois mais il se démarque vraiment de ceux que j’ai vus jusque-là. Il a quelque chose en plus. C’est un drama sur la famille et sur l’amitié. Il est tendre et doux mais en même temps il évoque des thèmes durs. J’ai aimé les différentes relations qui se créent entre les adolescents, entre eux et leur famille (un gros coup de cœur pour Hua Biao et sa grand-mère). Ces adolescents ont des personnalités assez hautes en couleur, et ils se retrouvent souvent dans des situations cocasses. Il est très drôle mais aussi vraiment touchant. J’ai eu beaucoup de mal à quitter cette bande d’amis, tout comme Reply 1988, mais là où ce dernier nous donnait un aperçu de ce qu’ils seraient adultes, dans When we were young, nous restons frustrés. J’aurai adoré une autre saison ou un nouvel épisode qui nous les montrent 5 ans plus tard. J’en veux encore !!!

X. Joker

The Tale of NokDu – 2019 : Le seul historique de ma liste et je me doute qu’il doit y en avoir des meilleurs du point de vue « historique » justement. Mais c’est un genre que je connais peu et NokDu est le meilleur que j’ai vu jusque-là. Déjà, il est très beau visuellement. Chaque plan et décor sont travaillés avec énormément de soin et le rendu est incroyable. J’ai dû faire plus d’un millier de captures d’écran. Les acteurs principaux et secondaires sont tous impeccables (il y a un casting assez incroyable). Bravo à Jang Dong Yoon qui arrive à être très drôle en femme, sans jamais tomber dans le ridicule et le sur-jeu ! Les personnages sont tous travaillés avec soin et il y a de sacrés personnalités. J’ai eu plusieurs gros coups de cœur notamment pour le Second Lead qui est beaucoup plus complexe que ce qu’il laissait présager au départ. J’ai adoré toute la première partie qui se passe dans le village des veuves. Elle est très drôle. J’ai aimé cette communauté de femmes fortes et solidaires mais également les Gisaengs (courtisanes) qui les soutiennent. La romance est très mignonne. La 2ème partie est plus politique et plus sombre et offre aussi son lot d’émotions. Nokdu est un drama efficace et très prenant.

Y.

Your honor – 2018 : J’ai failli abandonner le drama au bout de 2-3 épisodes car je n’accrochais pas du tout au jeu (ou plutôt « sur-jeu ») de Yoon Shi Yoon, qui n’allait pas du tout dans le contexte « sérieux » du reste du drama. Mais comme j’abandonne rarement, je me suis accrochée… et j’ai bien fait. J’ai aimé ce drama, malgré les clichés et les facilités scénaristiques. Yoon Shi Yoon se calme petit à petit pour devenir plus fin, moins exubérant, et pour laisser parler des émotions « vraies » (même s’il garde toujours sa tête de sale gosse… mais il était mimi). Il devient un personnage très touchant. Et il est impeccable également dans le rôle de son jumeau rigide et posé. J’ai beaucoup aimé l’actrice Lee Yoo Young et son personnage très délicat et introverti. Leur duo a merveilleusement fonctionné avec moi. J’ai trouvé vraiment très touchant leur relation et la scène finale m’a donné des papillons dans le ventre. Les autres acteurs sont impeccables et toute la partie « intrigue » m’a intéressée.

Z. Joker

Allez, je triche : les dramas que j’aurai voulus mettre dans cet alphabet…

Weightlifting Fairy Kim Bok Joo – 2016 : une des romances les plus choupis et un drama « bonbon ».
Because it’s the first time – 2015 (8 ep.) : une belle bande de potes et une fin surprenante pour DramaLand.
Because this my first life – 2017 : une romance étonnante qui commence à l’envers, entre deux solitaires.
What did you eat yesterday ? – 2019 : un tranche de vie autour d’un couple homosexuel et de la nourriture.
He is psychometric – 2019 : un thriller intense émotionnellement.
Let’s eat 1 et 2 – 2013 et 2015 : des romances et beaucoup beaucoup de nourriture…

Et Save me, Romantic doctor teacher Kim, 3 will be free… il y en a trop !!! 😱😱😱

Bilan de l’alphabet :

Comme vous l’avez vu, mon alphabet est essentiellement composé de dramas coréens : seulement 3 dramas japonais, 2 chinois, 3 thaïlandais et 0 taïwanais. Mais je regarde depuis 1 an seulement les dramas de ces pays et il me reste beaucoup de perles à découvrir. Ce sont aussi (hormis 2) des dramas produits dans la dernière décennie.
Les genres qui reviennent souvent sont : les thrillers/policiers, les romances et les scolaires mais je crois que l’élément qui est le plus présent et auquel je suis le plus sensible (je m’en rends compte de plus en plus), c’est l’amitié que l’ont retrouve d’une manière importante dans les Reply, Age of youth, Nobuta, When we were young et Because it’s the first time mais qui est présent également dans Fight for my way, A love so beautiful, Moment at eighteen, Hormones, Mad dogs, Tunnel, Go back couple, Skate our souls.
Enfin, plus discrètement, on retrouve plusieurs dramas nostalgiques (retour dans le passé) : Reply, Go back couple, When we where young, Tunnel.

Je me demande si dans 5 ans ou même 2 ans, mon alphabet aura le même tête. Si mes coups de cœur de maintenant, resteront aussi importants pour moi dans le futur…. Prenons rendez-vous dans 2 ans ! 😀

Et vous, quels dramas mettriez-vous dans votre alphabet ?
N’hésitez pas à me partager votre alphabet en commentaire ou à le faire sur votre site. Je suis très curieuse de connaitre vos goûts.

