[Bilan] Journal de visionnage – Avril 2020

Journal de visionnage – Avril 2020

J’espère que vous avez passé un bon mois d’avril malgré les circonstances. De mon côté, ce mois est passé assez vite. Niveau visionnage, j’ai eu tendance à m’éparpiller mais, à la fin du mois, j’ai réussi à me focaliser sur les dramas commencés et à ne pas en lancer certains qui me faisaient de l’œil (c’était très dur !!). Au final, j’ai augmenté mon visionnage de dramas : j’ai vu 4 dramas en entier et 1 anime et j’en ai terminés 4 autres. J’ai également commencés 2 nouveaux dramas en cours de diffusion.
Par contre, je n’ai vu qu’un seul film.

Voici le Bilan de mon visionnage :

Dramas terminés

When the weather (9/10)
J’ai eu un coup de cœur pour ce drama. Il n’est pas parfait mais il a réveillé en moi beaucoup d’émotions et j’ai aimé son côté doux et lent. Il est très contemplatif : des images de paysages d’hiver, un café qui coule, un personnage qui regarde au loin… Il y a un grand travail autour du silence. Il met en avant les petits plaisirs simples de la vie à travers cette librairie de village et son book’s club. C’est doux et chaud. Mais ce drama parle aussi des blessures auxquelles la vie peut nous confronter (drames, décès, violence…). C’est un drama sur la réparation. Les personnages sont très humains dans le sens où ils ne sont pas parfaits, ils font des erreurs, ont du mal à communiquer. Ils sont tous très attachants. Mes deux petits rayons de soleil étaient In Hwi, la petite sœur du héros, et Jang Woo, son meilleur ami. L’humour passait d’ailleurs souvent par eux. Un beau drama sur les relations familiales et sur le bonheur.

How to buy a friend (8,5/10)
J’ai eu un petit coup de cœur pour ce drama. Déjà, j’ai trouvé le travail de l’image et du cadrage vraiment superbe, avec des plans très originaux. Je ne sais pas si c’était déjà comme ça dans le webtoon ou s’ils ont rajouté cette touche au drama. Les jeunes acteurs étaient très biens. J’ai aimé l’histoire qui avait quelques facilités scénaristiques mais qui a parfaitement réussi à me tenir en haleine tout le long. Il se passe beaucoup de choses et c’est avec étonnement que je me suis rendu compte que je n’avais vu que 4 heures. How to buy a friend est très riche et c’est un de ses points forts : il évoque une multitude de thèmes et regroupe plusieurs genre mais sans que ce soit fouillis. Une belle surprise !

Sungkyunkwan scandal (8/10)
J’ai revu ce drama pour « la recommandation des internautes – un drama historique » organisée par Mdramagirl. Pour voir mon avis, c’est ici

A girl and three sweethearts (8/10)
J’ai revu aussi ce drama pour « La recommandation des internautes – un drama en bord de mer » de Mdramagirl et mon avis est ici

Itaewon class (7,5/10)
Dans mon bilan précédent (ici), je vous évoquais mon enthousiasme pour le début de ce drama. J’étais conquise par les personnages principaux et secondaires, et les relations qui se créaient peu à peu entre eux, mais également par le rythme et l’atmosphère. Malheureusement, à partir de l’épisode 10, ce fut une grande déception. Tout ce qui faisait le charme est mis de côté pour se concentrer sur la résolution de la vengeance, ce que je comprends en soi (il fallait bien conclure) mais cette résolution est très mauvaise : facilités scénaristiques voire incohérences, scènes clichées (la scène sur le pont par exemple)… Tout n’était pas à jeter mais c’était décevant. Et j’avoue, j’aurai aimé un plus grand développement des personnages secondaires. La romance n’est pas terrible non plus.
La belle découverte a été les acteurs (je vais suivre sérieusement la carrière de plusieurs d’entre eux) et le fait d’évoquer des sujets rares à Dramaland comme le racisme et les personnes transgenres (même si ça reste beaucoup beaucoup trop léger). Et j’ai aimé la toute dernière scène de conclusion sur la terrasse. Ce n’est pas un mauvais drama, juste un drama moyen qui m’a beaucoup déçue car il était très prometteur au début.

Love lasts forever – Koi wa Tsuzuku yo Doko Made mo (7/10)
Ce drama est typique de certaines romances japonaises tirées de mangas. Rien d’original. J’ai passé un moment sympa mais je ne retiendrai pas grand chose hormis Karina en sœur exubérante et Sato Takeru que je ne connaissais pas et que je vais essayer de découvrir dans un rôle plus complexe.

Why ru (7/10)
Je n’ai pas du tout accroché avec ce drama et je dois être une des seules. J’ai eu du mal au départ : les personnages étaient très stéréotypés et se faisaient des guéguerres pour des raisons peu crédibles. Je ne déteste pas les histoires qui commencent par la haine pour se transformer en amour, mais j’aime quand c’est plus complexe. De plus, l’humour m’a paru très lourd et il n’a pas du tout pris avec moi. Il y avait beaucoup de clichés qu’on retrouve dans les BL et qui, je pense, commencent à me lasser. J’ai bien compris que c’était (soit disant) pour en jouer (« Zon » pense être un personnage de BL) mais je trouve que, pour le coup, des dramas comme Extraordinary you ou Dramaworld le font beaucoup mieux. D’ailleurs, cette idée-là, assez intéressante, de l’histoire dans l’histoire, est complètement mise de côté et on n’en reparle plus à la fin. J’ai eu l’impression que c’était juste pour justifier le très grand nombre de clichés (le « je tombe dans tes bras » s’est répété un nombre énorme de fois). Je trouvais que les acteurs qui interprétaient Zon et Saifah surjouaient trop au début, au point de donner l’impression de mal jouer. Heureusement, ils se sont petit à petit calmés sur l’humour et le surjeu. J’ai plus accroché à la 2ème partie, mais sans être vraiment emballée J’ai juste eu un sursaut d’intérêt dans les épisodes 9 à 11 mais c’est retombé après : le père qui s’en mêle, le « je te mens pour ton bien », et les malentendus ont eu raison de mon début d’enthousiasme. Par contre, le point très positif de ce drama, ce sont les scènes d’intimité entre Tutor et Fighter. Déjà ce couple casse le côté « petit naïf vs le mec sûr de lui » : celui qui parait au 1er abord plus timide est très entreprenant et celui plein d’assurance est souvent intimidé. J’ai beaucoup aimé l’acteur qui joue Fighter, c’était son 1er rôle et il s’est très bien débrouillé, surtout que certaines scènes étaient improvisées d’après ce que j’ai compris. Et le grand plus de ce drama : nous avons le droit à de vrais scènes de baisers et plus si affinités. 😉 Il donne très chaud ce drama !! Et je ne remercierai jamais assez Aurélie (le monde de Sayu) de m’avoir conseillé d’écouter l’épisode 9 au casque. XD

Sawako – Kimi Ni Todoke (saison 1 : 8/10 – saison 2 : 6/10)
Comme il allait disparaitre du catalogue de Netflix, je me suis dit que c’était l’occasion de voir cet anime qui traine dans ma liste depuis très longtemps. Je ne connaissais pas du tout le manga, donc c’est avec un regard neuf que j’ai découvert cette histoire. La saison 1, sans être extraordinaire, était sympathique et mignonne. Les personnages étaient attachants, ce n’était pas trop cliché et manichéen et l’humour était très très sympa. L’anime évoque surtout les relations amicales qui se construisent peu à peu au sein d’un groupe d’adolescents et insiste beaucoup sur l’importance de la communication. Il y a des scènes très choupis. J’ai adoré les 2 meilleures amies de l’héroïne. Par contre, la saison 2 est très décevante. La romance fait trois pas en arrière !?! Comme si on repartait encore plus en arrière qu’au début de la saison 1. Et surtout, elle devient clichée avec un triangle amoureux et des malentendus qui s’enchainent. Au final, l’ensemble reste néanmoins sympathique et feel good.

Tree of heaven (6/10)
Ce visionnage a été très laborieux et j’ai sauté beaucoup de passages. L’idée de départ était intéressante et j’ai aimé le personnage principal masculin. Il m’a beaucoup touché et je salue l’acteur qui a réussi à donner un côté « animal » mélangé à un côté « enfant » à ce personnage. En tout cas, il était très charismatique. Mais la réalisation était terrible ! Beaucoup (beaucoup) trop larmoyante. Les héros passent les deux tiers du drama à pleurer. Et quand je dis « deux tiers », ce n’est vraiment pas exagéré ! Je ne supportais plus de voir Park Shin Hye pleurer en criant « Oppa ! oppaaaaa » en courant après la voiture. C’était lourd, très lourd ! Trop de larmes tue les larmes… Moi qui pleure facilement, j’étais complètement insensible aux malheurs de cette pauvre fille et je pestais devant tant de bétises. Son personnages est une petite chose fragile qui passe son temps à subir tout ce qui lui arrive, sans réagir (sauf pleurer bien sûr). Je mets ça sur le compte de l’époque : il est sorti en 2006 (même s’il y a des personnages féminins plus forts dans d’autres dramas de cette époque) et je pense que la même histoire, à notre époque, avec un personnage féminin plus fort et moins de larmes, pourrait être intéressant. Le côté mafia aurait pu être plus exploité aussi. J’ai dû sauter toutes les scènes larmoyantes sur fond musical pleurnicheur et les flashbacks soit la moitié du drama. 😕 Bref ! je ne vous le conseille pas !

Dramas en cours

A piece of your mind (8/12)
Tout en parlant d’un thème dur, ce drama est très doux. Il a une belle atmosphère et prend le temps. Il est très touchant et j’aime beaucoup les personnages. Je suis conquise. Je croise les doigts pour qu’il se termine aussi bien qu’il a commencé car il a été raccourci de 4 épisodes, faute d’audience en Corée.

Meow (4/16)
Je suis une amoureuse des chats donc je ne pouvais pas passer à côté de ce drama. Pour l’instant, j’accroche bien. C’est mignon, les personnages sont intéressants et j’ai vraiment envie de voir la suite. Je suis juste curieuse de voir comment ils vont gérer la romance et le fait que le Héros est un chat. En tout cas, je sens se profiler chez moi un Second lead Syndrome.

The Scholar who walks the night (11/20)
Pour valider une case du jeu « Snakes and ladders » auquel je participe (ici), je devais regarder un drama dans lequel il y a une créature magique. J’ai choisi les Vampires de The Scholar. Ce n’était pas une bonne idée. J’ai vraiment du mal avec ce drama. Le début ne commençait pas trop mal mais passés les 3 premiers épisodes, le drama est devenu cliché, ennuyeux et rempli de facilités scénaristiques. Je dois me forcer pour le regarder.

Reply 1988 (2/16)
Je recommence Reply 1988 pour la 4ème fois mais c’est avec plaisir que je partage cette fois-ci mon visionnage avec Jodie du Coin de Jodie qui le découvre pour la première fois. On regarde un épisode par jour, on l’aura donc terminé durant le mois de mai. Et je me régale toujours autant. ❤️

With you (11/24) – Prison playbook (9/16) – Todome no kiss (1/10)
Ces 3 dramas ont pâtis de mon éparpillement. Je ne les ai pas avancés. Je les reprends sans faute ce mois-ci. Je compte en terminer au moins 2 sur les 3.

Films vus

Les herbes flottantes – Ozu – 1959

Les herbes flottantes (Floating weeds) (9/10)
J’ai beaucoup aimé cette première rencontre avec le réalisateur Ozu. Le film s’ouvre sur des scènes d’une grande sérénité dans ue village ancien insulaire (très beau), mais peu à peu les personnages commencent à se confronter. Ce film parle de secrets de famille et de regrets. Il alterne gravité et légèreté. C’est touchant.

Pour le mois de mai, je vais terminer A piece of your mind, Meow et Reply 1988. Je vais essayer de terminer ou avancer les autres. J’ai aussi un visionnage commun qui va commencer : Love by chance, un BL thaïlandais que j’avais beaucoup aimé mais comme la saison 2 sort cet été, je suis contente de me le remettre en tête avant d’enchainer avec celle-ci. Et il faut que je prépare ma « recommandation des internautes » du mois de mai, le thème est « Noona romance ». J’ai déjà une petite idée de celui que je vais proposer mais comme je l’ai vu il y a bien 3 ans, je vais le revoir pour me le remémorer.
Et je compte visionner plus de films. De faire mon alphabet des films asiatiques m’a bien motivé pour en voir ou revoir plus.

Et vous qu’avez-vous vu au mois d’Avril ? que regardez vous en ce moment ? N’hésitez pas à venir en parler en commentaire.

[Tag] Alphabet des films asiatiques

Alphabet des films asiatiques

Dans la lancée de l’alphabet des dramas, Jodie (du « Coin de Jodie ») et moi avons décidé de faire un « Alphabet des films asiatiques » (le sien est ici).
Le principe est simple : 1 lettre = 1 film. Et pour éviter d’avoir trop de trous, et pour tricher un peu car j’avais plusieurs films « coups de cœur » pour une même lettre 😀 j’utilise des jokers grâce auxquels je peux mettre un film qui ne commence pas par la lettre attendue.
C’est avec un grand plaisir que j’ai renoué avec les films qui avaient façonné mon amour pour le cinéma asiatique. La plupart de ceux que je vais citer, je les ai vus à la fin des années 1990 et au début des années 2000. Si vous ne connaissez pas le cinéma de ces années-là, vous trouverez peut-être de quoi remplir vos listes de films à voir. En tout cas, j’espère vous donner envie d’en voir certains car ce sont vraiment de très bons films, dans des styles différents, et beaucoup sont devenus depuis des « classiques ».

1, 2, 3…

7 samouraïs – Kurosawa Akira –
1954 – Japon

7 samouraïs (les)
Dans la société médiévale japonaise, des villageois sans cesse attaqués par des bandits demandent à des Samouraïs de les défendre. Sur cette simplicité d’intrigue va se développer une histoire très riche et intense, mêlant aventure trépidante, drame social et questions philosophiques sur le sens de la vie et le sacrifice. Ce film riche est porté par un souffle épique. Je me souviens de personnages très charismatiques, de touches d’humour et de plans d’une grande beauté. Avec ce film, j’ai découvert un grand maitre du cinéma asiatique : Akira Kurosawa, mais aussi un acteur incroyable Mifune Toshirō. J’ai vu depuis plusieurs œuvres de ce cinéaste et je suis conquise à chaque fois. Les 7 Samouraïs reste toutefois mon préféré. Par contre, je vous préviens : ce film dure 3h20 (ce qui m’a surprise car je ne me souviens pas du tout de lui comme d’un film « long »).

A.

Akira – Ōtomo Katsushiro –
1988 – Japon

Akira
Ce film cyberpunk, vu quand j’avais environ 16 ans, fut une véritable claque. Il m’a fait découvrir l’univers du manga car je me suis précipitée sur les supports papier, mais aussi il a eu une grande influence dans mon goût pour les livres/films/mangas d’anticipation et d’univers post-apocalyptiques (avec Ghost in the shell et le manga Gunnm que j’ai vu/lu dans la même période). L’histoire est très riche et complexe et elle a une grande portée philosophique (d’ailleurs, je ne pense pas avoir tout compris à mon 1er visionnage, du haut de mes 16 ans, mais j’avais adoré m’être triturée le cerveau). On est plongé dans un monde cruel, violent, dérangeant et intense. Un monde très pessimiste. On est comme « fasciné » . Un film qui laisse une trace.

B.

Burning – Lee Chang Dong –
2018 – Corée

Burning
Ce film a été aussi une claque quand je l’ai vu au cinéma. J’aime les œuvres déroutantes qui se dérobent à notre compréhension, les œuvres qui me sortent de mon confort, et ce fut le cas avec ce film. Il est adapté d’une nouvelle de Murakami Haruki (Les granges brûlées) qui est l’un de mes auteurs préférés et on y retrouve sa touche : l’étrangeté qui vient pénétrer petit à petit la banalité. L’histoire simple au premier abord m’a happée et fascinée par sa complexité (à travers les thèmes de l’abandon des campagne, de l’errance et de l’ennui d’une génération qui se cherche…), par son atmosphère dérangeante et déroutante, et par le travail de photographie sublime. Je me souviens de plans superbes, notamment une scène de danse envoutante au coucher de soleil sur la musique de Miles Davis. L’ensemble de la musique instrumentale participe à cette tension oppressante mais aussi elle nous envoute. Et les acteurs sont tous incroyables. Yoo Ah In a confirmé mon amour pour lui. Il est dur de parler en quelques lignes de ce film, tellement il est riche, dur à définir et il faudrait un article pour lui seul (c’est une idée !). Pour résumer, si vous aimez être surpris, ne pas avoir une histoire lisse et ne pas avoir forcément de réponses claires dans un film, je vous conseille Burning.

C.

Chungking express – Wong Kar Wai –
1994 – Hong Kong

Chungking express
« Do you like Pineapple ? » ça va être dur de vous parler de ce film qui est mon film préféré de mon réalisateur préféré, avec mon acteur préféré (Tony Leung), mais aussi le premier film asiatique que j’ai vu au cinéma quand j’avais 17-18 ans (lors d’une rétrospective, hein, je ne suis pas si vieille ! 😉 ) C’est dire mon amour et mon attachement pour ce film ! Il était très moderne au niveau de la réalisation et du travail de la photographie (par Christopher Doyle), avec ses flous et ses accélérations, avec sa caméra à l’épaule. De nos jours, on le voit beaucoup, mais à l’époque quel choc ! Le film se partage en deux avec deux histoires et deux manières de filmer : une première partie nerveuse et une deuxième plus lente. Ici, les gens se croisent et se recroisent, le plus souvent sans se rencontrer puis ils se captent quelques instants avant de repartir. Ce ne sont pas des histoires avec un début, une fin et une intrigue. C’est plutôt comme si on captait quelques instants dans la vie de certaines personnes prises au hasard de nos errances dans un quartier de Hong Kong. La réalisation et ce côté « imparfait » des histoires donnent à l’ensemble un côté poétique, une atmosphère envoutante et sensuelle. Un film hypnotique…

D.

Dear ex – Hsieh Ying-Xuan –
2019 – Taïwan

Dear Ex
Un de mes derniers petits coups de cœur. Liu San Lian, femme blessée et excessive, dont le mari vient de mourir, va chez l’amant de ce dernier pour lui demander des compte. On suit l’histoire à travers le regard de son fils, Song Cheng Xi, qui cherche des souvenirs de son père auprès de cet homme (Jay joué par Roy Chiu). Tous les deux vont s’aider dans cette période de deuil. Et par des flashback nous apprenons peu à peu l’histoire de ce père mort, de son mariage avec Liu et de son amour pour Jay. Ce film se construit petit à petit sous nos yeux et chaque personnage acquière une belle profondeur. Il interroge des thèmes comme l’amour, l’homosexualité, la famille et le deuil. C’est une histoire très touchante et riche en émotions. Mais il y a aussi des touches d’humour. Dear ex a une belle atmosphère et cela vient en partie d’une très belle OST (notamment le morceau nostalgique « Balli« ).

E.

Epouses et concubines –
Raise the red lantern
– Zhang Yimou – 1991 – Chine

Epouses et concubines (Raise the red lantern)
C’est le premier film asiatique (hors animation) que j’ai vu, quand j’avais 16-17 ans et j’ai tout de suite été fascinée par la culture chinoise et par cette histoire dure. Dans les années 1920, une jeune fille de 19 ans est obligée d’épouser un riche seigneur de 50 ans qui a déjà 3 femmes. La concurrence est rude entre ces dernières et elles ne voient pas d’un bon œil l’arrivée de cette nouvelle femme. Chaque soir, le seigneur décide dans quelle maison il va passer la nuit et une lanterne rouge est allumée pour signifier sa présence. Les femmes usent de stratagèmes et de coups bas pour être la femme choisie. Nous plongeons dans un huit-clos intense, un monde oppressant de rivalités et de méfiance. Ce film est également magnifique dans les décors et les costumes. Gong Li est juste superbe dans le rôle de la 4ème épouse. Zhang Yimou était un réalisateur phare de ces années-là et je vous conseille vraiment ce film (ainsi que Vivre ! et The Road Home).