[Bilan] Visionnages janv-mars 2020

Bilan de mes visionnages
1er trimestre 2020

Déjà, j’espère que vous allez tous bien en ce début d’année un peu particulier et que vous tenez le coup avec le confinement.
J’ai commencé cette année comme les précédentes, avec un rythme intensif de visionnage (j’ai vu 11 dramas en janvier). Mais mes habitudes de visionnage ont complètement changé entre le mois de janvier et celui de mars. Au lieu de regarder un seul drama à la fois et de le dévorer en 2 à 4 jours, j’ai commencé à en regarder plusieurs en même temps. La faute de Twitter et de toutes les recommandations de mes Dramavores préférées ! ^^ Les rares fois où j’avais tenté de regarder 2 dramas en même temps, j’avais fini par en oublier un qui trainait ensuite pendant des mois dans ma liste « en cours de visionnage » (même s’il me plaisait). J’évitais donc de lancer plusieurs dramas en même temps. Mais là étrangement, ça fonctionne très bien. Je regarde les dramas selon mon humeur. J’en ai toujours un plus léger que je regarde plus vite et 2-3 plus durs ou plus intenses émotionnellement. J’ai même commencé à regarder pour la 1ère fois un drama en cours de diffusion (When the weather is fine) et j’ai participé à mon 1er visionnage commun. Bref ! de gros changements. Et ça me va bien en ce moment ! J’ai 5 dramas en cours et étrangement, j’ai l’impression de mieux gérer mon visionnage. Au lieu d’être en mode Binge Watching constamment, je fais des pauses et je décroche plus facilement pour faire d’autres choses : je lis plus, je discute dramas et mangas sur Twitter et sur les blogs, je regarde plus de films aussi. Et ça tombe bien car avec les enfants en mode « école à la maison » depuis 3 semaines, j’ai moins de temps pour dramater sans m’arrêter. Je n’ai donc vu que 7 dramas en février et 3 en mars mais j’ai continué ceux en cours et j’ai surtout terminé 2 dramas qui trainaient : The Tale of NokDu depuis décembre et Fated to love you depuis presque un an (il était temps !). C’est d’ailleurs une de mes résolutions : terminer un drama en pause par mois. Voyons au prochain bilan si mon enthousiasme est toujours présent et si j’ai tenu ma résolution ! 🙂
Après ce bavardage sur ma vie, passons aux choses sérieuses, le bilan :

Les dramas terminés

Mes gros Coups de Cœur

The light in your eyes 10/10 : Il fut une véritable claque. J’ai rarement vu un drama qui m’a autant dérouté et j’aime être bousculée dans mes habitudes. J’aime qu’un drama ne soit pas ce que j’attendais de lui (ici une romance/tranche de vie) mais quelque chose de « plus ». Très vite, on comprend que l’histoire ne va pas aller dans le sens où on l’attend. On émet des hypothèses avec les pièces du puzzle qu’on nous a données, on est perdu, on note quelques incohérences mais tout prend sa bonne place à partir d’un élément et on se rend compte que l’image finale n’est pas du tout l’image du puzzle qu’on était en train de faire. Et cette nouvelle image est beaucoup plus intéressante ! J’étais en admiration devant l’intelligence et la justesse de l’écriture. The Light in your eyes est une magnifique leçon de vie qui nous fait prendre des Montagnes Russes émotionnelles : on alterne les fous rires et les sanglots (et parfois à 2 minutes d’intervalle). C’est déstabilisant, c’est usant nerveusement, mais on quitte le drama heureux, en ayant l’impression d’en sortir grandi. C’est mon premier drama vu en visionnage commun et j’ai aimé partager les fous rires (merci le frère !) mais aussi les larmes. Heureusement que vous êtiez-là les copines de visionnage ! 😀

Project S : Skate our souls (SOS) 10/10 : Ce drama est aussi une magnifique leçon de vie. Mais d’entrée de jeu, on sait qu’on va passer par des moments durs. Il parle de la dépression et il traite le thème d’une manière magnifique visuellement et émotionnellement. On est dans la tête du héros (Boo) et on ressent la dépression à travers ses yeux. C’est dur et très émouvant. Mais ce drama est aussi un beau plaidoyer pour la vie. Boo découvre le Skate et se raccroche à cette passion pour se sentir vivant. C’est un drama beau, dur et intense, avec des personnages très touchants et attachants.

Mes Coups de Cœur

3 will be free 9/10 : Ce drama est très addictif et je l’ai dévoré en une journée. Il bouscule les dramas thaïlandais habituels et j’ai aimé ce côté déstabilisant (et rafraichissant). On part de certains clichés mais pour mieux les casser. Le triangle amoureux ? on oublie. Le personnage transgenre sans substance qui apporte juste une touche comique ? on ne peut pas en être plus éloigné (il s’agit là d’un des plus intéressants personnages de ce drama). Les personnages sont tous plus complexes que le cliché auquel ils sont rattachés au départ (le séducteur, le naïf, etc.) : ils sont crédibles, touchants et humains. Et ils vont chacun avoir une belle évolution tout au long du drama. J’ai beaucoup aimé cette galerie de personnages, même les secondaires qu’on voyait seulement le temps d’une ou deux scènes. Derrière le côté action et mafia, ce drama parle surtout d’amitié et d’amour.

The Tale of NokDu 9/10 : J’ai beaucoup aimé ce drama. Déjà, la réalisation est incroyable. Chaque plan et chaque décor sont travaillés avec minutie et donnent un résultat magnifique (je n’ai jamais autant fait de screencaps, plus d’un millier je crois). L’un des plus beaux dramas que j’ai pu voir. L’histoire est très réussie aussi, même si je trouve qu’il y avait un léger déséquilibre au niveau du rythme. La première partie est très drôle et légère mais elle ne dure que le premier tiers du drama et j’aurai aimé la voir se prolonger plus longtemps, car j’ai moins aimé la 2ème partie, plus politique et plus sombre. Cette dernière partie est très réussie mais m’a personnellement moins intéressée hormis les derniers épisodes qui m’ont déclenché beaucoup d’émotions. Ce drama a une très belle galerie de personnages principaux et secondaires et j’ai eu plusieurs coups de cœur pour certains d’entre eux. C’est un beau drama, drôle mais touchant, mignon mais dur, léger mais complexe.

Medical examiner Doctor Quin 9/10 : C’était mon 2ème visionnage pour ce drama chinois d’enquêtes policières et c’est toujours un coup de cœur. Pour un avis plus long, vous pouvez aller voir ma « Recommandation thriller/policier » sur le site de Mdramagirl (ici).

Mes petits Coups de Cœur

Candy online 9/10 Voir mon avis (ici)

My boss my héro 8,5/10 : Voici un jdrama de 2006 dont j’ai beaucoup aimé le côté « old school ». Il m’a fait penser à Gokusen par son humour et sa thématique. Ce drama est très drôle. Nagase Tomoya surjoue et a des expressions faciales incroyables. Il se retrouve parfois dans des situations absurdes comme « la course au pudding » (rien que d’y penser j’ai envie de rire). J’ai beaucoup rigolé pendant mon visionnage mais je pense que ce côté « exagéré » pourrait déranger certains. C’est aussi un drama touchant, plein de bons sentiments, un drama sur l’amitié et la solidarité, où l’effort triomphe. Ce n’est pas un drama révolutionnaire, mais c’est un classique qui utilise très bien les codes du genre.

Fated to love you 8,5/10 : Je préfère préciser que je n’ai pas vu la version originale (taïwanaise). J’ai beaucoup apprécié ce drama. Surtout pour les acteurs principaux (Jang Hyuk et Jang Na Ra). J’ai aimé l’évolution de leurs personnages et leur relation qui se construit peu à peu. J’aime bien de base les histoires de contrat de mariage et je suis rentrée dans cette histoire sans problème. Les 2 héros sont très touchants et mignons. Il y a des passages d’une choupitude extrême. J’ai juste été gênée par un gros cliché que je déteste et qui m’a fait un peu décrocher à la fin. C’est peut-être pour ça que j’avais mis le drama en pause mais je ne regrette pas de l’avoir terminé finalement, car je garde une bonne impression générale, même si ce drama ne révolutionne pas le genre.

The effect 8,5/10 : Un drama court (3 épisodes) mais intense. Le thème est très perturbant (viol) mais il faut que cet acte soit traité et dénoncé notamment dans les dramas thaïlandais car ce sujet a longtemps été utilisé pour montrer « comme le héros aime vraiment passionnément l’héroïne (ou le 2d lead dans les BL) au point de ne pas pouvoir retenir ses pulsions » (Tharn Type, Roy leh sanae rai et plusieurs SlapKiss). Ici rien de romantique ou d’excitant. Que de la douleur et des vies détruites… C’est dur mais il fallait oser en parler (dans le même thème je recommande The Judgement)

Les dramas que j’ai aimés moyennement (entre 8 et 7,5/10)

It started with a kiss + They kiss again : J’étais curieuse de découvrir une nouvelle adaptation de Itazura na Kiss. Je me suis bien marrée. Dans cette version, les héros évoluent plus et deviennent plus matures. C’est la meilleure adaptation, je pense, même si la version japonaise (Love in Tokyo) garde une place importante dans mon cœur car elle est un des 1ers dramas que j’ai vus. Le plus gros défaut est la longueur des épisodes et je me suis un peu ennuyée pendant certains passages. Mais au moins le drama prend le temps de mieux développer la romance, l’évolution des héros et la présence des personnages secondaires. Mais ce que j’ai vraiment préféré, c’est la complicité qui se dégageait du couple. Ils ont des scènes d’intimité en tant que couple marié que j’ai rarement vues dans un drama. Très réalistes et chaleureuses, avec des baisers intenses (essentiellement dans They kiss again). Et il faut d’autant plus le noter que ces dramas datent de 2005 et 2007 !

Sotus : C’est un bon BL avec un couple sympathique et mignon. Il dénonce le bizutage dans les universités, à travers le regard des deux héros: l’un est bizuteur et se prend au jeu de l’autorité, avec la pression des ainés pour qu’il fasse ça bien; l’autre est un bizuté qui n’a pas l’intention de se laisser faire quand ça lui parait injuste. Vous vous doutez bien des tensions que cela va engendrer. Les deux personnages évolueront finalement au contact l’un de l’autre. Il y a des passages très mignons mais ça n’a pas été un coup de cœur.

Until we meet again : J’ai hésité à le mettre dans mes petits coups de cœur car j’ai adoré le début de ce drama. Mais vraiment. C’était d’une choupitude extrême, mignon, émouvant. J’aimais les 2 personnages principaux et les débuts de leur relation, je fondais dès qu’ils se retrouvaient ensemble, j’aimais les personnages secondaires, j’aimais la découverte des recettes de desserts thaï… Mais dans la 2ème moitié, le drama a commencé à changer d’atmosphère. Beaucoup plus lourd avec une accumulation de scènes larmoyantes. La 1ère j’étais très émue, la 2ème un peu moins, la 3ème je commençais à être agacée et à partir de là, j’étais énervée pour les suivantes (et il y en a !). Surtout qu’elles suivaient souvent le même schéma et j’avais l’impression d’un radotage (on changeait juste un personnage). Ça m’a gâché la fin, je n’ai plus ressenti aucune émotion, à part de l’agacement. J’ai beaucoup zappé. Et ma déception était d’autant plus grande que j’avais adoré le début.

Great men academy : Voilà un drama frais et léger. C’est mignon comme tout. Il y a même une licorne. Une fille se retrouve à prendre la place de son frère dans un pensionnat de garçons car elle veut être près du garçon qu’elle aime. Rien d’original, on pense à Hana Kimi ou le film américain She’s the man (que j’avais regardé des années plus tôt). A part que là, il y a des variantes qui transforment cette histoire qu’on connaît déjà par cœur. C’est ce qui m’a plu. Mais aussi l’acteur que j’avais découvert dans Skate our Souls dont je parle plus haut et que je voulais voir dans quelque chose de léger. Mais je ne suis pas vraiment rentrée dans l’histoire et j’ai moyennement aimé.

My holo love : je suis sortie de mon visionnage avec un avis plutôt mitigé. J’ai aimé plusieurs choses et détesté d’autres. À la lecture du résumé, on pourrait se dire que l’histoire est originale mais finalement, on découvre vite qu’il y a beaucoup de clichés (finalement rien de nouveau dans le monde du drama) et en plus il y a quelques incohérences. Mais ce drama nous offre aussi des scènes très mignonnes. La double prestation de Yoon Hyun Min (en création et en créateur) est très bonne. J’ai trouvé l’ensemble du drama assez rythmé et il se regarde très rapidement (il n’a que 12 épisodes). Si vous êtes capable de débrancher votre cerveau pour ne pas voir les incohérences (j’ai du mal personnellement), si vous voulez quelque chose de mignon et de pas prise de tête, si vous ne vous attendez pas au « drama du siècle », ce drama fait très bien l’affaire.