F.

Fallen Angels – Wong Kar Wai –
1995 – Hong Kong

Fallen Angels
On retrouve dans Fallen Angels beaucoup d’éléments cinématographiques que j’avais aimés dans Chungking Express du même réalisateur : ralentis/accélérations, personnages qui se croisent, tranche de vie, atmosphère électrique et poétique… On y retrouve la même énergie et ce mouvement bouillonnant du monde urbain. Pas étonnant en fait quand on sait que l’une des histoires qu’on suit ici était prévue pour être dans Chungking Express. Ce film évoque des « Anges déchus » du Hong Kong des années 90 : un tueur à gage, une femme qui lui sert d’agent, une jeune femmes qui veut se venger d’un amour déçu et un garçon muet qui déambule dans les rues. C’est poignant, drôle et sensuel.

G.

Ghost in the shell – Oshii Mamoru –
1995 – Japon

Ghost in the shell
Je l’ai vu peu de temps après Akira et ce fut tout autant une claque. Dans un Japon futuriste sombre, une cyborg policière est à la recherche d’un hacker mystérieux. Ce dernier lui permettra-t-il d’obtenir des réponses à ses questions existentielles ? Entre film d’action et questionnements métaphysiques, Ghost in the shell est une œuvre riche, complexe et intense. On pense au romancier Philip K. Dick et à l’adaptation d’un de ses romans (Blade Runner – tiens un autre de mes films cultes), car comme lui, Oshii interroge, à travers les réflexions d’un robot, notre propre humanité. L’OST est une pure merveille avec ses chœurs et ses percutions. La qualité du dessin est incroyable; l’animation est fluide; ce film n’a pas vieilli. Il reste l’un des chefs d’œuvre de l’animation japonaise et un incontournable.

H.

Happy together – Wong Kar Wai –
1997 – Hong Kong

Happy together
Oui, encore un Wong Kar Wai, mais promis, c’est le dernier (même si c’est à contrecœur) XD
Ce film se passe en Argentine, sur des airs de Tango, et évoque la relation intense de Lai (Tony Leung) et Ho (Leslie Cheung). Quel culot a eu Wong Kar Wai pour réaliser en 1997 cette histoire homosexuelle avec deux des plus grandes stars du cinéma hong-kongais de ces années-là ! Bravo aux acteurs aussi qui ont accepté de jouer dans ce film. Et ils le font merveilleusement bien, avec une alchimie incroyable (et un charisme ! je vous ai déjà dit que je suis amoureuse de Tony Leung depuis que j’ai 18 ans ? Et Leslie Cheung est juste magnifique aussi, hein Jodie ?). Happy together est un film fiévreux, sensuel et envoutant, d’une grande beauté photographique. [petite anecdote : Neo dans le drama thaïlandais 3 will be free a une affiche de ce film sur le mur de sa chambre]

I.

Infernals affairs – Adrew Lau –
2002 – Hong Kong

Infernal affairs
J’aurai pu mettre In the mood for love de Wong Kar Wai qui est une pure merveille mais je me suis dit que je vous avais assez vendu ce réalisateur (je pense que vous avez compris maintenant qu’il faut voir au moins un de ses films). C’est toutefois un autre film avec Tony Leung que je vous présente maintenant. Infernal Affairs est un policier intense, au scénario complexe et intelligent et aux acteurs parfaits (je vous ai déjà parlé de Tony ? et le grand Andy Lau). Deux taupes infiltrées : un flic infiltré dans la mafia et un mafieux infiltré dans la police. Qui découvrira l’autre en premier ? Cette histoire vous dit peut-être déjà quelque-chose. Normal, Martin Scorcese a repris cette histoire pour faire le très bon film Les infiltrés (que je vous conseille mais après Infernal affairs bien sûr). Le résultat est un film prenant, noir et à très grand suspens.

J. Joker

Hana-bi – Kitano Takeshi –
1997 – Japon

Hana-bi
Autre réalisateur majeur des années 1990 (et début 2000) que j’aime beaucoup : Takeshi Kitano. Hana-bi (« feux d’artifice » en japonais) est le premier film que je voyais de ce réalisateur et ce fut un gros coup de cœur. Ce que j’aime chez ce réalisateur, c’est ce mélange de violence froide et de poésie, de dureté et de tendresse, de grotesque et de sublime… Le rythme est lent, il y a peu de dialogues et beaucoup de monologues. C’est un film essentiellement contemplatif et mélancolique. Il est sublime et très touchant.

K.

Kikujiro – Kitano Takeshi –
1999 – Japon

Kikujiro
Autre petite perle de Kitano Takeshi, L’été de Kikujiro est un film très touchant. C’est l’histoire d’un petit garçon qui part à la recherche de sa mère qu’il ne connait pas, accompagné d’un vieux yakusa misanthrope. C’est simple et beau. Mais c’est aussi très drôle, proche du burlesque des films muets (Charlie Chaplin, Buster Keaton). Le tout magnifié par la musique de Joe Hisaishi (vous savez, le compositeur des films de Miyazaki, qui a aussi fait celle de Hana-bi). La relation entre les deux personnages s’apprivoisant l’un l’autre est un des points forts de ce film et nous offre des moments très touchants. Un joli road-movie poétique…

L.

Little forest – Yim Soo Rye –
2018 – Corée

Little forest
Ce film a été une pause dans ma vie active de citadine, tout comme l’héroïne qui revient dans son village après s’être « perdue » dans la grande ville. Elle retrouve les plaisirs simples de la vie à la campagne au rythme des saisons. L’histoire est simple et il ne se passe pas beaucoup de choses mais ça a suffi à m’enchanter. J’ai aimé que mes différents sens soient sollicités, j’ai aimé voir l’héroïne cuisiner les produits qu’elle avait cultivés ou trouvés dans la nature, j’ai aimé le côté contemplatif et lent et les longs plans fixes sur la nature changeante selon les saisons, j’ai aimé la voir renouer avec ses amis d’enfance. Un film plein de douceur de vivre, qui évoque aussi la transmission familiale. Un petit film doudou…

M.

Memories of murder – Bong Joo Ho –
2003 – Corée

Memories of murder
J’ai découvert le réalisateur Bong Joo Ho avec ce film, vu au cinéma. Basé sur les meurtres en série de la fin des années 80 que l’on retrouve également dans plusieurs dramas (Tunnel, Signal, Gap Dong...), Memories of murder est un polar intense, sombre et poignant. Mais comme à son habitude, Bong Joo Ho joue avec le genre et y rajoute sa patte : ce réalisme social et cet humour burlesque et déjanté qui parsèment ses œuvres. L’enquête est captivante et nous prend aux tripes, jusqu’à un final d’une intensité incroyable. J’ai adoré cette fin. La prestation des acteurs était parfaite (comme toujours chez Song Kang Ho, la muse de Bong Joo Ho). Un gros coup de cœur…

N.

Notre petite sœur – Kore-Eda Hirokazu
– 2015 – Japon

Notre petite sœur (our little sister)
C’est le premier film que j’ai vu du réalisateur Kore-Eda qui me faisait pourtant de l’œil depuis Nobody Knows que je voulais voir au cinéma en 2004. Il m’aura fallu 15 ans pour enfin découvrir ce réalisateur majeur du cinéma japonais. Notre petite sœur n’est pas son film le plus connu mais j’ai été séduite par cette histoire de sœurs. En allant aux funérailles de leur père qu’elles n’ont pas vu depuis des années, trois femmes rencontrent leur demi-sœur de 14 ans. Elles l’invitent à venir vivre chez elles. C’était une belle histoire touchante et douce, sur les liens familiaux et la sororité. C’est un film tendre et bienveillant, lumineux et frais, porté par des actrices superbes. Kore-Eda filme ici tout en délicatesse les petites choses du quotidien, faisant appel à nos sens. Un film contemplatif. J’ai eu un coup de cœur pour la maison et son jardin.

O.

L’odeur de la papaye verte –
Tran Anh Hung – 1993 – Vietnam

Odeur papaye verte (l’)
Ce film franco-vietnamien est sûrement celui de l’alphabet qui a le plus une valeur particulière pour moi. C’est le 2ème film asiatique que j’ai vu, quelques jours après Epouses et Concubines, et c’est lui qui m’a fait découvrir un réalisateur qui a eu une grande importance dans ma vie. Durant mes études en Cinéma, j’ai commencé un mémoire en Master 1 sur « les sens et les sensations » dans son œuvre. Je n’ai pas pu le terminer car il a fallu que je travaille mais ce projet reste au fond de mon cœur. Bref, tout ça pour dire que j’aime ce film d’un grand amour : il me déclenche, à chaque fois que je le vois, des frissons et il m’émeut (tout comme Cyclo et A la verticale de l’été qui constituent son triptyque sur le Vietnam). A cause de son histoire d’abord : on suit Mui, petite servante au service d’une famille riche, dans sa vie quotidienne, puis on la voit devenir femme. Mais surtout pour cette façon qu’à le réalisateur de rendre ses films sensibles et sensuels, c’est à dire de solliciter tous nos sens (même le toucher), à travers des plans sublimes et le travail sonore. Je pourrais vous parler pendant des heures de ce film (et des 2 autres), mais je suis en train de me dire qu’il faudrait plutôt que je fasse un article à part, sorte de résumé de mon année de recherche sur Tran Anh Hung. Pour faire court en attendant, je vous dirais que c’est un film délicat, subtil, reposant et contemplatif.

P.

Parasite – Bong Joo Ho –
2019 – Corée

Parasite
Mon grand coup de cœur 2019. Bong Joo Ho est vraiment un grand réalisateur. Il arrive dans chacun de ses films à se renouveler tout en gardant son style, que ce soit dans un film d’horreur (The host), un policier (Memories of murder), un drame (Mother) et ici dans ce thriller proche d’un Hitchcock ou d’un Claude chabrol. C’est un film humain, moderne, intense, dérangeant, intelligent, prenant, déroutant, déjanté, absurde… Bong Joo Ho est un spécialiste pour mélanger les genres : de la comédie burlesque au drame familial en passant par la satire sociale et le thriller. Les acteurs sont tous impeccables. Le rythme est parfait, alternant scènes intenses et scènes calmes. Dans ce « huit-clos » oppressant, la tension grimpe jusqu’au bouquet final, nous laissant lessivés…

Q. Joker

Princesse Mononoke – Miyazaki Hayao – 2000 – Japon

Mononoke
C’est mon premier Miyazaki et je l’ai vu au cinéma. Cette ode à la nature et au merveilleux fut une véritable claque ! Cette fable écologique interroge notre place dans la nature et sur ce que nous en faisons, mais sans tomber dans la morale lourde. On est loin d’un message manichéen (« les méchants humains qui détruisent la forêt et les gentils dieux de la forêt »). Nous sommes juste devant des humains qui essaient de survivre et une nature sauvage qui se protège, et entre les deux il y a Ashitaka et Mononoke. C’est beau, fort et intense. C’est l’œuvre la plus sombre et adulte de ce réalisateur, il me semble. J’étais complètement fascinée par cet univers foisonnant de divinités, par la beauté de cette forêt, par l’imaginaire poétique de Miyazaki. J’ai vu la plupart de ses autres œuvres au cinéma et je ne me lasse jamais de son univers.

R.

Ring – Nakata Hideo –
1998 – Japon

Ring
Pour moi, l’un des films d’horreur les plus efficaces. Les Japonais sont très forts pour créer une atmosphère oppressante et effrayante avec peu de moyens (je pense aussi à Kaïro de Kurosawa Kiyoshi). La scène de Sadako sortant du puits appartient maintenant à l’imaginaire collectif et beaucoup de gens la connaissent sans avoir vu le film. C’est le propre d’un film devenu culte et qui a fortement influencé le cinéma horrifique international. Avec son travail du son, des reflets et ombres mais également de tout ce qui se passe hors cadre, le réalisateur réussit à créer une tension insoutenable.

S.

Sunny – Kang Hyung Cheol –
2011 – Corée

Sunny
Une histoire d’amitié sur un air de nostalgie (les 80’s), vous vous doutez que je me suis précipitée sur ce film. Et j’ai bien fait car il était très intelligemment réalisé. On fait des allers-retours entre le présent et le passé avec ces portraits de femmes à deux époques de leur vie. Ce film parle de la place des femmes dans la société coréenne. Les couleurs très lumineuses, les scènes drôles et décalées mais aussi celles touchantes, l’atmosphère, tout cela fait que le film porte bien son nom. C’est un film riche en émotions et on en sort avec une touche de nostalgie…

T.

Tigre et dragon – Crouching tiger, Hidden dragon – Ang Lee – 2000 – Chine, Hong Kong, Taïwan et USA

Tigre et dragon (Crouching Tiger, Hidden Dragon)
Ce film avait eu un impact important à l’époque de sa sortie. Il avait rendu accessible les films traditionnels Wuxia que quelques cinéphiles amateurs de cinéma chinois connaissaient mais qui étaient inconnus du grand public, dont je faisais partie (j’avais juste vu le premier film de Tsui Hark The Butterflies murders 1979). Ce fut un gros succès public. Et ce film le méritait. Déjà par son casting : Chow Yun Fat charismatique, Michelle Yeoh sublime, Chang Chen fascinant et la jeune et prometteuse Zhang Zi Yi. Mais aussi par sa réalisation efficace avec des scènes éblouissantes de combats aériens, avec des plans, des décors et des costumes sublimes et avec une histoire romanesque intense. Cette fable poétique est un pur divertissement mais sublimé par cette réalisation magnifique. Jubilatoire !

U.

Une affaire de famille – Kore-Eda Hirokazu – 2018 – Japon

Une affaire de famille (Shoplifters)
Ce film est un petit bijou d’humanité et de sensibilité. Nous suivons une famille marginale vivant dans la précarité. Kore-Eda ne juge pas ses personnages, qu’on découvre peu à peu très attachants et touchants, tellement humains. C’est drôle et bouleversant. J’ai beaucoup pleuré. Un gros coup de cœur qui confirme mon amour pour ce réalisateur.

V.

Chihiro – Miyazaki Hayao –
2002 – Japon

Voyage de Chihiro
Deuxième film de Miyazaki que je voyais au cinéma et ce fut tout autant un coup de cœur. Tout comme pour Mononoké, j’ai été fascinée par l’univers riche, complexe et onirique de ce réalisateur. Ce conte philosophique fourmille de détails poétiques et merveilleux. C’est un véritable enchantement autant pour les enfants que pour les adultes.

W.

A Werewolf boy – Jo Sung Hee –
2015 – Corée

(A) Werewolf boy
C’est sûrement le « moins bon » film de ma liste mais il y a toute sa place ici. Il m’a énormément touchée et rien que d’y repenser, j’ai envie de pleurer. C’est une histoire douce et tendre mais aussi extrêmement poignante. Une magnifique relation se crée entre deux personnes solitaires. Si vous doutez des prestations d’acteur de Song Joong Ki, je vous conseille ce film, je pense que votre jugement changera. Il est incroyable ici, il dégage une animalité bluffante et, sans aucun mot, arrive à transmettre, par son visage mais surtout avec son regard, toute une palette d’émotions. Ce film est émouvant et touchant. Le méchant est un peu trop caricatural, la fin est un peu trop larmoyante mais c’est efficace, ce film vous serre le cœur pour ne plus vous lâcher, même longtemps après.

X. Joker

Our times – Frankie Chen –
2015 – Taïwan

Our times
Il manquait une comédie romantique légère et feel-good dans cet alphabet. Voici Our Times ! Une rom-com choupie sur fond de nostalgie, dans le milieu scolaire, avec de l’amitié, des personnages maladroits et touchants, un peu d’humour et un acteur à tomber. Ce film a tout pour me plaire au départ mais on sait très bien que ça ne fonctionne pas toujours. Mais là, la réalisation est efficace ! Le film ne tombe jamais dans la mièvrerie. Il est mignon à souhait, drôle et touchant. Les personnages sont décalés. Je suis complètement tombée amoureuse du personnage de Tsu Tai Yu (Darren Wang) ! J’ai fangirlisé avec le cameo de Andy Lau (l’acteur de Infernals affairs cité plus haut, pour ceux qui auraient du mal à resituer) Et quand le film se termine, on se sent vide. On a envie que ça se prolonge encore…

Y.

Yi yi – Edward Yang –
2000 – Taïwan

Yiyi
Il va être dur pour moi de vous parler de ce film que j’ai vu il y a 20 ans au cinéma et que je n’ai pas revu depuis. je me souviens que j’avais beaucoup aimé cette chronique familiale. Dans mon souvenir, on suit les membres de la famille à travers les yeux d’un petit garçon et de son appareil photo. Je me souviens d’un film simple, sensible et touchant, de longs plans fixes et contemplatifs. Il est bien sûr dans ma liste de films à revoir.

Z. Joker

Crazy Kung-fu – Kung-fu hustle
– Stephen Chow – 2004 – Hong Kong

Kung-Fu Hustle
J’aurai aussi pu choisir le tout aussi déjanté Shaolin soccer du même réalisateur/acteur. C’est un film mêlant action et comédie complètement barrée, à l’humour burlesque et absurde. Le réalisateur multiplie les références (film de Kung Fu, western spaghetti, Les 7 samouraïs, cartoons, comédies musicales…) comme une sorte de déclaration d’amour au Cinéma. Il n’est pas sans défauts mais si vous voulez quelque chose de très drôle, sans prise de tête et intelligemment fait, essayez Kung-Fu Hustle ou Shaolin soccer.

Bilan

J’ai vraiment aimé réaliser cet alphabet car il m’a plongé dans beaucoup de souvenirs et d’émotions (ressenties lors de mes différents visionnages). Les deux-tiers des films de ma liste sont de la fin des années 90 ou du début des années 2000. C’était une période où j’allais énormément au cinéma et où je regardais beaucoup de films. J’ai par contre un grand vide entre 2004 et 2015. Il va falloir que je comble ce manque et que je découvre les perles de cette période-là.
Le Japon est très représenté avec 10 films. Viennent ensuite la Corée (6) et Hong Kong (5), puis enfin Taïwan (3) et la Chine (2). Le petit ovni est le film Vietnamien (L’odeur de la papaye verte).
J’aurai aimé pouvoir mettre plus d’œuvres de Wong Kar Wai, de Bong Joo Ho, de Kitano ou de Miyazaki. J’aurai pu mettre également Farewell my Concubine de Chen Kaige, Shara de Naomi Kawase, The Killer de John Woo, Old Boy de Park Chan Wook ou Perfect Blue de Kon Satoshi… Mais il a fallu faire des choix. Au final, j’aime beaucoup cette liste qui représente bien mes goûts : les films contemplatifs qui font appel à nos sens, les films sur la famille et/ou sur l’amitié, les thrillers sombres et prenants, les films aux univers futuristes avec des réflexions métaphysiques, les films ovnis ou déroutants.
Je vais essayer de revoir la plupart de ces films (en tout cas les plus anciens) et j’en ferai peut-être des articles. Si vous voulez en savoir plus sur certains d’entre-eux, n’hésitez pas à en faire la demande. Ça sera une bonne opportunité et motivation pour me replonger dans leurs univers. 😉

Avez-vous vus quelques-uns de ces films ? Y a-t-il certains de vos coups de cœur parmi eux ?
Quel est l’alphabet de vos films ? N’hésitez pas à faire votre propre liste sur votre blog ou en commentaire. J’aime découvrir de nouvelles choses. ^^

[Tag] L’alphabet des dramas

L’alphabet des dramas

Enthousiasmée par l’article de Sandrine Silve (ici) d’après une idée de la youtubeuse Daejee (ici), j’ai décidé de me lancer dans mon alphabet des dramas. Le principe est simple : 1 lettre = 1 drama. Commençant par la lettre évidemment. Étant depuis peu à Dramaworld, ma liste de dramas n’était pas assez étoffée pour remplir toutes les lettres. Il me manquait 6 lettres mais plutôt que de les gâcher, j’ai repris l’idée des filles de Dramaic (ici) : utiliser des jokers et placer des dramas qui ne commencent pas par la lettre. J’avoue que ça m’a « sauvée » car je n’arrivais pas à me décider entre 2 voire 3 dramas pour une même lettre, et j’ai pu caser presque tous mes grands coups de cœurs ou dramas importants pour moi. Voici donc le résultat :

A.