The last Empress : Quand j’ai commencé ce drama, je voulais un drama de vengeance avec un peu de drame (mais pas trop) et surtout bien réalisé et avec de bons acteurs. The Last empress était parfait pour ça et il a répondu à cette attente. On a un vrai drama de vengeance, avec des trahisons, des retournements de situations, des révélations… On a des disputes, des larmes, de la haine et de la colère… On a des personnages contre lesquels le destin (ou les autres personnages) s’acharne et des personnages qu’on adore détester. Tout y est. Bien sûr on a également des facilités scénaristiques et des incohérences. Mais dans ce cas-là, j’ai pu fermer les yeux (car cela fait partie du genre et que je m’y attendais). J’ai surtout été bluffée par la prestation des acteurs, tous exceptionnels avec en tête Sung Rok, Jang Na Ra et Shin Eun Kyung (la mère de l’Empereur). Je ne connaissais pas cette dernière actrice et j’ai adoré sa prestation. J’ai adoré la détester. Son personnage est incroyable dans son égoïsme et sa folie. J’ai adoré voir l’Empereur (Sung Rok) être manipulé par toutes les femmes de son entourage mais aussi, j’ai aimé le voir en Empereur fou capable de se débarrasser de tous ceux qui le gênent. Bref, beaucoup d’émotions pendant ce visionnage ! Toutefois, je ressors avec un avis mitigé car il est beaucoup trop long (26 épisodes). Trop de rebondissements, trop de retournements de situations et de révélations… Dans le dernier tiers, j’ai saturé. Il aurait dû y avoir 5-6 épisodes de moins. Et la fin a été très bâclée, à cause d’un « problème » lors de la réalisation. Mais ça reste un bon drama du genre.

Ossan’s love : J’ai plutôt aimé ce drama mais je n’ai pas été emballée. J’ai aimé la volonté de changer le regard sur l’homosexualité. Cette dernière est très bien acceptée par les personnages secondaires, les collègues etc. Ce drama met en avant l’acceptation et l’ouverture d’esprit. Il n’y a pas de grandes effusions mais je pense que c’est dans le but d’être accessible au plus grand nombre (il a eu une suite, donc on peut supposer qu’il a eu du succès au Japon). Il évoque plusieurs thèmes tels que la pression de la société et le fait de devoir maintenir les apparences, le divorce et la « crise de la quarantaine ». Il joue sur les clichés de la Romcom mais pour mieux les casser et apporter une touche d’humour. On est loin des clichés des Boy’s Love par contre. Ce drama est avant tout une comédie et j’ai parfois souri mais dans l’ensemble, cet humour a eu peu d’effet sur moi. J’en viens au point qui m’a le plus dérangé dans ce drama et qui fait qu’il n’a pas été un coup de cœur : l’humour vient surtout du comportement du héros qui ne sait pas dire non et qui se retrouve coincé dans des situations compliquées, coincé entre l’amour de son patron et celui de son collègue. Le problème est qu’il n’évolue pas jusqu’au 5 dernières minutes du drama. Et que les situations dans lesquelles il se retrouve paraissent tellement absurdes qu’on a du mal à y croire. Ça en devient vraiment ridicule. Mais dans l’ensemble, il se laisse regarder et les acteurs sont très bons.

Dark blue kiss : C’est un drama BL sympathique. J’ai suivi l’histoire de Pete et Kao dans Kiss me again (voire critique plus bas) et j’étais contente de les retrouver et de découvrir un nouveau couple. Il ne se passe pas grand chose dans ce drama, mais il est mignon et frais. Les personnages sont plus travaillés que dans Kiss et Kiss me again. Il y a de beaux passages romantiques (surtout pour le Second couple). Ce que j’ai aimé aussi, c’est qu’il y a de beaux personnages féminins, pas stéréotypés.

My bromance : Ce drama a des défauts : il a des longueurs, un problème de rythme, il est décousu et surtout l’un des acteurs principaux (Guide Jirapirom) ne joue pas bien. Il me paraissait très « mou » dans le rôle de Bank. Son jeu a fait que je ne suis pas rentrée dans la romance. J’avais du mal à la trouver mignonne. Le couple manquait d’alchimie et ce n’était pas la faute de l’autre acteur (Cooper Patpasit). Mais ce drama a aussi de belles qualités : il essaie de casser les clichés, il évoque l’homoparentalité (deux mères lesbiennes), l’homosexualité d’un professeur, il évoque la question de la famille à travers différentes représentations (mère célibataire, mères lesbiennes, adoption, famille recomposée) : est ce que la famille c’est seulement le lien du sang ? Il y a peut être trop de thèmes évoqués et le drama perd en qualité ce qu’il développe en nombre, mais on sent la bonne volonté du réalisateur/scénariste qui a voulu transmettre un message positif sur l’homosexualité et la famille (de cœur). C’est son premier drama et j’espère qu’il gardera sa vision bienveillante tout en améliorant son travail de réalisation pour les suivants. Dans l’ensemble, My bromance me laisse un bon souvenir. [J’ai vu également le film dont le drama est une adaptation. La critique est plus bas.]

Friend zone : J’ai bien aimé ce drama malgré ses défauts. C’est du même réalisateur que 3 will be free. On le ressent par des petits détails. On suit un groupe d’amis dans une période de transition sentimentale et/ou professionnelle. Ils se cherchent, se questionnent. Avec certains dommages collatéraux (séparation, adultère,…) mais aussi avec des romances touchantes. Certains personnages sont plus intéressants que d’autres. Certains nous émeuvent et d’autres nous agacent. Rien de transcendant mais ça se laisse regarder. Une suite est prévue pour la fin de l’année. En espérant que le réalisateur intégrera son expérience de 3 will be free pour améliorer son histoire.

Les dramas que je n’ai pas aimés

Water boyy the series 6,5/10 Ce drama choral ne m’a pas plu. Les relations entre les personnages, les histoires, leurs réactions ne m’ont pas intéressée et me semblaient souvent peu crédible. Les acteurs ne sont pas très bons dedans, notamment un que j’ai vu dans plusieurs dramas et qui me dérange à chaque fois ( Earth Pirapat). Les points positifs sont que le drama parle de l’homosexualité d’un parent et qu’il y a également un personnage lesbienne. C’est tellement rare que c’est à noter même si ici, c’est assez maladroitement traité. Bref un drama plein de défauts, mais léger et qui se laisse regarder sans prise de tête. Vite regardé, vite oublié.

Kiss me again 4/10 La même chose que le drama d’avant (personnages creux, réactions incohérentes, acteurs qui jouent mal – tiens Earth est aussi dans ce drama), mais on enlève le côté léger et sans prise de tête. Les histoires de ces sœurs SONT prises de tête ! Elles sont insupportables et leur prétendants encore plus. Mon Dieu que j’ai souffert devant tant de bêtises… Et pour couronner le tout, on a des « faux bisous » ! alors pourquoi le regarder en entier ? Déjà car j’ai tendance à regarder jusqu’au bout les dramas que j’ai commencés (mais en accélérant) mais aussi, parce qu’au milieu de tout cette « horreur », il y avait un couple mignon : Pete et Kao. Après, est ce qu’ils étaient mignons par contraste avec les autres histoires ? ou est ce qu’ils étaient vraiment choupis ? je ne saurais pas vous dire mais en tout cas, ce couple a fonctionné avec moi. Je crois qu’on trouve une version sur Youtube où il n’y a que leur histoire. Mais je vous déconseille fortement le reste du drama.