Age of youth saison 1 et 2 – 2016 et 2017 : Ce drama en 2 saisons a été un gros coup de cœur. J’ai un gros faible pour les dramas chorales et les histoires d’amitié. On suit les aventures d’une bande de colocataires, toutes uniques en leur genre. Le drama aborde des petites histoires simples et légères mais évoque également des sujets plus durs. C’est très drôle mais aussi très touchant.

B.

Bad guys – 2014 : C’est un très bon thriller avec des acteurs charismatiques et une histoire bien ficelée. Le rythme est très prenant et intense, mariant parfaitement scènes d’action et scènes plus intimistes et psychologiques. On s’attache petit à petit aux personnages, ce qui n’est pas gagné au départ car ce sont des « bad guys » qu’on a sortis de prison pour résoudre des enquêtes. Le choix des acteurs y est pour beaucoup, ils sont tous impeccables dans leur rôle (Ma Dong Seok, Kim Sang Joong, Jo Dong Hyuk, Park Hae Jin et Kang Ye Won). C’est très intéressant de voir comment ils « apprennent » progressivement à travailler ensemble malgré leurs personnalités très fortes et comment ils s’apprivoisent petit à petit.

C.

Cruel city – 2013 : J’ai adoré ce drama, même s’il a quelques défauts dans la 2ème moitié. J’étais complètement conquises par les aventures du « Fils du docteur » (Jung Kyung Ho, je suis tombée amoureuse) au sein de la mafia et par les personnages secondaires : Madame Lee (Kim Yoo Mi), son ami Soo (Yoon Hyun Min) et surtout Safari (plus je découvre Choi Moo Sung et plus j’adore cet acteur). De l’autre côté, on a un flic (Lee Jae Yoon) qui veut venger la mort de sa fiancée et n’hésite pas à sacrifier la petite « sœur » de cette dernière. Ce drama est intense émotionnellement, avec des passages très touchants, des révélations et beaucoup de suspens. Et une romance (juste ce qu’il faut, pas envahissante, mais assez présente pour qu’on s’attache encore plus au héros).

D. Joker

A love so beautiful – 2017 : J’ai découvert les dramas scolaires chinois avec ce drama et ce fut un véritable coup de cœur. J’ai aimé l’atmosphère douce qui s’en dégageait. C’était mignon, tendre et touchant. Un drama feel good. J’ai aimé cette histoire d’amitié mais également cette belle romance. Même si depuis j’ai compris que ce genre reprend presque toujours les mêmes codes (clichés ?), et que c’est le cas aussi pour A love so beautiful, ce drama garde une valeur particulière pour moi en tant que 1er. Et je pense que malgré ça, il reste un des meilleurs du genre (je dois le revoir cette année pour confirmer mon ressenti, maintenant que j’ai vu beaucoup de scolaires chinois)

E. Joker

Go back couple – 2017 : Ce drama m’a laissé un grand souvenir. Il est à la fois très drôle et en même temps, très touchant. Un couple qui divorce se retrouve projeter plusieurs années en arrière, à l’époque de leur rencontre. Pleins de colères et de ressentiment, ils vont tout faire pour s’éviter et ne pas reproduire les mêmes bétises. Les acteurs principaux et secondaires sont superbes. (Dernièrement, j’en ai beaucoup parlé, j’ai revu quelques scènes et j’ai vraiment envie de le revoir !)

F.

Fight for my way – 2017 : J’ai un attachement particulier pour ce drama que j’ai vu au début de mon aventure de dramavore. Je n’avais vu jusque-là que des romances très clichées plus ou moins sympathiques (Boy over flower, Love in tokyo, Good Morning Call, the Heirs, She was Pretty…). Fight for my way s’est complètement démarqué. Il a un côté plus tranche de vie et réaliste. Pas de fils Chaebol, très beaux et intelligents, pas de gars parfaits et de prince charmants. Et pas de Cendrillon à sauver. Les 4 personnages qu’on suit ne sont pas parfaits, ils galèrent,… et du coup, ils sont tellement humains. Depuis, j’ai vu beaucoup de dramas tranches de vie dont les personnages sont des gens « normaux » mais à l’époque, il a été le premier et ce fut un gros coup de cœur. J’ai adoré le couple Dong Man et Ae Ra, leur amitié qui se transforme petit à petit en amour, leur complicité et leur attachement.

G.

Goblin – 2016 : Je sais que ce drama divise et qu’il n’est pas parfait mais personnellement, j’ai adoré. Peut-être parce qu’à ce moment, j’étais loin de tous réseaux sociaux et que je l’ai vu sans aucunes attentes. Je l’ai déjà trouvé très beau visuellement et il avait une belle atmosphère poétique. J’ai aimé les personnages et leurs relations, avec un gros coup de cœur pour la Bromance entre le Goblin et la Faucheuse. On aurait dit parfois deux sales gosses et ça contrastait avec leur statut. Derrière leurs disputes comme chien et chat, ils avaient un lien fort et affectueux. Ils m’ont beaucoup fait rire tous les deux et m’ont également touchée. Les deux romances ont fonctionné également avec moi. Ce drama m’a créé de belles émotions. Le problème de rythme est une des critiques qui revient souvent. Mais je ne me souviens pas de m’être ennuyée une seconde. Souvent, des petits détails suffisent à faire avancer une histoire et j’aime les petits détails. ^^

H.

Hello monster – 2015 : Hello Monster est un très bon thriller à l’intrigue bien ficelée. Je m’attendais à quelque chose de plus léger et j’ai été étonnée par sa complexité. Il ne laisse pas indifférent. Il nous bouscule car nous entrons dans la tête de psychopathes (est-ce qu’on nait psychopathe ou est-ce qu’on le devient ?) Ce drama m’a pris aux tripes. Les acteurs sont impeccables. Découvrir Seo In Guk après Shopping King Louie et Park Bo Gum après Reply 1988 dans lesquels ils jouent des personnages innocents et naïfs… le contraste était surprenant.

I.

It’s okay that’s love – 2014 : ce drama est un peu un ovni à Dramaland. Je le trouve vraiment à part. Je ne savais pas du tout qu’il parlait des troubles mentaux et de la psychanalyse et j’ai été très agréablement surprise. Mais je peux comprendre qu’il puisse dérouter. J’ai aimé voir la relation se construire entre Jae Yul (Jo In Sung) et Hae Soo (Gong Hyo Jin). Elle est très intense. Ils se réparent tous les deux. C’est très émouvant. J’ai aimé les personnages secondaires et l’amitié entre eux tous. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai choisi cette affiche pour représenter le drama, plutôt que l’affiche originale. Si vous voulez une romance légère, passez votre chemin. Mais si vous voulez une histoire complexe et intense, souvent drôle mais surtout émouvante, je vous conseille ce drama.

J.

Just between lovers – 2017 : C’est encore une histoire de personnes qui se réparent. Kang Doo (Junho) et Moon Soo (Won Jin Ah) sont tous les deux des survivants de l’effondrement d’un centre commercial dans lequel ils ont perdus des proches. Une dizaine d’années plus tard, ils sont encore hantés par ce drame. Les deux acteurs que j’ai découverts dans le drama sont très bons dans ces rôles et réussissent à transmettre une grande palette d’émotions. Ils sont très mignons ensembles et très touchants. J’ai un peu décroché dans les derniers épisodes, au moment où le pathos était à son paroxysme, mais ça reste un très bon drama que je conseille.

K.

Kimi wa petto – 2017 : Je n’ai pas vu la version de 2003 mais j’avais lu le manga, il y a 15 ans environ. J’avais beaucoup aimé cette histoire et je trouve que cette version retranscrit bien les souvenirs que j’ai du manga. Surtout ne vous fiez pas au résumé et au côté à première vu « malsain » de cette histoire : Sumire héberge Takeshi chez elle comme animal de compagnie car il lui fait penser à son ancien chien. Ok, dis comme ça, c’est dérangeant, mais laissez une chance à cette histoire. C’est avant tout la rencontre de deux solitaires, qui ne se sentent pas bien dans ce que la société attend d’eux et qui réagissent différemment à cette pression : l’un en se rebellant et en vivant en marginal et l’autre en essayant de coller à cette image mais en étouffant. C’est une histoire de cohabitation mais surtout de la construction d’un foyer, où chacun peut être lui-même. C’est mignon et touchant.

L.

Light in your eyes – 2019 : Mon dernier grand coup de cœur. J’ai aimé la justesse et l’intelligence du scénario qui ne nous amène pas là où on pensait aller. Ce drama est déroutant, on est perdu, mais quand l’image finale se forme, on est heureux d’être sortis des sentiers battus. Il est très intense émotionnellement et on alterne fous rires et sanglots. Les acteurs sont tous magnifiques et ce fut une très belle découverte pour nombres d’entre eux. Ce drama est un petit bijoux et une magnifique leçon de vie.

M.

Mad dog – 2017 : Quelle affiche horrible ! Ne vous y fiez pas, ce drama est un très bon thriller, au scénario bien ficelé et au très bon casting. On suit une équipe d’enquêteurs de fraudes à l’assurance. En fil rouge, ils essaient de résoudre l’affaire du crash aérien dans lequel est mort la famille de leur chef (Yoo Ji Tae). Le scénario est efficace et nous tient en haleine : il y a beaucoup de suspens et de rebondissements. Les personnages sont très attachants et j’ai adoré suivre les différentes relations au sein de l’équipe. Nous avons le droit à une belle bromance mais également une romance, peu présente certes mais dans laquelle il y a une forte alchimie. Un drama efficace que je vous conseille.

N.

Nobuta wo produce – 2005 : J’ai vu récemment ce classique des dramas japonais. Je préfère prévenir que mon amour pour lui ne vient pas d’une passion pour Yamapi (que je ne connaissais absolument pas, comme tous les autres acteurs XD ) Ce drama a des défauts mais je l’ai adoré. Il a eu une résonance énorme en moi. J’ai adoré voir se construire cette amitié improbable entre les 3 héros. J’ai aimé les voir grandir et évoluer ensemble. Ce drama m’a beaucoup émue et m’a offert un de mes personnages dramatesques préférés : Kiritani Shuji (Kamenashi Kazuya). Ce n’est pas un héros lisse et « charmant » et c’est ce qui m’a plu. J’ai aimé sa complexité, son intelligence et sa manière de manipuler les autres pour être populaire, sans se rendre compte que c’est lui même qui s’est enfermé dans une image, au point qu’il ne sait plus qui il est vraiment. J’ai aimé son évolution et je l’ai trouvé très touchant. Dur de le résumer ici en quelques lignes (il me faudrait tout un article – à méditer…).

O.

One million stars falling from the sky – 2002 et The Smile has left your eyes – 2018 : J’ai du mal à dissocier ces deux dramas qui sont issus de la même histoire (l’un étant l’adaptation de l’autre). J’ai adoré les 2 mais chacun d’une façon différente. Ils ne m’ont pas apporté les mêmes choses, n’ont pas réveillé les mêmes sensations, c’est comme si c’étaient deux dramas différents. Il faut dire que les deux ont une manière très particulière de traiter l’histoire, ils n’ont pas la même atmosphère et les acteurs n’ont pas interprété de la même façon leur personnage. Kimura Takuya (Ryo) a un côté plus animal et Seo In Guk a un côté plus sombre. Tous les 2 sont inquiétants. Leur prestation est exceptionnelle et j’ai beaucoup aimé leur personnage. L’héroïne et son frère sont également interprétés différemment . Bref, deux dramas singuliers à partir d’une même histoire (avec deux fins différentes). Tous les deux sont très bons. Je pense que la version coréenne est plus accessible, déjà car plus récente mais aussi car la réalisation est plus « propre ». J’ai préféré la fin de cette version car la japonaise était « too much » à mon goût (non pas dans le fait de choisir cette fin mais dans le fait de la traiter de manière très mélodramatique). Néanmoins, je crois que j’ai quand même une légère préférence pour la version japonaise et le côté animal de Ryo. Le mieux est que vous regardiez les deux pour vous faire votre propre opinion. 😉

P.

Project S : Skate our souls – 2017 : J’ai eu un gros coup de cœur pour ce drama thaïlandais et il est pour le moment mon préféré pour ce pays. Il parle d’un sujet difficile, la dépression, et il le fait très bien. Que ce soit visuellement quand il essaie de rendre les émotions de Boo et les distorsions spatiales et temporelles dues à la maladie; ou que ce soit dans l’histoire de ce gamin qui essaie de retrouver le goût de vivre à travers le Skate. Au final, c’est surtout un beau drama sur la vie et l’amitié. Il m’a beaucoup touché. Les acteurs sont incroyables, surtout James Teeradon (Boo) qui arrivait par son corps recroquevillé et son regard à transmettre toute une série de micro-émotions. Et j’ai adoré le milieu des Skaters. Bon, je dois dire aussi que je ne suis pas très objective, car j’ai un goût très prononcé pour les films sur le Skate depuis mon adolescence. Je crois que si j’avais été plus audacieuse plus jeune, j’aurais été skateuse et que je vis par procuration cette passion à travers les films et ici ce drama. 🤗

Q. Joker

Moment at eighteen – 2019 : J’ai beaucoup aimé ce drama scolaire. Autant les scolaires chinois sont souvent emprunts de douceur et de nostalgie, autant les scolaires coréens sont souvent durs et évoquent des sujets tels que le harcèlement, la pression scolaire et celle des parents, les pots-de-vin… On retrouve tout ça dans ce drama mais aussi de la douceur à travers la rencontre des deux personnages principaux, Jun Woo et Soo Bin, et de leurs premiers émois amoureux. Il y a aussi de belles amitiés… Ce drama est à la fois doux et dur. Il est surtout très touchant. J’ai beaucoup aimé le personnage de Jun Woo qui est discret et timide, c’est un observateur, mais il se révèle au final très fort et solide. Le casting est impeccable autant chez les lycéens que chez leurs parents et professeurs. Une belle réussite !

R.

Reply 1988 – 2015 : Ceux qui me connaissent ne seront pas étonnés de le retrouver là. C’est mon drama préféré, vu déjà 3 fois (une fois par an). C’est un drama magnifique sur la vie d’un quartier à travers 5 familles et sur l’amitié, que ce soit celle des parents et celle des enfants. Il m’émeut comme peu d’autres dramas ont réussi à le faire. Mais il me fait aussi beaucoup rire. Que ce soient les parents et les enfants, tous les personnages sont atypiques et haut en couleur. Ils se retrouvent dans des situations souvent cocasses. Ils sont tous très attachants. J’aurai aimé vivre dans ce quartier, avec ces amis, et il est toujours très difficile pour moi de les quitter. La dernière scène est juste magnifique et me serre le cœur à chaque fois, car je dois les laisser partir et il reste en moi une sensation de vide. (Reply 1997 est aussi un merveilleux drama dans lequel on retrouve de sacrés personnalités et une belle amitié)

S.

School 2013 – 2012 : j’aime la série des School et je conseillerais les 3 saisons car les histoires sont totalement différentes. J’ai une légère préférence pour la version 2013 qui suit les professeurs un peu plus que les élèves. Je l’ai vu il y a longtemps déjà (et il faudrait que je le revois) mais je me souviens d’un drama très touchant qui évoque des sujets scolaires difficiles. L’histoire se passent dans l’un des pires lycées de Séoul au niveau des résultats. Débarquent alors deux nouveaux professeurs, une plus idéaliste (Jang Na Ra) et l’autre plus blasé (Choi Daniel), aux méthodes complètement différentes. Ils vont essayer de faire progresser les élèves et de sauver ceux qui « décrochent ». C’est l’un des premiers rôles principaux des tout jeunes Kim Woo Bin et Lee Song Juk, qui vont nous offrir une très belle Bromance.

T.

Tunnel – 2017 : Ce drama est mon policier préféré. Tout fonctionne à la perfection : la réalisation est belle, le scénario est intelligent et bien ficelé, le rythme est intense et sans aucun temps morts, les acteurs autant principaux que secondaires sont incroyables… Je n’ai jamais été autant prise dans un drama. J’étais à fond. J’ai couru avec les personnages, j’ai pleuré et ris avec eux, j’ai eu peur pour eux… Tunnel est un drama très intense que ce soit au niveau du rythme et des émotions. Un gros coup de cœur !

U.

U prince : crazy artist – 2017 : Ce drama court thaïlandais n’est pas sans défauts, mais j’ai adoré suivre les aventures de Mel l’intello et de Hippy le rocker. Dis comme ça, cela fait très cliché, mais tous les 2 n’ont pas les stéréotypes de leurs « clichés ». Hippy est loin du Bad-boys arrogant et Mel a un petit grain de fantaisie. Ce drama est une romance choupinette, très mignonne et sans prise de tête. J’ai aimé la complicité entre les deux. Je pense aussi que j’aime beaucoup ce drama car je me suis reconnue dans le personnage de Mel par beaucoup de côtés et que, à son âge, j’aurai adoré avoir une romance avec un membre d’un groupe de rock. 😉 (Par contre, dans la série des U Prince, je vous déconseille très fortement Handsome cowboy et je ne vous conseille pas les autres)

V. Joker

Hormones saison 1 et 2 – 2013 : Ce drama m’a rappelé les séries scolaires que je regardais adolescentes (Les années collèges, Hartley, ou plus récemment et plus déjantée la série britannique Skins) : il évoque des thèmes comme le sexe, la drogue, l’homosexualité, l’alcool, les premiers émois amoureux, les premières fois… Chaque épisode se concentre sur un ou deux personnages et racontent leur histoire. C’est assez réaliste pour qu’on se dise qu’on a déjà vécu certaines de ses situations. Ce sont des histoires crédibles d’adolescents. Il y a des histoires touchantes, d’autres moins, des personnages auxquels on s’attache, d’autres non. Ce drama est tranche de vie dans le sens où on ne suit qu’une partie de leur histoire, en sachant, comme dans la vraie vie, que l’histoire continue sans nous. (Il y a une saison 3 que je n’ai pas vue encore, avec de nouveaux personnages)

W.

When we were young – 2018 : Ce drama est une perle. J’ai beaucoup d’amour pour lui et il m’habite depuis 6 mois, comme a pu le faire Reply 1988. C’est encore un drama scolaire chinois mais il se démarque vraiment de ceux que j’ai vus jusque-là. Il a quelque chose en plus. C’est un drama sur la famille et sur l’amitié. Il est tendre et doux mais en même temps il évoque des thèmes durs. J’ai aimé les différentes relations qui se créent entre les adolescents, entre eux et leur famille (un gros coup de cœur pour Hua Biao et sa grand-mère). Ces adolescents ont des personnalités assez hautes en couleur, et ils se retrouvent souvent dans des situations cocasses. Il est très drôle mais aussi vraiment touchant. J’ai eu beaucoup de mal à quitter cette bande d’amis, tout comme Reply 1988, mais là où ce dernier nous donnait un aperçu de ce qu’ils seraient adultes, dans When we were young, nous restons frustrés. J’aurai adoré une autre saison ou un nouvel épisode qui nous les montrent 5 ans plus tard. J’en veux encore !!!