Roy Leh Sanae Rai 1/10 : oui, vous avez bien vu la note de 1/20. Je savais que j’allais voir un slap & kiss mais j’avais envi de revoir Push Puttichai et son sourire. Le début n’était pas terrible et assez cliché mais c’était plutôt addictif. Quand tout à coup, le héros séquestre l’héroïne et la viole !?! Mais pour l’équipe du film, ce n’est pas grave, ils sont mariés !?! et ils continuent le film comme si tout allait bien. Et ça finit en happy end !?! « je t’aime » « non, moi je t’aime » et baiser tout mignon. Que c’est romantique… A gerber !!! j’étais en état de choc en voyant ça ! (j’avais des tremblements nerveux longtemps après la scène de viol) Déjà le slap & kiss, c’est dégradant mais là, c’est d’un vrai viol dont on parle et à aucun moment il n’est dénoncé, à aucun moment le héros ne ressent de remords. Bref, FUYEZ !!

Les dramas en cours de visionnage

With you (11/24) : un drama scolaire chinois avec tout ce qu’on retrouve dans les autres : une héroïne pas très douée en classe, un héros très intelligent et un Second Lead rebelle. Mais à la différence c’est que le héros n’est pas du tout froid et montre très rapidement son attachement pour notre héroïne. C’est mignon et doux. Ça me va très bien pour le moment.

When the weather is fine (8/16) : ce drama est doux, chaleureux et contemplatif. Il ne se passe pas grand chose mais ce peu me va très bien. Un thé, un livre, une librairie, un cercle de lecture et une romance qui se profile… je suis bien. C’est mon drama doudou du moment et ça fait du bien…

Itaewon class (10/16) (Deuxième drama vu en visionnage commun) : Pour l’instant je suis conquise par ce drama même si ce n’était pas du tout ce que j’attendais. J’ai l’habitude de ne pas regarder le résumé ou le Trailer des dramas que je sais que je vais voir. Là, il y avait un de mes acteurs préférés, Park Seo Joon, et ça me sufffisait. L’affiche me plaisait beaucoup. J’imaginais un drama choral tranche de vie avec juste Seo Joon un peu plus mis en avant (c’était la tête d’affiche). Mais je me suis retrouvée avec un drama sur la vengeance. Pourquoi pas… Les premiers épisodes sont très intenses et émouvants. Le personnage principal (Saehori) est très intéressant : il a une force de caractère énorme et il est très droit et loyal. J’ai beaucoup aimé ce personnage et la prestation de Seo Joon y est pour beaucoup. Mais ce que je préfère dans ce drama ce sont les personnages secondaires : cette bande d’amis que Saehori se crée. Ils sont tous atypiques et très attachants. On découvre petit à petit l’histoire de chacun et c’est ce côté-là que j’aime beaucoup. Ce drama évoque des thèmes très novateurs : le transgenre et le racisme. Bref, pour l’instant je suis à fond. [entre temps j’ai fini le drama et mon avis est plus mitigé. Je vous en parlerai dans mon bilan du mois d’avril]

Prison playbook (9/16) : je regarde ce drama très doucement car il me déclenche beaucoup d’émotions et parce que je veux le savourer. Je dois voir un ou deux épisodes par semaines (j’aurai pu le voir en cours de diffusion ^^). Pour l’instant je me régale. On reconnaît la touche du réalisateur et des scénaristes des Reply que j’adore. Je pleure, je ris. Il y a une galerie de personnages haut en couleur interprétés par des acteurs magnifiques. (Dès que je l’ai fini, j’attaque Hospital playlist)

Todome no kiss (1/10) : je n’ai vu qu’un épisode et pour l’instant je ne suis pas fan. D’ailleurs, je traine pour regarder la suite. Je n’aime pas le jeu de Yamazaki Kento qui surjoue trop. Ça ne va pas pour ce genre de drama qui n’est pas une comédie. Toutefois, il y a certains mystères dans l’histoire et je suis quand même curieuse de regarder la suite.

Les dramas en pause

Someday or one day (3/13) : je l’ai mis en pause, pas parce que je ne l’aimais pas mais parce que le moment où je l’ai commencé n’était pas le bon. Trop de choses en tête, trop de boulot… Je sens que ce drama va me bouleverser et je voudrais être disponible mentalement pour le savourer.

Kill it (6/12) : ça fait plusieurs mois que je l’ai mis en pause. A l’époque où, si je regardais plusieurs dramas en même temps, j’en laissais un de côté et je l’oubliais. Il est une des victimes dont je parle. J’ai moyennement accroché à cette première moitié. J’avais l’impression de voir le même personnage que Come and Hug me que j’avais vu peu de temps avant. Mais je n’ai pas détesté non plus, donc je sais que je le recommencerai un de ces jours.

Descendant of the sun (11/16) : pareil que Kill It, il est l’une des victimes. Il est en pause depuis plus de 6 mois. Il ne me reste que 5 épisodes donc je le finirai un jour mais je n’étais pas très enthousiasmée par ce drama. Étonnamment je me suis arrêtée au passage avec le plus de suspens, quand l’action allait vraiment être à son paroxysme. XD

Love sick saison 2 (25/36) : j’avais beaucoup aimé Love Sick saison 1. J’avais trouvé le couple vraiment très mignon. Le drama était très doux. Mais dans la suite, le drama perd tout son charme. Les personnages féminins sont insupportables. De vrais caricatures ! On suit plusieurs personnages et la plupart des histoires ne sont pas intéressantes. Mais surtout, il est trop long (36 épisodes !) et il ne se passe pas grand chose. C’est beaucoup d’épisodes pour du « pas grand chose ». Je ne sais pas encore si je vais l’abandonner car je n’aime pas le faire, mais je crois que ça va être le cas. Ça fait un an qu’il est dans ma liste « en pause ». Il est peut-être temps de lui dire adieu…

Sweet revenge 2 (14/32) : j’avais commencé ce drama en n’ayant pas vu qu’il n’était pas traduit entièrement. A l’époque, je ne regardais pas de drama en Vosta. Je l’ai donc mis en pause, en attendant la fin des traductions. Et une chose une autre, je nel’ai jamais repris. Un jour peut-être…

Les dramas abandonnés

Bangkok budies (2/13) : j’ai vu un épisode et demi et ça m’a suffit pour me dire que ce drama n’était vraiment pas pour moi. C’est une comédie mais l’humour, très lourd pour moi, ne m’a pas plu et je trouvais que les acteurs ne jouaient pas bien. Je ne suis pas rentrée dans l’histoire (en même temps, il n’y en avait pas vraiment) et les personnages ne me plaisaient pas. On aurait dit une sorte de Waikiki mais cheap, avec un humour grossier et des personnages inintéressants. A moins que quelqu’un dont j’apprécie les goûts me dise que c’est un de ses dramas préférés, je ne pense pas regretter mon choix de l’abandonner.