X. Joker

The Tale of NokDu – 2019 : Le seul historique de ma liste et je me doute qu’il doit y en avoir des meilleurs du point de vue « historique » justement. Mais c’est un genre que je connais peu et NokDu est le meilleur que j’ai vu jusque-là. Déjà, il est très beau visuellement. Chaque plan et décor sont travaillés avec énormément de soin et le rendu est incroyable. J’ai dû faire plus d’un millier de captures d’écran. Les acteurs principaux et secondaires sont tous impeccables (il y a un casting assez incroyable). Bravo à Jang Dong Yoon qui arrive à être très drôle en femme, sans jamais tomber dans le ridicule et le sur-jeu ! Les personnages sont tous travaillés avec soin et il y a de sacrés personnalités. J’ai eu plusieurs gros coups de cœur notamment pour le Second Lead qui est beaucoup plus complexe que ce qu’il laissait présager au départ. J’ai adoré toute la première partie qui se passe dans le village des veuves. Elle est très drôle. J’ai aimé cette communauté de femmes fortes et solidaires mais également les Gisaengs (courtisanes) qui les soutiennent. La romance est très mignonne. La 2ème partie est plus politique et plus sombre et offre aussi son lot d’émotions. Nokdu est un drama efficace et très prenant.

Y.

Your honor – 2018 : J’ai failli abandonner le drama au bout de 2-3 épisodes car je n’accrochais pas du tout au jeu (ou plutôt « sur-jeu ») de Yoon Shi Yoon, qui n’allait pas du tout dans le contexte « sérieux » du reste du drama. Mais comme j’abandonne rarement, je me suis accrochée… et j’ai bien fait. J’ai aimé ce drama, malgré les clichés et les facilités scénaristiques. Yoon Shi Yoon se calme petit à petit pour devenir plus fin, moins exubérant, et pour laisser parler des émotions « vraies » (même s’il garde toujours sa tête de sale gosse… mais il était mimi). Il devient un personnage très touchant. Et il est impeccable également dans le rôle de son jumeau rigide et posé. J’ai beaucoup aimé l’actrice Lee Yoo Young et son personnage très délicat et introverti. Leur duo a merveilleusement fonctionné avec moi. J’ai trouvé vraiment très touchant leur relation et la scène finale m’a donné des papillons dans le ventre. Les autres acteurs sont impeccables et toute la partie « intrigue » m’a intéressée.

Z. Joker

Allez, je triche : les dramas que j’aurai voulus mettre dans cet alphabet…

Weightlifting Fairy Kim Bok Joo – 2016 : une des romances les plus choupis et un drama « bonbon ».
Because it’s the first time – 2015 (8 ep.) : une belle bande de potes et une fin surprenante pour DramaLand.
Because this my first life – 2017 : une romance étonnante qui commence à l’envers, entre deux solitaires.
What did you eat yesterday ? – 2019 : un tranche de vie autour d’un couple homosexuel et de la nourriture.
He is psychometric – 2019 : un thriller intense émotionnellement.
Let’s eat 1 et 2 – 2013 et 2015 : des romances et beaucoup beaucoup de nourriture…

Et Save me, Romantic doctor teacher Kim, 3 will be free… il y en a trop !!! 😱😱😱

Bilan de l’alphabet :

Comme vous l’avez vu, mon alphabet est essentiellement composé de dramas coréens : seulement 3 dramas japonais, 2 chinois, 3 thaïlandais et 0 taïwanais. Mais je regarde depuis 1 an seulement les dramas de ces pays et il me reste beaucoup de perles à découvrir. Ce sont aussi (hormis 2) des dramas produits dans la dernière décennie.
Les genres qui reviennent souvent sont : les thrillers/policiers, les romances et les scolaires mais je crois que l’élément qui est le plus présent et auquel je suis le plus sensible (je m’en rends compte de plus en plus), c’est l’amitié que l’ont retrouve d’une manière importante dans les Reply, Age of youth, Nobuta, When we were young et Because it’s the first time mais qui est présent également dans Fight for my way, A love so beautiful, Moment at eighteen, Hormones, Mad dogs, Tunnel, Go back couple, Skate our souls.
Enfin, plus discrètement, on retrouve plusieurs dramas nostalgiques (retour dans le passé) : Reply, Go back couple, When we where young, Tunnel.

Je me demande si dans 5 ans ou même 2 ans, mon alphabet aura le même tête. Si mes coups de cœur de maintenant, resteront aussi importants pour moi dans le futur…. Prenons rendez-vous dans 2 ans ! 😀

Et vous, quels dramas mettriez-vous dans votre alphabet ?
N’hésitez pas à me partager votre alphabet en commentaire ou à le faire sur votre site. Je suis très curieuse de connaitre vos goûts.

[Tag] Manga : je lis ou je ne lis pas ? 2020

Tag Manga : je lis ou je ne lis pas ? 2020

Je participe cette année au Tag Manga de la blogueuse Angel « Je lis ou je ne lis pas ? » avec les blogueurs/blogueuses Sayu, Yukirine, Yume et Miruralpaga (twitter).
Le principe est simple : chaque participant(e) donne un extrait de manga à lire à chacun(e) des autres participant(e)s (les extraits donnés en librairie ou disponibles sur les sites de maisons d’édition). Après lecture de ses extraits, nous devons dire si nous avons envie ou non de lire le manga.
J’ai proposé les extraits Erased (à Angel), frère à louer (à Yume), BL metamorphose (à Sayu), A silent voice (à Yukirine) et Trace (à Miruralpaga). (j’aurai aimé faire découvrir le manga Blue Flag qui est un de mes coups de cœur du moment, mais il n’y avait pas d’extrait disponible légalement sur internet 😭).
Si vous voulez découvrir ce qu’elles en ont pensé, n’hésitez pas à cliquer sur leur lien :
Article d’Angel
Article de Sayu
Article de Yukirine
Article de Yume
Thread twitter de Miruralpaga

Voici les extraits qu’on m’a proposés et ce que j’en ai pensé (vous pouvez accéder aux extraits en cliquant sur la couverture) :

Extrait proposé par Angel

Résumé : Vue de l’extérieur, la famille du jeune Seiichi est des plus banales : un père salarié, une mère au foyer, une maison dans une ville de province… L’adolescent va à l’école, joue avec ses amis, est troublé quand il pose les yeux sur la jolie fille de la classe. Tout est normal… ou presque. Il ne s’en rend pas compte lui-même, mais sa mère le couve beaucoup trop.
Seiko traite encore son fils comme un bébé et, avec un mari toujours absent, son monde est d’autant plus centré autour de Seiichi. Ce dernier est incapable de résister : il se laisse lentement emprisonner dans le cocon…

JE LIS – JE NE LIS PAS

Mon avis : J’étais très contente quand Angel m’a proposé cet extrait. C’est un manga que j’ai énormément envie de lire, la couverture m’attire et j’ai lu tout le bien qu’en pense Angel dans son bilan 2019 (ici). En plus, j’ai beaucoup entendu parler du mangaka Oshimi. La lecture de l’extrait m’a convaincue de lire cette œuvre. Déjà, les illustrations sont très belles mais aussi à cause l’atmosphère. Par petites touches, par des petits détails, l’auteur installe un certain malaise. On se dit que quelque chose cloche mais on ne sait pas trop quoi. Je suis intriguée. Et j’ai très envie de découvrir où cet auteur va nous emmener.

Extrait proposé par Yume
Résumé : Coco a toujours été passionnée par la magie. Hélas, les seules personnes habilitées à la pratiquer sont les sorciers. C’est un don qu’ils obtiennent à la naissance et qu’ils protègent jalousement.
Un jour, un sorcier du nom de Kieffrey arrive dans le village de Coco et c’est en le voyant à l’œuvre qu’elle comprend la véritable nature de la magie : elle se dessine ! À partir de cet instant, Coco va découvrir un monde merveilleux dont elle ne soupçonnait pas l’existence…

JE LIS – JE NE LIS PAS

Mon avis : Je n’ai jamais été tentée par ce manga. La couverture est très jolie mais assez enfantine. Étant une « Ajumma » 😉 , ce n’est pas ce genre de mangas qui attire mon attention en librairie. En ouvrant les premières pages, j’ai été scotchée par la beauté des illustrations. Et j’ai craqué pour la bouille de Coco. J’ai été rapidement prise par l’histoire et c’est l’extrait que j’ai le plus vite dévoré. J’étais à fond dedans et à la fin, j’étais frustrée de m’arrêter là. Encore un manga qui va rejoindre ma liste « à lire ».

Extrait proposé par Sayu
Résumé : À première vue, Eiji, discret et maladroit, ne se démarque pas de la foule des étudiants de sa fac… Pourtant, il tente depuis longtemps de faire oublier au monde que son défunt père n’était autre que le tueur en série LL, célèbre pour les horribles tortures infligées aux jeunes femmes qu’il a assassinées.
Après des années passées à fuir la presse, Eiji a enfin réussi à trouver sa place. Mieux, une des plus belles filles du campus lui avoue être tombée amoureuse de lui lorsqu’il l’a sauvée des griffes d’une brute épaisse. Un vrai conte de fées… dont le jeune homme n’a aucun souvenir ! Les trois derniers jours sont un trou noir dans sa mémoire… Et, pendant son amnésie, un cadavre de femme mutilé a été retrouvé dans le quartier. Pour la police, ça ne fait aucun doute : c’est du LL tout craché

JE LIS – JE NE LIS PAS

Mon avis : J’avais repéré ce manga en librairie: la couverture m’intriguait et le résumé aussi. Les thrillers sont un genre que je lis souvent. Tout à fait le genre de manga que j’aurais pu acheter sur un coup de tête. J’ai bien aimé la lecture de cet extrait. On entre directement dans le sujet, le cadre est rapidement posé et avec lui, plusieurs mystères : le héros discret qui se réveille un matin et ne sait pas ce qu’il a fait les 3 derniers jours, une jeune fille de son université qui ne parle habituellement à personne qui vient lui tenir des propos incompréhensibles et surtout la découverte d’un cadavre atrocement mutilé. Ce serait dur de s’arrêter là et de ne pas connaître les raisons à tout ça.