Films vus

Mes coups de coeur

Parasite (10/10) : c’est mon 2ème visionnage et je me suis tout autant régalée. Toujours un énorme coup de cœur.

Une affaire de famille (10/10) : Une claque. Un drama touchant, dur et beau sur la famille. J’ai beaucoup pleuré. J’ai prévu de faire un article dessus.

Blue hour (9/10) : Un film étrange et qui laisse perplexe. J’ai beaucoup aimé le fait qu’il me sorte de ma zone de confort. Il ne plaira pas à tout le monde, je pense. Je suis en train d’écrire un article sur lui.

Forgotten (8,5) : un bon film psychologique qui s’appuie sur les performances d’acteurs de Kang Ha Neul et Kim Mu Yeol et sur un scénario complexe. Il est sombre, dérangeant et dur.

Battle royale 7/10 : j’ai un amour pour ce drama que je vois pour la 3ème ou 4ème fois. Il n’est objectivement pas bon, il est mal réalisé et les acteurs surjouent trop. Et il a mal vieilli. Mais il a un charme particulier. Je prends toujours autant de plaisir à chacun de mes visionnages et notamment à retrouver Takeshi Kitano.

Les films que j’ai aimés un peu ou pas du tout

Along with the gods : the two worlds (7/10) : Ce n’est pas un mauvais film mais je ne suis pas rentrée dans cette histoire et je me suis ennuyée.

the Turning gate (7/10) : je n’ai pas aimé ce film dans lequel on suit les errances et les amours d’un homme. J’ai trouvé ça un peu vain. J’ai juste aimé la fin et ce qui donne le titre à ce film. Je ne lui mets pas une mauvaise note car je pense que ce n’est objectivement pas un mauvais film mais il ne m’a pas intéressée.

Just the way you are (7,5/10) : C’est mon premier film philippin. Il était sympa mais sans plus. Une histoire déjà vue et des clichés, mais une romance mignonne.

Feel good to say goodbye (5,5/10) : j’ai trouvé ce film peu intéressant et surtout mal réalisé et mal joué. Il ne m’a pas laissé un grand souvenir.

My bromance (4/10) : Je l’ai vu après avoir vu le drama alors qu’il est sorti avant. Ce n’est pas le même réalisateur et ça se sent. Tout ce qui faisait le charme du drama n’y est pas. Le film est centré sur la romance mais elle devient une romance tragique, « tire-larmes » comme je les appelle. Elle est « too much »: trop tragique (on rajoute des couches pour bien faire pleurer). Ça ne marche pas chez moi. Je ne trouve pas ça subtil et ça m’énerve. Je me détache de toutes émotions alors que de base je pleure facilement. Je n’aime pas être prise en otage et me sentir forcer d’être émue. C’est dur à expliquer… En plus, la fin ne me paraissait pas crédible. Par contre, Fluke Natouch, l’acteur qui joue Bank, est très bien, très mignon et il transmet énormément d’émotions par son regard (il joue également dans Until We meet again dans lequel il m’avait beaucoup ému également). Du coup, l’alchimie du couple est plus belle ici que dans le drama. En fait, il aurait fallu cet acteur dans le drama et il aurait gagné en émotions et en mignonnerie. J’aurai pu avoir un coup de cœur. Dommage…

Et vous qu’avez-vous vu ? ou que regardez-vous en ce moment ? avez-vous eu le même ressenti que moi sur les dramas du bilan ?

Merci pour avoir lu ce long Bilan. Je vais essayer d’en faire un tous les mois ou tous les 2 mois, pour que ce soit moins long à écrire pour moi et moins indigeste à lire pour vous. En attendant, je vous souhaite un bon visionnage pour le mois d’avril ! et prenez soin de vous ! ❤

[Tag] Manga : je lis ou je ne lis pas ? 2020

Tag Manga : je lis ou je ne lis pas ? 2020

Je participe cette année au Tag Manga de la blogueuse Angel « Je lis ou je ne lis pas ? » avec les blogueurs/blogueuses Sayu, Yukirine, Yume et Miruralpaga (twitter).
Le principe est simple : chaque participant(e) donne un extrait de manga à lire à chacun(e) des autres participant(e)s (les extraits donnés en librairie ou disponibles sur les sites de maisons d’édition). Après lecture de ses extraits, nous devons dire si nous avons envie ou non de lire le manga.
J’ai proposé les extraits Erased (à Angel), frère à louer (à Yume), BL metamorphose (à Sayu), A silent voice (à Yukirine) et Trace (à Miruralpaga). (j’aurai aimé faire découvrir le manga Blue Flag qui est un de mes coups de cœur du moment, mais il n’y avait pas d’extrait disponible légalement sur internet 😭).
Si vous voulez découvrir ce qu’elles en ont pensé, n’hésitez pas à cliquer sur leur lien :
Article d’Angel
Article de Sayu
Article de Yukirine
Article de Yume
Thread twitter de Miruralpaga

Voici les extraits qu’on m’a proposés et ce que j’en ai pensé (vous pouvez accéder aux extraits en cliquant sur la couverture) :

Extrait proposé par Angel

Résumé : Vue de l’extérieur, la famille du jeune Seiichi est des plus banales : un père salarié, une mère au foyer, une maison dans une ville de province… L’adolescent va à l’école, joue avec ses amis, est troublé quand il pose les yeux sur la jolie fille de la classe. Tout est normal… ou presque. Il ne s’en rend pas compte lui-même, mais sa mère le couve beaucoup trop.
Seiko traite encore son fils comme un bébé et, avec un mari toujours absent, son monde est d’autant plus centré autour de Seiichi. Ce dernier est incapable de résister : il se laisse lentement emprisonner dans le cocon…

JE LIS – JE NE LIS PAS

Mon avis : J’étais très contente quand Angel m’a proposé cet extrait. C’est un manga que j’ai énormément envie de lire, la couverture m’attire et j’ai lu tout le bien qu’en pense Angel dans son bilan 2019 (ici). En plus, j’ai beaucoup entendu parler du mangaka Oshimi. La lecture de l’extrait m’a convaincue de lire cette œuvre. Déjà, les illustrations sont très belles mais aussi à cause l’atmosphère. Par petites touches, par des petits détails, l’auteur installe un certain malaise. On se dit que quelque chose cloche mais on ne sait pas trop quoi. Je suis intriguée. Et j’ai très envie de découvrir où cet auteur va nous emmener.

Extrait proposé par Yume
Résumé : Coco a toujours été passionnée par la magie. Hélas, les seules personnes habilitées à la pratiquer sont les sorciers. C’est un don qu’ils obtiennent à la naissance et qu’ils protègent jalousement.
Un jour, un sorcier du nom de Kieffrey arrive dans le village de Coco et c’est en le voyant à l’œuvre qu’elle comprend la véritable nature de la magie : elle se dessine ! À partir de cet instant, Coco va découvrir un monde merveilleux dont elle ne soupçonnait pas l’existence…

JE LIS – JE NE LIS PAS

Mon avis : Je n’ai jamais été tentée par ce manga. La couverture est très jolie mais assez enfantine. Étant une « Ajumma » 😉 , ce n’est pas ce genre de mangas qui attire mon attention en librairie. En ouvrant les premières pages, j’ai été scotchée par la beauté des illustrations. Et j’ai craqué pour la bouille de Coco. J’ai été rapidement prise par l’histoire et c’est l’extrait que j’ai le plus vite dévoré. J’étais à fond dedans et à la fin, j’étais frustrée de m’arrêter là. Encore un manga qui va rejoindre ma liste « à lire ».

Extrait proposé par Sayu
Résumé : À première vue, Eiji, discret et maladroit, ne se démarque pas de la foule des étudiants de sa fac… Pourtant, il tente depuis longtemps de faire oublier au monde que son défunt père n’était autre que le tueur en série LL, célèbre pour les horribles tortures infligées aux jeunes femmes qu’il a assassinées.
Après des années passées à fuir la presse, Eiji a enfin réussi à trouver sa place. Mieux, une des plus belles filles du campus lui avoue être tombée amoureuse de lui lorsqu’il l’a sauvée des griffes d’une brute épaisse. Un vrai conte de fées… dont le jeune homme n’a aucun souvenir ! Les trois derniers jours sont un trou noir dans sa mémoire… Et, pendant son amnésie, un cadavre de femme mutilé a été retrouvé dans le quartier. Pour la police, ça ne fait aucun doute : c’est du LL tout craché

JE LIS – JE NE LIS PAS

Mon avis : J’avais repéré ce manga en librairie: la couverture m’intriguait et le résumé aussi. Les thrillers sont un genre que je lis souvent. Tout à fait le genre de manga que j’aurais pu acheter sur un coup de tête. J’ai bien aimé la lecture de cet extrait. On entre directement dans le sujet, le cadre est rapidement posé et avec lui, plusieurs mystères : le héros discret qui se réveille un matin et ne sait pas ce qu’il a fait les 3 derniers jours, une jeune fille de son université qui ne parle habituellement à personne qui vient lui tenir des propos incompréhensibles et surtout la découverte d’un cadavre atrocement mutilé. Ce serait dur de s’arrêter là et de ne pas connaître les raisons à tout ça.

Extrait proposé par Yukirine
Résumé : Haru, 17 ans, retourne chez sa mère au Canada pour y passer tout l’été. Il découvre alors que cette dernière a adopté un petit garçon de 8 ans, Ren. Haru est alors chargé « d’apprivoiser » cet enfant sauvage qui passe son temps à vivre dans la forêt avec les chiens loups de sa mère. Retrouvé inconscient au bord de la route lorsqu’il avait six ans, Ren, qui n’a que son nom comme souvenir en plus des cicatrices de maltraitance sur son corps, n’a jamais pu faire confiance et encore moins comprendre les humains. Il va cependant réussir à trouver en Haru, une personne gentille qui réussira à percer la carapace du jeune loup solitaire qu’il est. Mais Haru doit retourner au Japon. Ils se font la promesse que Ren le retrouvera au Japon pour vivre avec lui. Malheureusement pour Haru, le destin tragique qui l’attend à son retour au Japon le fera tout perdre et tout oublier. Cinq ans plus tard, Ren tient sa promesse et retrouve Haru, qui ignore jusqu’à son existence…

JE LIS – JE NE LIS PAS

Mon avis : Le Boy’s love est un genre que je lis de temps en temps et j’étais contente que Yukirine me propose cet extrait. La couverture me donne moyennement envie (un des garçons me parait très jeune) et le titre n’est pas très engageant. Il est très dur de dire si l’extrait que j’ai lu m’a donné envie de lire ce manga, car il ne fait que 17 pages. Un peu court pour vraiment rentrer dans l’histoire. Le peu que j’ai lu et le résumé attisent quand même ma curiosité. J’ai envie de connaître l’histoire de Ren, cet enfant sauvage. Je suis curieuse de voir comment Haru va l’apprivoiser. Et surtout de les découvrir quand ils sont plus vieux (par contre, j’espère juste que Ren sera beaucoup plus vieux quand ils commenceront leur relation.) Bref, je suis moyennement attirée par la lecture de ce manga, mais j’ai quand même envie d’en savoir plus.

Extrait proposé par Miruralpaga
En rentrant chez lui après une soirée arrosée, Keita, jeune programmeur, s’arrête pour avaler un bol de ramen. Il est contraint de céder son repas a une jeune fille affamée. il ignore qu’il s’agit d’une mototsumitama – une gardienne de l’équilibre de ce monde. Pris entre deux feux quand surgit un mystérieux agresseur, il perd un bras dans l’affrontement. Pourtant, en se réveillant le lendemain matin, il trouve son corps intact… mais a qui est réellement ce bras ?

JE LIS – JE NE LIS PAS

Mon avis : C’est l’extrait qui me tentait le moins au premier abord (illustration de la couverture et résumé). Ce n’est pas le genre de mangas que je lis en général et la lecture de cet extrait a confirmé mon premier ressenti. Les bases sont pourtant bien mises en place et on ressort de cet extrait avec des questionnements : qui est la jeune fille et son mystérieux agresseur ? pourquoi vouloir la tuer ? Je pense qu’il peut être intéressant et intrigant mais ce n’est pas le genre de mangas que j’ai envie de lire en ce moment. En tout cas, pas juste à partir de cet extrait.