Extrait proposé par Yukirine
Résumé : Haru, 17 ans, retourne chez sa mère au Canada pour y passer tout l’été. Il découvre alors que cette dernière a adopté un petit garçon de 8 ans, Ren. Haru est alors chargé « d’apprivoiser » cet enfant sauvage qui passe son temps à vivre dans la forêt avec les chiens loups de sa mère. Retrouvé inconscient au bord de la route lorsqu’il avait six ans, Ren, qui n’a que son nom comme souvenir en plus des cicatrices de maltraitance sur son corps, n’a jamais pu faire confiance et encore moins comprendre les humains. Il va cependant réussir à trouver en Haru, une personne gentille qui réussira à percer la carapace du jeune loup solitaire qu’il est. Mais Haru doit retourner au Japon. Ils se font la promesse que Ren le retrouvera au Japon pour vivre avec lui. Malheureusement pour Haru, le destin tragique qui l’attend à son retour au Japon le fera tout perdre et tout oublier. Cinq ans plus tard, Ren tient sa promesse et retrouve Haru, qui ignore jusqu’à son existence…

JE LIS – JE NE LIS PAS

Mon avis : Le Boy’s love est un genre que je lis de temps en temps et j’étais contente que Yukirine me propose cet extrait. La couverture me donne moyennement envie (un des garçons me parait très jeune) et le titre n’est pas très engageant. Il est très dur de dire si l’extrait que j’ai lu m’a donné envie de lire ce manga, car il ne fait que 17 pages. Un peu court pour vraiment rentrer dans l’histoire. Le peu que j’ai lu et le résumé attisent quand même ma curiosité. J’ai envie de connaître l’histoire de Ren, cet enfant sauvage. Je suis curieuse de voir comment Haru va l’apprivoiser. Et surtout de les découvrir quand ils sont plus vieux (par contre, j’espère juste que Ren sera beaucoup plus vieux quand ils commenceront leur relation.) Bref, je suis moyennement attirée par la lecture de ce manga, mais j’ai quand même envie d’en savoir plus.

Extrait proposé par Miruralpaga
En rentrant chez lui après une soirée arrosée, Keita, jeune programmeur, s’arrête pour avaler un bol de ramen. Il est contraint de céder son repas a une jeune fille affamée. il ignore qu’il s’agit d’une mototsumitama – une gardienne de l’équilibre de ce monde. Pris entre deux feux quand surgit un mystérieux agresseur, il perd un bras dans l’affrontement. Pourtant, en se réveillant le lendemain matin, il trouve son corps intact… mais a qui est réellement ce bras ?

JE LIS – JE NE LIS PAS

Mon avis : C’est l’extrait qui me tentait le moins au premier abord (illustration de la couverture et résumé). Ce n’est pas le genre de mangas que je lis en général et la lecture de cet extrait a confirmé mon premier ressenti. Les bases sont pourtant bien mises en place et on ressort de cet extrait avec des questionnements : qui est la jeune fille et son mystérieux agresseur ? pourquoi vouloir la tuer ? Je pense qu’il peut être intéressant et intrigant mais ce n’est pas le genre de mangas que j’ai envie de lire en ce moment. En tout cas, pas juste à partir de cet extrait.

Bilan

Déjà, je remercie les autres participant(e)s. Je suis très contente de cette « expérience ». On m’a proposé des mangas de styles et de thèmes complètement différents. Je suis très curieuse de nature et j’aime découvrir de nouvelles choses, et surtout dans des genres que je lis peu. Ça m’a permis de confirmer mon envie de lire certains mangas (Les liens du sang et The Killer inside). J’ai découvert deux mangas (L’atelier des sorciers et Super lovers). Et pour Kurokami, il s’en est fallu de peu pour que j’ai envie de le lire. Si quelqu’un me le conseille fortement, ou si on me le prête, je pourrais me plonger dedans.
J’ai hâte de lire le retour des autres participant(e)s sur les extraits que je leur ai proposés : 3 parce que je les aime beaucoup (Erased, Bl metamorphose et A silent voice), un parce que j’ai beaucoup apprécié les 2 premiers tomes (Trace) et le dernier parce que j’ai lu le 1er tome et que je ne savais pas vraiment quoi en penser, je voulais avoir un autre avis dessus (Frère à louer).

N’hésitez pas à me dire en commentaire si vous lisez certains de ces mangas ou si, au contraire, vous n’avez pas aimé l’un d’eux… Et à me donner des conseils pour des futures lectures.

[Bilan] films 2019

Bilan films 2019

Après mon Bilan dramas (les tops ici et les flops ici), voici le bilan des films que j’ai vus l’année dernière.
J’ai vu 51 films : 12 coréens, 30 japonais, 4 chinois, 3 taïwanais et 2 thaïlandais. Et je n’ai apprécié qu’un tiers environ de ces films !! J’ai vu beaucoup de mauvais films. J’ai eu une grande période durant laquelle je ne recherchais pas la qualité mais j’avais besoin de répondre à mon envie du moment : regarder des adaptations de mangas romantiques que j’avais lus ou que j’avais eu envie de lire des années plus tôt (17 films adaptés de mangas), et dans la foulée, j’ai eu ma période « Yankees ». J’ai regardé 6 films et 2 dramas avec des « délinquants » japonais
Je ne commenterai pas la plupart des films, je voulais faire quelque chose de rapide et je ferai des articles pour certains d’entre eux (demandez moi si vous voulez un avis sur l’un des films de ma liste dont je ne parle pas).

Les adaptations mangas que j’ai préférées :

Principal : koi suru watashi wa Heroine desu ka ? 2018 – My little Monster 2018 –
Waiting for spring 2018 – Seven da
ys 2015

Alors que le sujet me paraissait un peu tiré par les cheveux au départ, j’ai beaucoup aimé Seven days (qui est divisé en 2 films; le manga est en 2 tomes). Il n’est pas parfait mais il a une atmosphère très contemplative et douce, un rythme lent que j’ai apprécié, et les sentiments sont révélés de manière très subtile et juste. Le travail sur le son et les silences m’a particulièrement marqué. En conclusion, c’est un film sensible, délicat et touchant.
Les autres films sont sympathiques et mignons. Ça n’a pas été des coup de cœurs mais ce sont les meilleures adaptations de mangas romantiques que j’ai vues en 2019 et je les ai regardées avec plaisir. Je n’ai pas lu les mangas, donc bien sûr, je risquais moins d’être déçue.

Mes films de Yankees ou délinquants préférés

J’ai enchaîné les films romantiques et les films de Yankees (délinquants japonais). Trop de mignonnerie ont eu raison de moi, il me fallait de la testostérone, des bagarres et des mecs sombres (bon en vrai j’ai un faible pour les Bad boys et le look des Yankees XD)
Sous la direction de Takashi Miike, les Crows Zero allaient être bruts et déjantés. C’était exactement ce qu’il me fallait. Il ne faut pas prendre ces films au sérieux et le scénario pourrait se résumer en deux lignes, mais la réalisation est nerveuse, il y a de beaux plans notamment les scènes de bastons dans des lycées qu’on croirait sortis de films post-apocalyptiques, et les acteurs sont charismatiques (Oguri Shun ❤ ).
Hard romanticker est atypique et fortement dérangeant. J’aurai du mal à le conseiller, la réalisation n’est pas très bonne et il est particulièrement violent, mais il m’a plu. Il ne se passe pas grand chose, on suit quelques jours dans la vie de Gu (magnifiquement joué par un Matsuda Shota charismatique). C’est un tranche de vie dans le milieu des gangsters. D’ailleurs la réalisation est assez proche d’un documentaire, très réaliste. Ça me rappelle des films tels que C’est arrivé près de chez vous ou Orange mécanique (même s’il n’en a pas la qualité) C’est cru, sale, violent, brutal. Le personnage principale est un anti-héros solitaire. À aucun moment il n’est sympathique. Autour de lui gravite des « tronches », des marginaux. Ce sont ces côtés « tranche de vie » et atypique qui m’ont plu.
En parallèle de ces films, j’ai regardé les 2 premières saisons de Gokusen.

Crows Zero – Oguri Shun – 2007

Films que j’ai aimés mais qui n’ont pas été des coups de cœur

Illang the wolf brigade 2018 – Crazy little thing called love 2010 – Commitment 2013
Call boy 2018 – Pandora 2016 – Antique Bakery 2008

Mon flop 5

Wolf Girl and black Prince 2016 – We love 2018 – My brother loves me too much 2017
Spellbound 2011 – Life risking romance 2016

Mon Top 5

Our times 2015 – Dear Ex 2018 – Our little sister 2015 – Dernier train pour Busan 2016
Little Forest 2018

Mon film 2019 préféré ❤

Avez-vous vu ces films ? Qu’avez-vous vu en 2019 ? Que me conseillez-vous (notamment en adaptations de mangas ou en films de Yankees – on ne sait jamais si une nouvelle crise me reprend ^^ ) ? N’hésitez pas à venir en parler en commentaire… Et si vous voulez un article pour l’un de ces films, dites le moi.

Cette année, je vais revenir à mon premier amour : le cinéma asiatique des années 90 et 2000. Déjà car j’ai envie de revoir certains films et aussi pour vous faire partager mes coups de cœurs de ces années-là qui étaient très riches cinématographiquement. À suivre…