Bilan

Déjà, je remercie les autres participant(e)s. Je suis très contente de cette « expérience ». On m’a proposé des mangas de styles et de thèmes complètement différents. Je suis très curieuse de nature et j’aime découvrir de nouvelles choses, et surtout dans des genres que je lis peu. Ça m’a permis de confirmer mon envie de lire certains mangas (Les liens du sang et The Killer inside). J’ai découvert deux mangas (L’atelier des sorciers et Super lovers). Et pour Kurokami, il s’en est fallu de peu pour que j’ai envie de le lire. Si quelqu’un me le conseille fortement, ou si on me le prête, je pourrais me plonger dedans.
J’ai hâte de lire le retour des autres participant(e)s sur les extraits que je leur ai proposés : 3 parce que je les aime beaucoup (Erased, Bl metamorphose et A silent voice), un parce que j’ai beaucoup apprécié les 2 premiers tomes (Trace) et le dernier parce que j’ai lu le 1er tome et que je ne savais pas vraiment quoi en penser, je voulais avoir un autre avis dessus (Frère à louer).

N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous lisez certains de ces mangas ou si, au contraire, vous n’avez pas aimé l’un d’eux… Et à me donner des conseils pour des futures lectures.

[Bilan] films 2019

Bilan films 2019

Après mon Bilan dramas (les tops ici et les flops ici), voici le bilan des films que j’ai vus l’année dernière.
J’ai vu 51 films : 12 coréens, 30 japonais, 4 chinois, 3 taïwanais et 2 thaïlandais. Et je n’ai apprécié qu’un tiers environ de ces films !! J’ai vu beaucoup de mauvais films. J’ai eu une grande période durant laquelle je ne recherchais pas la qualité mais j’avais besoin de répondre à mon envie du moment : regarder des adaptations de mangas romantiques que j’avais lus ou que j’avais eu envie de lire des années plus tôt (17 films adaptés de mangas), et dans la foulée, j’ai eu ma période « Yankees ». J’ai regardé 6 films et 2 dramas avec des « délinquants » japonais
Je ne commenterai pas la plupart des films, je voulais faire quelque chose de rapide et je ferai des articles pour certains d’entre eux (demandez moi si vous voulez un avis sur l’un des films de ma liste dont je ne parle pas).

Les adaptations mangas que j’ai préférées :

Principal : koi suru watashi wa Heroine desu ka ? 2018 – My little Monster 2018 –
Waiting for spring 2018 – Seven da
ys 2015

Alors que le sujet me paraissait un peu tiré par les cheveux au départ, j’ai beaucoup aimé Seven days (qui est divisé en 2 films; le manga est en 2 tomes). Il n’est pas parfait mais il a une atmosphère très contemplative et douce, un rythme lent que j’ai apprécié, et les sentiments sont révélés de manière très subtile et juste. Le travail sur le son et les silences m’a particulièrement marqué. En conclusion, c’est un film sensible, délicat et touchant.
Les autres films sont sympathiques et mignons. Ça n’a pas été des coup de cœurs mais ce sont les meilleures adaptations de mangas romantiques que j’ai vues en 2019 et je les ai regardées avec plaisir. Je n’ai pas lu les mangas, donc bien sûr, je risquais moins d’être déçue.

Mes films de Yankees ou délinquants préférés

J’ai enchaîné les films romantiques et les films de Yankees (délinquants japonais). Trop de mignonnerie ont eu raison de moi, il me fallait de la testostérone, des bagarres et des mecs sombres (bon en vrai j’ai un faible pour les Bad boys et le look des Yankees XD)
Sous la direction de Takashi Miike, les Crows Zero allaient être bruts et déjantés. C’était exactement ce qu’il me fallait. Il ne faut pas prendre ces films au sérieux et le scénario pourrait se résumer en deux lignes, mais la réalisation est nerveuse, il y a de beaux plans notamment les scènes de bastons dans des lycées qu’on croirait sortis de films post-apocalyptiques, et les acteurs sont charismatiques (Oguri Shun ❤ ).
Hard romanticker est atypique et fortement dérangeant. J’aurai du mal à le conseiller, la réalisation n’est pas très bonne et il est particulièrement violent, mais il m’a plu. Il ne se passe pas grand chose, on suit quelques jours dans la vie de Gu (magnifiquement joué par un Matsuda Shota charismatique). C’est un tranche de vie dans le milieu des gangsters. D’ailleurs la réalisation est assez proche d’un documentaire, très réaliste. Ça me rappelle des films tels que C’est arrivé près de chez vous ou Orange mécanique (même s’il n’en a pas la qualité) C’est cru, sale, violent, brutal. Le personnage principale est un anti-héros solitaire. À aucun moment il n’est sympathique. Autour de lui gravite des « tronches », des marginaux. Ce sont ces côtés « tranche de vie » et atypique qui m’ont plu.
En parallèle de ces films, j’ai regardé les 2 premières saisons de Gokusen.

Crows Zero – Oguri Shun – 2007

Films que j’ai aimés mais qui n’ont pas été des coups de cœur

Illang the wolf brigade 2018 – Crazy little thing called love 2010 – Commitment 2013
Call boy 2018 – Pandora 2016 – Antique Bakery 2008

Mon flop 5

Wolf Girl and black Prince 2016 – We love 2018 – My brother loves me too much 2017
Spellbound 2011 – Life risking romance 2016

Mon Top 5

Our times 2015 – Dear Ex 2018 – Our little sister 2015 – Dernier train pour Busan 2016
Little Forest 2018

Mon film 2019 préféré ❤

Avez-vous vu ces films ? Qu’avez-vous vu en 2019 ? Que me conseillez-vous (notamment en adaptations de mangas ou en films de Yankees – on ne sait jamais si une nouvelle crise me reprend ^^ ) ? N’hésitez pas à venir en parler en commentaire… Et si vous voulez un article pour l’un de ces films, dites le moi.

Cette année, je vais revenir à mon premier amour : le cinéma asiatique des années 90 et 2000. Déjà car j’ai envie de revoir certains films et aussi pour vous faire partager mes coups de cœurs de ces années-là qui étaient très riches cinématographiquement. À suivre…